Karry- Tout Va Bien

Karry- Tout Va Bien

Note de la Soilchroniqueuse(Vani) : 9/10

« Du rock à tendance symphonique, qui sait se mêler aussi bien aux mots qu’aux maux. Chacun peut s’y retrouver, aussi bien dans la musique, que dans les textes. Un album à découvrir. »

Si je devais vous présenter Karry en quelques mots, je dirais que c’est une jeune femme, rockeuse, pianiste et chanteuse. Elle évolue actuellement dans le style du « rock symphonique ».
Mais dans cette chronique, je vais tenter de faire plus qu’une simple présentation… Je vais tenter de vous retranscrire avec des mots le coup de cœur que j’ai eu pour cette artiste.
Et l’album de la belle m’a simplement touchée, comme peu d’albums savent me toucher…

Grâce à un article des news sur le webzine, je m’apprête à découvrir la musique de Karry. (Merci Celtik…) Le visuel m’interpelle, simple, poétique… La belle chante en français et les mots occupent une place primordiale dans sa musique. Elle étoffe ses textes au piano, accompagnée par ses musiciens (Franck Frassineti, Franck Metayer, Pierre Rozo, et Dams Skao.)

C’est un beau voyage qui a commencé, que je ne suis pas prête d’oublier. Karry sait nous toucher avec de la poésie, de la douceur, des sourires, de la douleur aussi… Mais surtout par cette insoutenable émotion qui prend au cœur.

Commençons par s’intéresser aux influences, et à se pencher sur les titres de Karry. (Karine de son prénom.) Concernant les influences, elles oscillent entre les frontwomen du métal sympho aux artistes de chanson française. Mais j’ai aussi aperçu une pointe de Ina-Ich (jeune chanteuse qui évolue dans un style similaire), ainsi que bien sur de Evanescence. (Influence très présente, mais qui apporte beaucoup.) A ce propos, ne négligeons pas son passé musical : elle a évolué plusieurs années dans la chanson/ variété française, sous le pseudonyme de Karine Trecy.
Mais elle a su réaliser ce rêve, de sortir son premier album « rock » et nous pouvons déjà la féliciter pour cela.

Concernant les titres, mon top 3 serait : « Encore un instant », « Tout va bien », et « De toute façon. » Mais il est vrai que toutes les chansons de l’album m’ont plu, et s’avèrent réussies.
A propos des thèmes abordés dans les chansons, il me semble inévitable d’aborder cela dans ma chronique.

Des rapports humains, des sentiments écorchés et si connus de nous tous, notamment avec « Encore un instant ». Sur ce titre, la belle Karry nous parle de tous ces mots qu’on aurait aimé dire aux gens qu’on aime, mais que l’on a jamais réussi à dire. L’amitié, l’amour, la solitude ou la souffrance… Autant d’états d’âmes et de sentiments cueillis à fleur de peau et énoncés avec une justesse remarquable. Des intros au piano, pleines de douceur et de hargne, comme dans « Tout va bien » et « Encore un instant », aux refrains rock énervés dans « Le test-amants » et « Copie Carbone », pas mal de facettes de son potentiel sont explorées.

Au niveau de la voix, c’est franchement déroutant : Karine sait nous livrer de belles envolées lyriques… Mais qui, par ces matins pluvieux n’a jamais pensé au passé, à la mélancolie qui nous consume lentement, à la fin du combat que s’avère être la vie… Sentiments retranscris à merveille dans le titre « De toute façon », comme quoi le mélange de genres peut faire des étincelles…

Accompagnée de M.I.T.C.H, (chanteur, rappeur) sur ce titre rock/ r’n’b délicieux, Karry chante le désespoir, les combats de la vie, l’amour…
Avec des textes encore une fois magnifiques :
« Ne pleure pas, l’avenir est devant toi…
Ne t’éloigne pas de moi, fais pas ça, tu sais la vie est un combat
Fuir, tu n’en as pas le droit. »

Alors, que dire à présent… C’est donc presque « les larmes aux yeux » que je ferme ce grand manoir, sombre mais surtout touchant.

