Upon The Altar – Profanation’s Vapor

Upon The Altar – Profanation’s Vapor

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7/10

On le sait depuis longtemps, la scène extrême Polonaise n’a jamais fait dans la dentelle !
Et ce n’est pas avec Upon The Altar que ça va changer.
Ces trois brutes semblent avoir décidé de nous apporter par l’exemple la definition même du chaos et de l’outrance musicale !
Formés en 2019, ils sont déjà forts de deux albums, “Absid ab Ordine Luminis” (2021) et “Descendants of evil” (2024), d’un split avec DeathEpoch (2022) et d’une sorte de compilation “Anthems from the past eons” de cinq titres sur laquelle ils ont fait trois reprises homonymes à “Tormentor” (Destruction, Kreator et Tormentor).

Avec ce nouvel EP, “Profanation’s vapor”, Upon The Altar perpétue sa bonne habitude de nous vomir en pleine face son black / death metal hautement bruitiste, aux confins d’un war metal des plus brutal.

Et c’est que ça part de partout : instruments accordés très bas, vociferations diverses et chant ultra grave au growl des plus profonds, ambiances glauques au possible, changements de rythmes allant de l’intense au mid tempo des plus oppressants (mention spéciale à “Reign awaits”), production crasse…
Bref, tout y est pour passer un moment des plus malsains au milieu d’un gloubiboulga de ténèbres et d’horreur pouvant fairte croire que le trio a décidé de composer la musique de nos pires cauchemars.
Certains vont crier au génie, d’autres vont s’enfuir en courant…

En clair, ça ne laisse pas indifferent !
Pour oreilles averties malgré tout…

Tracklist :

  1. Intro (0:42)
  2. Profanation's Vapor (3:12)
  3. Dominatio In Excelsis (3:04)
  4. Reign Awaits (4:34)
  5. Havoc Wreaked (4:41)
  6. Tenebrous Harbinger (7:05)

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Putrid – All that we Hate

Putrid – All that we Hate

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

La vache !!!
En 2020, j’avais déjà été bien initié par l’outrance musicale que peut proposer les Péruviens de Putrid mais là, ils ont encore franchi un pallier en matière de brutalité et de musique extrême !
Même si on tient là le “seulement” troisième full length, cinq après la dévastation proposée par “Antichirst above”, depuis leur formation en 2008, on ne peut pas dire que les trois gaillards ont chômé !
Ils nous ont sorti trois splits, avec Grave Desecration (“Satanic union from the South”, 2020), puis Hexorcist (“Profane coronation”, 2022) et enfin Morbosidad (“Jesus’ Vagina”, 2024), puis un EP de reprises en novembre 2025, tout ça histoire de les maintenir en forme.
Au total, ça leur fait une carrière à huit splits, trois albums, deux EP, deux demos et deux compilations, de quoi commencer à faire pas mal de dépenses aux fans.
Du moins pour ceux qui survivent aux déflagrations sonores assénées par le trio.
D’ailleurs, trio qui ne cesse d’évoluer car, désormais, seul Miguel Ángel “Evil Avatar” Beraun (Grave Desecration, Hate Supremacy, Piara Posesa, Scars, Ancient Serpent Cvlt, ex-Diabolous666, ex-Flagelum Dei, ex-Repulsive God of Moab, ex-Tunjum, ex-Ayni) est le dernier membre originel, le batteur Leopoldo “An Hell” Campos Lagos (Demoniac Slaughter, Estigma, Narkan, Necrofagore, Noctum, ex-Signs of the Evil, ex-Two Face Sinner) revenant après neuf ans d’absence et le bassiste Jonathan Arevalo (Hate Supremacy, Scars) ayant été recruté en 2023.

En même temps, faut le tenir, le rythme propose par le trio !

Aujourd’hui, c’est à nouveau onze missiles hypersoniques que Putrid nous propose !
Et ça déglingue tout sur son passage : dès la première seconde d’“A headbanger queer”, le ton est donné. Ou plutôt le tempo !
C’est que les Aura Noir, Marduk, Impaled Nazarene ou autre joyeuseté du même tonneau de sang vont passer pour de vulgaires enfants de chœur à côté de ces trois fous furieux.

Ca sature de partout, ça vocifère sa colère à s’en coller les cordes vocales sur le micro, le batteur va finir chaque set avec des tendinites aux coudes, et les deux gratouilleurs vont finir par s’user les doigts sur les cordes.
Bref, quand on sait en plus de ça que ça vous glisse des textes tout ce qu’il y a de plus occultes, ils auraient voulu nous composer la bande son de nos pires cauchemars qu’ils ne s’y seraient pas pris autrement.

