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My Only Scenery – We Are

Le 4 mai 2013 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


  • Yoan Antignac : chant, guitare
  • Vince Gerster : basse
  • Brice Jacquin : batterie
  • Vince Gothuey : guitares

Style:

Post-Hardcore mais pas que

Date de sortie:

avril 2013

Label:

M&O Music

Note du SoilChroniqueur (Lusaimoi) : 7,5/10

 

Quoi qu’en pensent les détracteurs du style, le Post-Hardcore est encore vivant et se porte même très bien. Les nombreuses sorties récentes nous le confirment, avec presque toujours cette qualité, que la quantité ne ternit pas. En tant qu’amateur du genre, découvrir un nouvel album ou un nouveau groupe est toujours réjouissant. Et ça tombe bien, parce que c’est justement un nouveau groupe portant cette bannière, que je chronique ici.

Enfin, nouveau groupe, pas vraiment, car si « We Are » est leur premier album, My Only Scenery existe depuis 2008. Soit cinq ans d’existence, parsemée de deux EP : « Begin to Walk » en 2008 et « Until We Breathe » deux ans plus tard, et de pas mal de concerts.
Comme son nom tend à l’évoquer et comme la pochette le souligne avec son patchwork de photos, c’est cette forme que le groupe préfère, et c’est donc de manière live qu’il a voulu enregistrer « We Are » : les quatre musiciens, tous dans une même pièce, enregistrant en même temps.
Aucun doute : niveau sincérité et émotion, ça promet.

Et pourtant, c’est avec un certain étonnement, que ceux qui se sont jetés sur ce CD en ayant seulement vu son étiquette, entameront l’écoute. Parce qu’on est très éloigné des ambiances lourdes et pesantes, alternées aux plans aériens, des rythmiques ultra-appuyées et de tout ce qui caractérise le style dont je parlais dans mon intro. En tout cas, pour les trois premiers morceaux.
C’est quelque chose de très énergique, sautillant, qui nous est proposé ici, avec une voix principalement claire, manquant encore un peu de maturité, mais qui promet de belles choses, en étant capable de passer d’un hurlement à un chant presque rappé, puis de monter dans les aigus, tout ça en quelques secondes seulement.
Une description qui fait vraiment penser à du Rock/Metal. Et c’est normal, puisque c’est de ce côté qu’il faut chercher les influences du début de ce « We Are ».
On a bien quelques instants qui nous rappellent les ambiances qu’on attendait, comme le break à la batterie furieuse, qui vient nous titiller à mi-chemin de « The Second Breath », un petit passage assez surprenant sur le début de « Pagan’s Horizon », où la guitare rappelle une seconde l’intro d’« Acid, Mist, Tomorrow » d’Hypno5e, ou encore l’arrière plan de guitares sur la fin de « We Are the Walkers » (morceau plus lourd avec un chant hurlé plus présent).
Ça reste un peu atmosphérique, jouant sur les alternances entre plans planants et plus électriques, c’est loin d’être mauvais, mais c’est quelque chose de bien éloigné de Cult of Luna et leurs collègues quand même. « Pagan’s Horizon » se montre même bien plus Rock que Metal.

Mais avant de crier haut et fort au mensonge, prenez conscience qu’on n’est, là, qu’au premier tiers de l’album. Alors attendez, car plus le CD avance, plus les titres se déroulent, plus les ambiances Postcore viennent s’immiscer, ici et là, jusqu’à devenir de plus en plus présentes.
Et ce n’est pas « Glass Girl Skeleton » qui me contredira, cette fois. Commençant dans le style des précédents titres, il se voit scindé en deux par un break expérimental à la deuxième minute, prenant de plus en plus d’ampleur jusqu’à une fin des plus épiques qui donne sur un « The Perfect Crime » instrumental, plus reposant après toutes ces émotions, mais qui gagne, lui aussi, en puissance.

Les guitares se montrent de plus en plus sous accordées, mais ce ne sont toutefois pas les éléments « classiques » du genre qui nous seront proposés.
« Bee » est, par exemple, assez rapide, piochant par instants dans le western et changeant régulièrement jusqu’à devenir très saccadé, puis très atmosphérique, tout en gardant une forme d’urgence dans ses propos, pour repartir ensuite dans quelque chose de chaotique.
Le chaos semble d’ailleurs être le mot d’ordre de cette seconde partie. Car chacun des morceaux en possède une part, tout en étant très différents dans leurs structures – chassant toujours les bases trop évidentes de couplets-refrains – et dans les ambiances dégagées.
Ainsi, on aura un « Birds and Crosses » qui débutera sur une instru très aérienne mêlée à un chant souvent clair, bien qu’alternant de plus en plus avec les hurlements, pour donner ensuite sur des rythmiques très lourdes, accentuée par des contretemps qui vont s’intensifier jusqu’à la fin. Une fin qui n’est pourtant rien face à celle de « Lord of Cold War », point d’orgue de « We Are ». Passage le plus sombre du CD, extrêmement lourd, puissant et dissonant à souhait pour un titre qui démarrait pourtant d’une manière presque joyeuse, avec ce petit côté Punk-Rock qui venait se mêler aux atmosphères Post. Un véritable déluge dans lequel un larsen vient se faire entendre pour nous faire comprendre que la fin arrive. Une fin qui donne sur un « Cabin Fever » très reposant (contrairement au film). Une belle outro instrumentale, basée sur quelques notes claires à la guitare répétées en boucle et modifiées par ce qui les entoure.

Ce n’est pas vraiment la facilité qu’a choisi My Only Scenery. Un album jamais construit sur des structures classiques, qui pioche dans les styles aussi différents que sont le Rock/Metal et le Postcore, en allant même jusqu’au Rock le temps d’un morceau. Le résultat en déroutera plus d’un. Mais « We Are » reste d’une grande cohérence, malgré cette variété qui le caractérise, original et de plus en plus intense au fil des morceaux.

 

Facebook: http://www.facebook.com/pages/My-Only-S … ts&fref=ts
Myspace: http://www.myspace.com/myonlyscenery

 

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