 

Site:http://www.karry.fr/SITE/index.html

Myspace:http://www.myspace.com/karryofficiel

 

Symakia – Majestic 12: Open files

Symakia – Majestic 12: Open files

Note de la soilchroniqueuse (Vani): 08/10

 

Symakya est un jeune groupe lorrain de prog métal symphonique.
Leur premier album, nommé Majestic 12 : Open files est sorti en mars 2011 sous le label Fantai’zic.
Le trio est composé de Matthieu Morand (guitare, Akroma, Elvaron), Thomas Das Neves (batterie, Heavenly) et Kevin Kazek (chant, Seyminhol). Vous me direz, ce ne sont pas des inconnus… D’autant plus que leur album a été masterisé par le célèbre Sascha Paeth (Epica, Kamelot…)

Nous sommes donc face à un concept-album, qui traite des manifestations extra-terrestres dans l’Histoire.
Concernant l’artwork, nous pouvons dire qu’il est étrange mais plein de sens, et surtout en lien avec le thème.

La formation nous livre un power symphonique musclé, avec des touches de Metal prog. Des compositions énergétiques, avec des rythmiques soutenues et des solos enchanteurs.

Avec « Genesis« , le titre d’ouverture, ça commence fort : nous avons là plus de 8min de voyage épique.
Grâce à des solos de haut niveau (à la Stratovarius), des mélodies entraînantes et un refrain qui marque l’esprit, ce premier titre s’avère être une réussite.
Le duo guitare-batterie du power est très présent, et rend à merveille ici.
Le chant masculin apporte beaucoup à la formation, et rend cet album assez original. De plus, la voix de Kevin ne laisse pas indifférent. Puissante, énergique mais il sait aussi passer dans l’émotionnel.

Des titres plus mystérieux comme « The first disturbing contact« , qui nous rappelle le thème de l’album. Pas de chant ici, mais des mots et des bruitages étranges. Une bande son magistrale, épique encore.
Nous assistons à une sorte de fin du monde, l’arrivée des extra-terrestres peut-être.
En bref, un titre pour le moins énigmatique, qui nous fait penser à une bande originale de film.

Guitares saturées, rythmiques power, violons, batterie endiablée, chœurs et voix puissante : Symakya a fait fort avec cet album, et a su trouver le bon mélange pour se créer son propre son loin des clichés du power. Chaque titre est marquant, chaque refrain entraînant.

Avec « Under the banner of faith« , nous avons là une compo digne des plus grands du monde du Metal.
Une ouverture de type marche militaire, qui n’est non sans nous rappeler encore et toujours le thème principal.
Puis nous nous envolons à nouveau dans l’univers power, violons, rythmes endiablés…

Et pour finir, venons-en au dernier titre : « Disconnected, end of process. » Véritable oeuvre classique, qui clôt l’album en beauté. Encore ici, ce titre pourrait faire office de musique de films sans problèmes.

En bref, Symakya est une formation très prometteuse qui évolue dans un style particulier, celui du power sympho.
Mais le groupe a su se démarquer, par des compositions originales et différentes de ce qu’on a l’habitude d’entendre. Et surtout, les ambiances qui se dégagent des titres sont uniques.
Affaire à suivre, donc.

 

Site officiel: http://www.symakya.net/

Myspace: http://www.myspace.com/symakya

Horkan – Deposed Goddess

Horkan – Deposed Goddess

Note de la Soilchroniqueuse (Vani) : 8/10

 

En cette matinée pluvieuse, j’écoute l’opus d’Horkan pour la première fois… Et que dire… Ils n’ont pas fini de nous surprendre (agréablement, bien sur). A noter déjà qu’il s’agit du 1er EP du groupe de sympho lillois, autoproduit. Concernant le visuel, il m’a marquée : il est d’une noirceur exquise, dans des teintes sépia qui nous évoquent un univers sombre et mystérieux, on y discerne une magnifique cathédrale gothique. Ceci en dira long sur les belles créations du groupe…

Concernant la chanteuse, Aurore, sa voix m’a tout simplement impressionnée. Lyrique, classique, énigmatique… (ouah, ces rimes…) Le contraste type du métal sympho, du genre « la belle et la bête » est bien sûr mis en valeur : une voix claire sur fond de musique metal. Choeurs, riffs symphoniques, powerchords, voix lyrique… tous les éléments du « sympho » sont présents. Mais l’alchimie y est parfaite et les mélodies originales.

