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Ordinul Negru – Sorcery of Darkness

Le 2 octobre 2015 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Fulmineos - Guitares, Basse / Andrei Jumuga - Batterie / S – Chant / Urmuz – Guitares.

Style:

Black Metal (dépressif)

Date de sortie:

1er septembre 2015

Label:

Loud rage Music

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 8/10

L’air de rien, ce groupe qui m’était jusqu’alors totalement inconnu en est déjà à son septième album et si on leur rajoute la bagatelle de sept splits albums, un EP et une démo, on peut dire que le désormais trio Roumain n’a pas chômé depuis sa formation en 2004.
« Désormais » parce qu’Ordinul Nugru (Ordre Noir en roumain) a longtemps été le projet en one-man-band du multi instrumentistes et bourreau du travail Fulmineos qui croule sous le nombre de groupe ou projets dont il fait parti : Argus Megere, Cursed Cemetery, Ekasia, Fogland, Karpates Omos, Kultika,u Nocturnal Invocation, ex-Argus ou ex-Negura Bunget, avec lesquels il a bien dû sortir plus d’une vingtaine d’albums ou de splits.
Premier album avec un véritable line-up, il a donc su s’entourer du batteur aguerri Andrei Jumuga (Spiritual Ravishment, Syn Ze Șase Tri, Stellar Soul, WarChant, ex-Makrothumia), du guitariste Urmuz (Mirthless, Nocturn, Vokodlok, Syn Ze Sase Tri) et de l’énigmatique S au chant pour sortir ce petit bijou de black metal tantôt intense, doom ou atmosphérique, mais d’une réelle beauté intrinsèque.

Trois titres extrêmement longs oscillant entre huit et vingt minutes, tout en beauté glaciale et d’une laideur qui confine à l’excellence, sont au programme de cet album et force est de constater qu’on est loin de s’ennuyer ! Le visuel, réalisé par Alexandru Das, se veut énigmatique et laisse entrevoir ce à quoi on va avoir droit à l’écoute de ce tryptique.
Furieusement old school, l’atmosphère générale de l’album nous renvoie aux années 90, l’album enregistré, mixé et masterisé parAttila Lukinic, fera le bonheur de tout fan de Wolves In The Throne Room, Altar of Plagues, Arckanum ou Shining.

« Sorcery of darkness », le titre, débute sur un rythme d’une lenteur et d’une lourdeur doomesque, proche du funeral, avant de partir au bout de trois minutes dans un black metal intense, magnifié par le chant rauque et torturé du dénommé S.
Les longues complaintes, que ce soit lors de tempo lents ou rapides, se caractérisent par une répétition souvent à l’envie des plages musicales ou de lignes vocales monocordes mais suffisamment écorchées pour réussir à faire naître chez l’auditeur une sensation de malaise jouissive au fur et à mesure que les minutes s’égrènent.

Clairement, on évolue dans un black metal dépressif, au spleen aussi profond que la musique qui nous est proposée : « From the ashes of the mist » s’enchaîne au titre précédent avec des riffs rapides, violents, pour un rendu intense.
Le chant, invariablement, garde cette complainte déjà entamée lors du premier morceau éponyme pour s’engouffrer dans ce magma sonore sous forme de mur de bruit opéré par les guitares seulement entrecoupé de break plus ‘mélodiques’ renforçant un côté mélancolique déjà bien présent dans l’ambiance générale.
Le passage sur lequel le chanteur se met à poser une ligne vocale parlée avant un cri déchirant se veut d’une beauté absolue et donne encore plus de relief à un titre profond.

Toujours enchaîné au titre précédent, « In ceas de Noapte » (« Le veilleur de nuit »), débute très calmement, de façon acoustique avant de virer au pur black metal, intense, toujours aussi déchirant, pendant de longues minutes.
Répétitions des riffs et lancinances hypnotiques sont au programme jusqu’à un long break atmosphérique avant un retour du thème principal… pour revenir alterner avec un passage calme et repartir de plus belle.
Seule ombre au tableau, on a la sensation que cette fresque d’une vingtaine de minutes finit un peu en queue de poisson : le morceau est tellement profond, tellement prenant qu’on se serait bien laissé prendre au jeu une bonne dizaine de minutes supplémentaires.

Malgré tout, « Sorcery of darkness » se veut être une œuvre d’une profondeur incroyable confinant à la beauté absolue.

Hautement recommandé.

Tracklist :

1. Sorcery of Darkness (10:07)
2. From the Ashes of the Mist (8:02)
3. In ceas de Noapte (20:52)

 

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