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The Howling Void – The triumph of ruin

Le 19 avril 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Ryan Wilson – Tout

Style:

Funeral doom

Date de sortie:

29 janvier 2016

Label:

Avantgarde Music

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9/10

Alors là, on tient quelque chose !
Le Texan Ryan Wilson, penseur de son one-man band The Howling Void, mais aussi gratteux / bassiste du groupe de black metal Hordes Of The Morning Star, multi instrumentiste chez les grindcoreux de Intestinal Disgorge, membre unique de son autre projet black / death Pneuma Hagion, sans parler de ses deux autres groupes Normpeterson (sludge / drone) et Abosranie Bogom (goregrind) parmi encore d’autres, nous envoie son cinquième album de funeral doom sous cette entité depuis 2007, année de sa création.
Après « Megaliths of the abyss » (2009), « Shadows over the cosmos » (2010), « The womb beyond the World » (2012), l’EP « Runa » (2013) et « Nightfall » (2013 aussi), voici « The triumph of ruin » avec six longs titres pour 38 minutes d’un voyage initiatique d’une grande beauté.

Il décrit lui-même sa musique comme autant de « méditations sur les mystères glaciaires, sous la forme de vastes paysages sonores funèbres » et force est de constater à l’écoute de ces six pièces magnifiques que la description s’avère très proche de la réalité.
Considérer The Howling Void comme un projet de funeral doom est quelque peu réducteur. Déjà de par le chant : aucun growl n’est à signaler, le timbre de Ryan est clair, impalpable, bien en retrait et tout juste posé sur une musique atmosphérique, éthérée et d’une zénitude absolue.
On est loin des incantations gutturales grognées sur des riffs d’une lourdeur abyssale avec une rythmique pachydermique à raison d’un battement toutes les dix secondes.
Non, ici, tout n’est que prétexte à la méditation, les yeux fermés, sur des sonorités d’une beauté quasi absolue et à la mélancolie bien réelle.
Ici, point d’agressivité, de brutalité ou d’outrance musicale : les guitares ne servent qu’à illustrer le propos que cherche à nous expliquer l’auteur. Elles restent dans un registre mélancolique, et le chant, à peine palpable, fait plus office d’instrument supplémentaire qu’autre chose.
Voix plaintive s’il en est, elle renforce la sensation onirique de l’ensemble.

Chaque titre chanté est d’une réelle beauté… Et encore, à la place de « chanté », on pourrait plutôt parler de « murmuré » ou de « soupiré » : tout l’album transpire d’une zénitude bienvenue et même le plus dur des adorateurs de metal extrême pourrait facilement se retrouver transporté par le charme de ce voyage initiatique en plein milieu de paysages montagneux glacés.
Un titre comme l’instrumental « The nine Worlds wept », longue mélopée au piano et violon, avant que quelques riffs de guitares à la Summoning viennent donner encore plus de profondeur à l’ensemble, le tout répété à envie, n’est que pure beauté et nous transporte dans des ambiances tamisées : on se contente de se taire, de fermer les yeux, et d’écouter.

Avec « The triumph of ruin », Ryan Wilson nous offre un album intime, bourré d’émotions, et surtout apportant une expérience apaisante au possible et paradoxalement bourré d’énergies positives malgré son côté mélancolique.

Une œuvre magnifique !

Tracklist :
1. Lords of Barren Fields (5:07)
2. The Looming Darkness (7:15)
3. The Nine Worlds Wept (Instrumental) (6:38)
4. Fenrir (5:54)
5. Where Once a River Flowed (8:05)
6. Silence after the Storm (5:13)

BandCamp : http://thehowlingvoid.bandcamp.com/
Myspace : http://myspace.com/thehowlingvoid
Facebook : http://www.facebook.com/pages/The-Howli … 2424584110

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