En écoutant cet EP, j’ai l’impression d’entrer dans un univers bien spécial aux influences « heroic fantasy »… Peut-être entrons-nous dans la vieille cathédrale (hantée ?) présente sur le visuel avec ce premier titre qu’est « Dead lights town« . Leurs influences sont claires : j’ai pensé bien sur à Nightwish (l’ère Tarja), à Epica parfois… Il y a un peu de Visions of Atlantis / Benighted Soul dans la voix aussi.
La nouveauté (et point fort pour moi), est que sur certains passages calmes on se rapproche vraiment plus de la musique classique grâce à la jolie voix de la chanteuse. Des passages clairs accompagnés aux claviers, aux riffs endiablés à la Emppu Vuorinen… (Nightwish – oui, ils sont vraiment similaires) on voyage dans cet univers dépossédé. Le mélange parfait, et pourtant classique entre la voix claire de la chanteuse et des grunts cadavériques rend à merveille, sur le titre « Dirge Lullaby. »

Sur « Midnight game« , le dernier titre nous sommes plongés dans une magie nocturne… Peut-être perdus dans cette cathédrale après tout. La chanteuse monte dans les aigus pour notre plus grand plaisir. C’est un titre énergique, vivant. Nous nous retrouvons comme perdus à courir dans des longs couloirs… Le rythme énervé et les voix off renforcent cette sensation. Un riff des plus power s’ajoute à tout cela, pour finir sur de jolies vocalises d’Aurore.

Peut-être que la formation a encore à gagner en maturité et en charisme, mais ceci est normal. Je pense que se lancer dans ce style si spécial n’est pas facile, et que le groupe a un avenir prometteur.

Alors que dire… Dommage que ca soit déjà fini !! On a très envie de rester dans cette cathédrale et je vous conseille vivement ce beau voyage dans un pays nocturne…

 

Myspace : http://www.myspace.com/horkanmetal

Red Night

Red Night

Red Night est un groupe de métal mélodique fondé en 2006 par deux guitaristes : Anthony et Seb, qui quitta le groupe en 2010 pour raisons professionnelles. Le groupe recrute alors un nouveau guitariste et Damien (Bass) prend le role de chanteur leader. Le groupe a diverses influences: thrash, early heavy, power, folk, death, progressive metal…

Après l’enregistrement d’un premier EP, et de nombreuses dates à Paris et en France, Red Night enregistre leur premier album et tente de conquérir l’Europe. Voici l’interview réalisée par mail du groupe.

Réalisée par Vani.


Bonjour! Tout d’abord, j’aimerais que vous présentiez rapidement le groupe (Membres, date de création, petite histoire…)

Bonjour ! Nous sommes Red Night, groupe de Melodic Heavy Metal, créé début 2006.
En fait le terme « Melodic Heavy » est insuffisant pour décrire ce qu’on fait. Du heavy au thrash, en passant par des pointes de folk, de prog, ou même de black… On se surprend parfois nous-mêmes en écoutant ce qu’on fait sur scène de certaines consonances qui viennent d’on ne sais où, mais qui rendent pas si mal au final !

Actuellement, le groupe est composé de deux guitares : Zar et Weewee, Damien au chant lead et à la basse, Dragø aux clavier et chœurs, et Pierre à la batterie, le dernier arrivé.

Quelles sont vos influences?

La particularité du groupe est justement ses influences très diverses. Les journalistes musicaux ont tellement l’habitude d’entendre ce genre de réponse qu’ils ne se rendent compte du résultat qu’après nous avoir vu en concert.
 Nos membres ont des goûts variés que ce soit dans le metal ou non, c’est comme ça qu’on se retrouve avec des influences death mélodique, black metal, heavy des années 80, thrash, metal progressif neoclassique (ouais ça a la classe comme influence) et même musique classique. Chaque membre apporte une influence différente dans ses goûts et dans sa façon de jouer.

