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Lethvm – This Fall shall cease

Le 9 juillet 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Nicola : bass guitar
  • Matthieu : guitar
  • Tony : drums
  • Vincent : singer

Style:

Sludge Metal

Date de sortie:

24 Novembre 2017

Label:

Deadlight Entertainment

Note du SoilChroniqueur (Quantum) : 8/10

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a des groupes qui laissent planer le doute jusqu’à la première écoute. Ce genre de groupe, Lethvm en fait partie. Rien ne laisse transparaitre quoique ce soit de clair dans le premier CD des wallons intitulé This Fall shall cease. Bon, évidemment, on sait à l’avance qu’on n’aura pas affaire à la Compagnie Créole ou à une compilation de reggae, mais en terme de musique metal, c’est la parfaite inconnue. Alors nous (moi, mon sens de la découverte et mon cerveau), nous avons investigué un peu et voici ce que nous avons trouvé.

Groupe belge existant depuis 2015, This Fall shall cease constitue leur premier album sorti en 2017 (il y a eu un EP en 2016 nommé Affable Erosion). On nous apprend que le mot let(h)um définit une mort violente, la ruine ou la destruction. Nous pouvons nous attendre à un Metal particulièrement tortueux où la violence est brute. Et effectivement, les premiers morceaux nous mettent tout de suite dans une ambiance de torture. Les riffs sont lourds, lents et puissants. Il y a un côté Triptykon derrière ces compositions, ce qui me ravit au plus haut point puisque j’adore ce groupe. Mais ce qui a pour don de m’étonner, c’est le mastering qui donne un son plus « core » à des riffs doom ou dark, et je dois dire que c’est une sacrée prise de risque ! Associer deux choses aussi peu compatibles de base ne pouvait guère laisser place à une certitude de plaisance. Dit plus vulgairement, ça passe ou ça casse ! Certains n’aimeront pas je pense ; en ce qui me concerne le premier contact sonore ne me laisse pas indifférent et ce, malgré mon désappointement pour le style core.

On ne peut pas dire que les riffs sont très mélodiques et de fait, très recherchés. Pas de fioriture donc : tout est lié pour donner une sensation de violence extrême et sans bavure. J’apprécie beaucoup les ponts plus atmosphériques, rajoutant une touche de noirceur supplémentaire. J’allais dire : « heureusement qu’ils y sont, ces fameux ponts ». Sinon les morceaux seraient vite lancinants. Une petite touche de subtilité est plus que bienvenue car, à trop vouloir faire lourd, cela en devient vite… lourd.

Il y a quelques courtes incorporations de samples bien noirs, avec des fois des petits chants féminins dignes des profondeurs de l’âme par exemple. On a donc affaire à un mélange de Doom dans les riffs et de core dans le mastering! En fait, je l’ai su plus tard, mais Lethvm aura eu le mérite de me faire découvrir le style Sludge Metal que je n’avais jamais exploré !

J’adresse une attention particulière aux morceaux « Wandering at Dawn », « Winter’s Journey » et « Ejla » pour leur efficacité.

Je m’attarde davantage sur le chant qui sonne comme le style core, avec un travail de retouche que l’on connait, propre à ce style qui ne me satisfait pas des masses. MAIS, la singularité de ce dernier découle de quelques parties chant totalement criées, à se demander comment le frontman fait pour ne pas se défoncer les cordes vocales ! C’est monstrueux de souffrance et d’authenticité, et ça je le certifie comme un excellent « bonus » à cet album. Une prestation live serait salutaire pour attester de cette voix si éraillée, comme si elle était semée de pleurs en même temps, et de contempler cette prouesse vocale le long d’un set (voir si le chanteur a encore de la voix après son concert). C’est bluffant ! La présence de chœurs rajoute une couche de noirceur sur certains morceaux comme « Winter’s Journey ». Donc encore une alternance de chant core et de scream dépressifs.

L’artwork est assez flou, on devine un corps en décomposition qui semble emprisonné dans une toile. Alors, je ne voudrais pas faire mon casse-pied de bas étage mais certains groupes ont des concepts trop flous pour les comprendre. J’ai lu dans une interview qu’il n’y avait certainement pas de réel concept dans cet album, que les morceaux traduisaient un rapport à la réalité et aux émotions éphémères plus qu’à une idée à développer. Mais alors, pourquoi ce choix d’artwork ? Je ne vois pas vraiment le rapport à la violence, à la souffrance. Bref, je n’aurais pas vu ce choix d’artwork même s’il est très beau. Par contre, le choix des lettres est plutôt judicieux pour le logo.

Je n’ai pas eu accès aux paroles donc je ne peux pas m’attarder dessus mais j’aurais été curieux de savoir comment s’articule de tels sombres desseins chez celui qui les écrit…

Pour conclure, Lethvm a eu le mérite d’expérimenter de nouveaux assemblages dont beaucoup n’auraient pas essayé l’osmose. Et le résultat est tout à fait digne d’intérêt parce que c’est bien travaillé, parce qu’il y a beaucoup de variations sonores que ce soit dans le chant ou les parties instrumentales, et parce que même si les morceaux n’ont pas de liant direct entre eux, ils sont cohérents dans une démarche de torture et de noirceur. Un très bon album donc, que je conseille aux fans de Doom metal, ou des groupes comme Triptykon.

Tracklist :

1. Impetus
2. Wandering at Dawn
3. The last Grave
4. Winter’s Journey
5. The Shades of Minerva
6. An Encounter with the Sun
7. Ejla

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