Line-up sur cet Album


  • Ville Viljanan – Chants
  • Jori Haukio - Guitares, Programmation
  • Jarkko Kokko – Guitares
  • Teemu Heinola – Basse
  • Marko Tommila - Batterie

Style:

Death Metal Mélodique

Date de sortie:

08 avril 2022

Label:

AFM Records

Note de la SoilChroniqueuse (Migou) : 7.99999/10

Les aventures de Mémé : une petite douceur…

Quand je vais chez Mémétal, c’est jour de fête ! Vous connaissez les Mémés, toujours à vous fourrer du gâteau plein la bouche. Et s’il n’y en a plus, il y en a encore ! Mémé ne déroge pas à la règle. Chez elle, c’est le Tiramisu ! Une couche de crème Mascarpone, une couche de biscuits au café et une bonne rasade d’alcool pour donner un coup de fouet au montage. C’est doux, c’est crémeux, c’est relevé. Et surtout, il y a un petit goût de reviens-y. Et de reviens-y en j’y retourne encore, on en arrive à un arrière-goût de déjà “vu”. Pas grave, c’est tellement bon…

Ce qui est étrange, chez Mémé, c’est cette propension à faire avec n’importe quoi un rapprochement avec le metal. Son Tiramisu musical, c’est le Mélo Death des finlandais de Mors Principium Est. Les 5 gars venus du froid (oui, oui, je donne dans les gros clichés, vous le savez, non ?) offrent ce 8 avril 2022 Liberate the Unborn Inhumanity, leur 8ème LP. Du déjà vu ? Déjà entendu ? Eh bien oui ! Quoi de plus normal, pour une réédition de titres issus des 3 premiers albums du groupe (Inhumanity, The Unborn et Liberation = Termination) et de la démo Valley of Sacrifice.
Mais n’oublions pas la dose d’alcool, ce petit plus, ce coup de fouet : Mors Principium Est a pris de l’expérience depuis 1999-2001. Les morceaux sont les mêmes, certes, pourtant les arrangements sont tellement plus sophistiqués.
Tant de lignes mélodiques qui se répondent, de nappes qui donnent une nouvelle dimension, un jeu de batterie qui n’offre pas que du blast beat (et surtout pas de boîte à rythmes), et la basse qui perce le mix à certains moments (ce qui fait toujours frétiller Mémé !).
On se retrouve à certains moments avec cette sensation d’un orchestre derrière qui soutient le tout déjà bien ficelé (L’intro de “Unborn” en est un exemple). Des chœurs viennent lever chaque poil des bras, notamment sur “Valley of Sacrifice, Part.1” et cette voix féminine qui vous transporte sur “Pure”, vous rappelant la somptueuse prestation de Agnete Kjolsrud.
Sans oublier le chant de Ville Viljanan (finalement seul membre à être resté d’un bout à l’autre de l’histoire du groupe), qui tout en restant la voix de ses débuts, se pare d’une étoffe et d’un spectre plus intenses.

Tout au long de l’écoute de Liberate the Unborn Inhumanity, un autre groupe assez proche des finlandais se rappelait à ma mémoire, In Flames. Je suis transportée lors d’un live de In Flames, je ne peux le nier. Mais quand je lance la version studio, le soufflet retombe. Or ici, avec Mors Principium Est, c’est tout l’inverse. J’ai la sensation de titres avec l’énergie, la folie, la force d’un live, mais en version studio. Cette fameuse dose d’Amaretto qui fait friser les papilles, quoi ! J’ai hâte de voir ce que ça donnera en concert, moi qui devais les voir juste au début de la pandémie…

C’est doux et sucré, avec les lignes mélodiques des leads qui s’entremêlent et offrent des envolées techniques, mais avec l’amertume du cacao, ces vocaux éraillés de Ville, et le croustillant des biscuits, la basse qui perce et ces jeux de batterie.
Le tout arrosé d’un mix et d’arrangements avec lesquels l’oreille ne sait plus à quel saint se vouer tant il y a de couches. Ca part dans tous les sens, mais de façon maîtrisée. Le mix est d’ailleurs l’œuvre de Thomas « Plec » Johannsson (Mayhem, Sorcerer) soit dit en passant.

Mémé aurait pu vous parler de l’histoire du groupe. Elle aurait pu vous expliquer qu’après l’album Seven (2020), le compositeur Andy Gillion qui avait enregistré tous les instruments, a quitté l’aventure en 2021 après 10 ans de vie commune. C’est ainsi que Ville s’est tourné vers les deux premiers guitaristes de la formation (Jori Haukio et Jarkko Kokko) . Un bassiste (Teemu Heinola) et un batteur ( Marko Tommila) sont venus compléter ce line-up à la fois nouveau et… en partie déjà vu. Voilà, Mémé aurait pu nous raconter ça. Mais…
Mémé est gourmande et préfère laisser parler les sens. Les “petites douceurs” comme Liberate the Unborn Inhumanity, Mémé en raffole !

Et avec ça, je vous en ressert une part ?

Tracklist :

01 – Cleansing Rain (4:12)
02 – Eternity’s Child (3:37)
03 – The Unborn (3:48)
04 – The Lust Called Knowledge (4:32)
05 – Valley Of Sacrifice, Part 1 (6:10)
06 – Finality (3:22)
07 – Two Steps Away (5:38)
08 – Inhumanity (2:48)
09 – Pure (6:12)
10 – The Animal Within (3:19)
11 – Life In Black (3:32)
12 – Fragile Flesh (4:02)
13 – Valley Of Sacrifice, Part 2 (5:37)

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