Si j’ai bien compris, Rednight est une bande de copains. Alors quels sont vos loisirs, hors musique?

On va passer vite fait sur les clichés de metalleux : bière, teuf, bar et vomi dans le jardin. Sinon on est tous un peu fan de jeux vidéos, vidéos crétines sur youtube et kamoulox.
Red Night est une bonne bande de potes qui se retrouvent régulièrement pour jouer ensemble, mais nous prenons ce groupe très à coeur. Cela dit, vu que nous ne nous considérons pas que membres d’un même groupe, nous passons souvent du temps ensemble entre nous en-dehors des répètes et des concerts.

A quand l’enregistrement du premier album?

Nous devons disposer d’un local personnel d’ici mai 2011, dans lequel nous aurions à disposition tout le matériel d’enregistrement, ainsi qu’un ingé son qui bosse régulièrement avec nous depuis quelques mois (un ancien membre). Sans précipiter les choses, nous dirions dernier trimestre 2011, voire premier trimestre 2012 au plus tard. De toute façon, on le sortira avant la fin du monde !

Après cela, prévoyez-vous une tournée française ou même européenne?

Tout dépendra du budget, des moyens qu’on aura à disposition, mais d’une façon ou d’une autre on en fera une bonne promo pour marquer le coup En même temps si nous avions tous un an de congés payés et un Combi VW pour le groupe on serait déjà sur les routes. En matière de concerts à l’étranger, une date est en cours de validation en Suisse aux côtés de Van Canto pour le second semestre 2011. Affaire à suivre !

Peut-on attendre à quelques chansons en français, ou pas du tout?

De notre point de vue l’anglais se prête mieux au chant heavy. Puis au moins on peut se permettre quelques libertés au niveau du texte qui sonneraient juste ridicules en français.
Cependant nous avons emprunté quelques mots à nos amis scandinaves alors… why not ?

On ne se donne pas cette barrière. Nous avons préféré dès le début la langue de Shakespeare parce qu’elle est, selon moi, la langue du metal, bien que nous respections énormément les groupes francophones, car à nos yeux il est toujours plus difficile de faire accepter une langue native dans un pays natal.

A propos des textes, de quoi vous inspirez-vous pour écrire? Plutôt des livres/films, expériences personnelles ou autres?

Majoritairement, les thèmes récurrents sont l’envie de découverte d’un autre monde, en rapport avec la réalité du notre. Nous avons une approche très critique de notre société à travers nos textes, et plus encore de l’espèce humaine dans sa globalité. C’est pourquoi les thèmes d’Apocalypse et de fin du monde sont récurrents eux aussi, mais loin de nous l’idée de nous prendre pour des moralisateurs ou des sectaires.

D’autre part, la mythologie fictive et les livres sont une source d’inspiration : Lovecraft fait partie des écrivains qui nous donnent beaucoup d’idées. La mythologie scandinave et la religion ont aussi leur place dans nos textes. Pas mal de nos paroles prennent leur source dans une impression à un instant T, que ce soit à propos d’une oeuvre ou simplement d’un sentiment. C’est la raison pour laquelle pas mal de nos textes sont contemplatifs.

L’écriture des textes est-elle confiée à un membre en particulier, ou bien c’est plus collectif?

La création des textes ainsi que des morceaux d’ailleurs, est ouverte à tous les membres du groupe. Il nous est aussi arrivé de profiter d’une soirée avec des amis pour écrire. Cependant, beaucoup de morceaux ont été écrits par Zar, généralement très inspiré.
Il est rare qu’un texte sorte d’un travail collectif, c’est généralement le travail d’une personne. Mais chaque ligne est validée ou révisée régulièrement par les membres du groupe.

Quel est votre plus beau souvenir sur scène?

Le Ber’zyk 2010 en juin dernier, pour le cadre qui correspond carrément a notre thème: un festival en plein air dans la cour en ruines d’un chateau, au milieu de nulle part.

Votre groupe/ album du moment?

En fonction des membres : Symphony X, Winds of Plague, Periphery, Adagio, Vader

11) Question à Jess (management, comm) : N’est-ce pas difficile d’être la manageuse d’un groupe de mecs? En quoi consiste exactement ton travail?

