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Cruachan – Blood and the Black Robe

Le 23 mars 2011 posté par Gwenn

Line-up sur cet Album


Keith Fay: Chant
John (Fay) O’Fathaigh: Flûte
John Ryan: Violon, Banjo, Bouzouki
John Clohessy: Basse
Colin Purcel: Batterie

Style:

Folk Black Metal

Date de sortie:

18 Avril 2011

Label:

Candlelight Records

Note de la Soilchroniqueuse (Gwenn): 9/10

 

Prévision météo : Le 18 Avril, un tsunami un peu plus sympathique que ceux que l’on connaît balayera les côtes du pays Metal. Cruachan (qui se prononce Krouakan), est un réel mélange entre Black Metal, Folk Metal et ses inspirations sont orientées autour des histoires irlandaises et mythes celtiques. Le nom du groupe provient du site archéologique de Rathcroghan en Irlande. C’est en 1991 que l’histoire débute grâce à l’apparition d’un groupe de Black Metal fondé par Keith Fay (le guitariste actuel de Cruachan), nommé Minas Tirith (de l’univers de Tolkien). C’est en écoutant du Folk que Keith décide de mêler les deux genres. Le résultat impressionne le Label Century Media en 1995 avec « Tuatha Na Gael », le premier album.

 

C’est après de nombreux changements, autant de line up que de labels que d’inspirations, que Cruachan ne lâche pas son bout de viande et revient à ses sonorités originelles, le Black Metal. « Blood and the Black Robe » est le 6eme, et magnifique opus de la formation. L’art Work et celtique, simple et rappelle les couleurs de la Lothlorien dans le monde de Tolkien, avec son fond vert d’eau très minéral duquel se détache une jeune dame voilée de noir tenant une croix, un peu de sang sur sa main.

L’intro, « to War », rappelle très clairement les pas de guerriers marchant vers le sang, la mort ou une victoire. Des loups hurlent au loin et l’intro se termine sur un tambourinement, et « I am Warrior » débute. Très énergique, puissant, ses accords inattendus mêlés à un Folk plein de vie mettent en valeur une voix black très présente. Les passages plus sombres du morceau laissent toute la liberté à l’auditeur de mettre des images sur la musique. Ici on est toujours dans le thème de la quête, de la marche vers la contrée inconnue, le pays étranger. Différents sons sont exploités et l’ensemble du morceau est plein de qualités. « The Column » démarre de manière plus simple… en apparence. Surprenant, il éclate réellement dans l’air. Exactement comme un monument extraordinaire qui sortirait de terre. Le thème ici est le combat, et celui-ci est parfaitement mis en avant, avec des riffs martelant le sol, des passages de guitare simples mais non sans puissance, et toujours la délicatesse du thème repris avec des instruments traditionnels. C’est un titre qui dure plus de 7 minutes, mais soyez réellement sans inquiétude ça vaut le détour. « Thy Kingdom Gone » entre bien plus dans le Black Metal que les précédents morceaux. Plus rapides et incisifs, les musiciens de Cruachan réussissent l’exploit de mêler gammes orientales et sonorités celtiques dans le même morceau ! C’est très réussi ! On entre maintenant réellement dans cette thématique guerrière, mais dans le côté éclatant et mythique du terme. Un chant désespérant appelant à la prière pour passer à côté d’une mort certaine… des variations de rythme réellement intéressantes, quel titre !

« A Bean Sidhe » est marqué par une intro lente tout en flûte, les robes virevoltent et les plats garnis de victuailles défilent entre les tables. La guerre est terminée, ça n’est probablement que la fin d’un combat. Les hommes se reposent sous une nuit calme et un chant cristallin sur lequel viendra se lever le chef du clan et de sa voix nette, il crie sa victoire et également la nostalgie d’avoir perdu des siens. Ce titre, loin d’aller dans le cul-cul, monte en puissance en trois volets. Le chant féminin, la reprise du thème avec les guitares, et enfin, le tout mêlé de manière intelligente. C’est tout juste superbe. « Blood on the Black Robe », le titre éponyme et l’évocation du deuxième combat. Une batterie massive, des passages d’une puissance extraordinaires, je n’en dis pas plus pour laisser un peu de mystère, mais vraiment, aucune chute de qualité. Il est coupé à sa moitié par l’apparition de voix masculines claires reprises en Black ensuite suivant, comme le fait toujours Cruachan, le même thème musical. « Primeval Odium » reprend la célérité du Black avec un Folk tout aussi incroyablement exécuté, un excellent titre encore une fois, moins original certes, mais une fois que c’est dans les oreilles ça passe comme un message sur la patte d’un pigeon voyageur.

« The Voyage of Bran » est également la somme de chants féminins délicieux alliés à un Folk Metal de toute beauté et maturité. Ce fameux voyage est apparemment bourré de péripéties aussi stupéfiantes que passionnantes, de couleurs et de goûts et « d’herbe à pipe ». Je retrouve sans peine ici la passion du groupe pour le monde fantastique de Tolkien. « Brian Boru’s March » et toute la tradition d’une danse traditionnelle de pays, nous emmène dans les contrées Irlandaises les plus reculées et se forge avec des riffs qui se collent parfaitement aux lignes originelles, une réussite, un vrai met savoureux. « Pagan Hate » ensuite, reprends le Black Metal à ses débuts pour mourir… et je m’y attends un peu, dans la surprise de son évolution. Ce morceau est gorgé de petites subtilités sonores, presque comiques, qui raviront beaucoup d’entre vous. Génial.

 

L’album se termine sur le feu d’artifice de « The Nine Years War ». Neuf ans de guerre, et onze morceaux d’une telle essence, ce dernier titre fait la somme de ce sixième opus avec force et puissance, mises en relief par l’apparition, la disparition et le mélange des sons traditionnels. Que dire de plus ? Rien, rien. Bravo.

 

Myspace: http://www.myspace.com/cruachanfanpage

Site officiel: http://cruachan.metalfan.nl/

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