Le précédent album était décrit par votre serviteur comme 34 minutes de pure furie, celui là est à peine plus court (une minute de moins avec un titre en plus) et se permettent même le luxe de massacrer le “Tourette” de Nirvana (issu de l’album “In Utero”) et le “Morir día a día” des keupons Péruviens de G-3.

Et comme iols ont définitivement décidé de ne laisser aucun survivant après leur nouvel album, ils nous mettent même pas de temps morts entre les titres.
Bref, pour ceux qui le peuvent encore après une apnée aussi intense de 33 minutes, vous pouvez respirer !

En clair : poutrerie !

Tracklist :

  1. A Headbanger Queer (3:37)
  2. Me ne frego (2:11)
  3. Hatred (3:09)
  4. Black Metal War Against Antifa Scum (2:34)
  5. Vileness (3:10)
  6. Embrace the Hole of Truth (3:43)
  7. Empire Palingenesis (4:03)
  8. Rape Lamb of God (2:34)
  9. My Principles (4:59)
  10. Morir día a día (reprise G-3) (2:21)
  11. Tourette's (reprise Nirvana) (1:10)

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Chronique “Antichrist above

Zmarłym – Wielkie Zanikanie

Zmarłym – Wielkie Zanikanie

Note du SoilChroniqueur (III) : 6/10

 

Nous voilà repartis dans les tréfonds du black Metal Scandinave et particulièrement en Pologne, là où la froideur abyssale de cette musique est habituellement très significative…
En effet, j’y ai personnellement un groupe de référence qui fait que j’en suis très exigeant.
Ce dernier étant le « Culte des Ghoules » qui reste pour moi la référence indétrônable contrairement à des groupes très populaires qui sont pour moi aujourd’hui risibles, vous l’aurez certainement compris, je parle des très populaires Polonais Behemoth qui, depuis l’album « DemiGod« , se sont éteints…
Après cette petite parenthèse très personnelle, revenons au groupe et surtout à l’album que je vais vous présenter à présent.
Zmarłym, avec « Wielkie Zanikanie », après de multiples écoutes et de façon très objectives, j’admets que le groupe est en place, qu’il sait jouer, qu’il sait ce qu’il fait, qu’il gère chaque instruments, le mixage, le mastering et qu’il a une capacité à alterner entre les passages mid tempo et speed, ce qui apporte une intention complexe et variée.

Le seul point qui pour moi reste un mystère sont leurs intro et outro.
Je n’arrive pas à comprendre comment de si bons musiciens en pratique bâclent littéralement des passages introductifs ou de fins de morceaux de cette façon.
Un electro très mal ficelé qui casse littéralement le départ ou la conclusion des morceaux.

C’est comme si Usain Bolt malgré ses capacités avait décidé de courir en tong.
Dans l’ensemble c’est un Black metal assez traditionnel avec des parties chantées qui font très clairement penser à nos confrères Français de Gojira qui auraient pris des vacances au pays de la Vodka.
Cet album reste original, très accessible au public désireux d’un black metal classique, mais qui, malgré leur niveau technique, les musiciens ont certainement négligés « l’essence » même de ce sous genre microcosmique qu’est le black Metal, la destruction des masses, la désillusion sociale, le chaos tant spirituel qu’humain.

Pour conclure, un album qui ne m’a personnellement pas marqué mais qui plaira très certainement aux oreilles moins élitistes.
Je leur souhaite malgré tout une belle carrière et de beaux projets qui auront été plus creusés et approfondis.

 

Tracklist :

Miejsca (5:45)
Sny o lataniu (3:38)
Idziemy w mgle (3:50)
Ludzie schronu (2034) (3:56)
Bunt maszyn (4:56)
A Good Day (5:00)
Plamy I (3:37)
Plamy II (8:47)
Wielkie Zanikanie (6:36)

 
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Corrupter – Gloria in Profundis

Corrupter – Gloria in Profundis

Note du SoilChroniqueur (Olivier No Limit) : 8/10

Salut, fans de musique extrême ! Parfois, quelque chose de particulier accroche l’oreille, un « je ne sais quoi » de différent, de pas comme les autres qui te fait dire « punaise, c’est génial ! ». C’est ce qui m’est arrivé en découvrant le deuxième album du groupe français Corrupter qui a pour nom « Gloria In Profundis ».

Alors déjà, ils ne sont que deux aux manettes, ce qui en général donne une musique assez « intimiste ». À ma gauche : M. Lobier au chant, à la guitare et à la batterie ; à ma droite : J. Blandino à la basse et à la guitare. Ils sont accompagnés sur cet album par Meyhnach pour les vocaux additionnels. Au milieu, un death typé années 90’s, mais pas n’importe lequel. En découvrant le premier titre « Eucharist », on se retrouve plongé dans un metal mort comme enregistré au fond d’une tombe, avec des riffs écrasants, sombres, noirs, plombés ; à croire que ces énergumènes se sont enterrés dans les entrailles de la Terre pour faire leur mix car, oui, c’est ce dernier qui ajoute un plus à leur musique. On n’est pas loin de celui que l’on trouve dans le doom/death : un son… sourd ! Leur marque de fabrique (“Gloria in Profundis”).

Et c’est comme cela tout au long de cette galette. On se prend sur les reins, des riffs heavy habillés de funèbre, se payant quand même le luxe d’avoir un certain groove (“Permanent Storage Down Below”). Et pour rajouter au malaise étouffant qui écrase de leur musique, le growl est susurré, lointain, caverneux. Cela dit, ne pensez pas qu’on est dans un metal mort qui n’est que « doomesque ». Grossière erreur car les blast beats ne sont pas en reste, bien au contraire. Entre riffs changeants qui s’enfilent les uns après les autres, petite musicalité légèrement black metal sur des titres comme « Chasm of Atonement », cette musique sans solos, mais porteuse d’un riffing hypnotique (Gloria in Profundis) prend bien aux tripes, comme annonciatrice d’une horreur à venir.

En un mot comme en deux, des compos telles que « Awakened from Beyond » t’enfoncent via l’inéluctable fin de toute chose. Pas ultra technique, par contre habillé d’une âme pleine de noirceur. Beaucoup aimé !

Tracklist :

  1. Eucharist (4:54)
  2. Beating Heart Cadaver (3:18)
  3. Permanent Storage Down Below (3:40)
  4. Heading for Afterlife (3:06)
  5. Chasm of Atonement (3:26)
  6. Gloria in Profundis (4:34)
  7. In the Maze of Malebolge (4:26)
  8. Awakened from Beyond (5:22)

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Varnheim – Void

Varnheim – Void

Note du SoilChroniqueur (III) : 8/10

Amateurs, amatrices du noble art, ici même je vous affirme que George Foreman n’était pas présent lors de mes multiples écoutes attentives. En effet, je ne me suis pas pris de chaos technique. J’accorde néanmoins une certaine martialité à cette œuvre, pleine d’originalité technique qui parfois m’a amené à me replonger dans une nostalgie issue directement de ladite « troisième vague » du Black Metal international. Une intéressante découverte pleine d’influences diverses, passant des rythmiques « Speed blast » au Middle et par moment des rythmiques très punk.

J’ai été, dès le lancement de l’album, agréablement surpris par la voix du chanteur qui s’approche de très près de ces bons vieux ogres de « Hate Forest« , une voix caverneuse, brutale et profonde. En me plongeant dans l’atmosphère générale, j’ai pu non pas ressentir la froideur abyssale et sibérienne de certaines sorties qui misent tout sur une froideur volontaire, mais au contraire, une chaleur infernale, une cavalcade, une chevauchée digne des Valkyries en quête de gloire et de sang sur un champ de bataille. Effectivement, l’apport d’influences aux antipodes peuvent déstabiliser certain(e)s car malgré ce que l’on peut dire ou penser, nous sommes loin des flammes noires, du chaos, de la « crasse » et de la désolation d’un Black Metal beaucoup plus traditionnel. Varnheim nous sert là un Black Metal original, moderne, mais qui préserve tout de même certains codes dudit « True Black Metal« , de par certaines dissonances lors des transitions, des boucles qui frôlent parfois l’appel à la transcendance.

Petite réflexion personnelle, au cinquième titre j’ai même décroché un discret sourire lorsque pendant une séance Ouija j’ai eu comme réponse un « OUI » de la part de deux monstres du cinéma et de la composition « Sergio et Ennio» (Leone et Morricone) en constatant une introduction accompagnée de trompettes qui après quelques souffles transitionnent vers un black Metal très brutal et sans concessions. Une fin d’album épique qui ne nous laisse ni frustrés ni déçus.

J’accorde une bonne note à ce projet car il est prometteur, il se risque à apporter des influences insoupçonnées. Les Varnheim prennent des risques et surtout ils prouvent très clairement que chaque antagoniste connaît très bien ses instruments, et c’est plaisant à entendre. Un album qui plaira certainement aux personnes ouvertes au métissage des genres mais qui respecte les codes du bon Black Metal.

A suivre.

Tracklist :

  1. Vengeance (9:46)
  2. Onwards (9:09)
  3. Inwards (10:00)
  4. Downwards (13:14)

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