Woody : Bah c’est un mec Jess. Nan ?
Jess : Voilà, Woody a tout résumé. Non, plus sérieusement, gérer des mecs n’est pas si coton que ça. Je pense que je ne supporterais pas de gérer un groupe de nanas qui pinailleraient et monteraient au créneau pour le moindre petit faux pas. En même temps je me suis toujours mieux entendu avec les mecs qu’avec les nanas ; donc je ne pouvais pas mieux tomber. Bon, ils ont chacun leur caractère, certains plus forts que d’autres, ils sont parfois bornés et essayer de leur faire admettre ou comprendre quelque chose est parfois difficile mais à force, ça roule.

Disons que ce ne sont pas eux qui posent problème ; le milieu n’est pas mauvais en soi mais il suffit de jaloux et/ou de prétendants éconduits pour que j’entende des rumeurs circuler à mon propos, ce qui peut nuire à Red Night. Je passe outre. S’il fallait que je m’arrête pour chaque ragot, on n’avancerait plus. Pour ce qui est de mon travail, c’est essentiellement de la communication, de l’administratif et beaucoup beaucoup de démarches. Il y a le démarchage auprès des groupes avec lesquels on aimerait jouer, les salles qu’on vise pour nos dates, la coordination et la mise en place des concerts avec les responsables groupes et salles, la gestion des préventes quand il y en a, le suivi du paiement des loyers pour le local que nous aurons sous peu. Il y a aussi les updates réguliers sur tous les media sur lesquels ont est inscrits. C’est presque un boulot à mi-temps mais que je fais avec plaisir.

Que vous a apporté l’expérience du tremplin Emergenza? (2007)

C’est un tremplin souvent décrié pour ses méthodes commerciales mais nous pensons avoir beaucoup évolué en y participant. On a pu se rendre compte de la concurrence, apprendre à être professionnels dans nos réglages et travailler avec des techniciens exigeants. On a essuyé des échecs et j’estime que c’est ce qui fait le plus évoluer. Le fait de se forcer à tout donner dans un set de 25 minutes nous apporté aussi des bons mécanismes pour avoir la pêche sur scène. Ca nous a également permis d’être plus serein pour les nombreuses dates qui ont suivi, tout simplement.
Enfin nous avons rencontré pas mal de groupes avec qui nous avons gardé contact, nous sortons notamment d’une date programmée avec Lost Opera, des anciens concurrents Emergenza.

Avec quels groupes rêvez-vous de tourner?

On se le fait fausse modestie ou ambition qui raye le parquet ?

Allez seconde option, on parle de « rêve » hein : Motörhead (au train où ils vont ils seront encore là dans 10 ans..), Iron Maiden, Metallica, Symphony X, Megadeth, Dream Theater, Sonata Arctica, Guns and Roses, Adagio, Stratovarius, Norther, Tyr, Alestorm, Powerwolf, Judas Priest, Icarus Witch, Moonsorrow, Hurlements

De façon plus accessible, on aimerait vraiment tourner un de ces 4 avec Lost Opera, un groupe de copains de Metal Melodique d’Evreux qui sont de sacrée bonne compagnie. Et pour les oreilles aussi. Aanod, également que notre manageuse a découvert récemment et qui sont également en IDF.

Quel regard portez-vous sur la scène metal francaise actuelle?

On a de sacrés talents, ça c’est indéniable. Il suffit de voir des groupes tels que Dagoba, Adagio, Arkhon Infaustus, Loudblast, L’Esprit du Clan, et j’en passe, pour se rendre compte qu’on n’est pas si mauvais que ça. La tendance actuelle voit progresser l’influence des groupes de power metal scandinaves et dérivés en France, du coup on commence à voir émerger de plus en plus de formations plus terre à terre avec des projets beaucoup plus intéressants. Le gros problème étant que comparé a nos voisins européens, mis à part des OVNIS comme Gojira, on a énormément de mal à s’exporter à étrangers. Y’a qu’a voir par exemple la trop légère présence de groupes Français dans les gros fests européens pour s’en rendre compte, alors que question talents on a franchement rien a envier avec beaucoup de groupes programmés à ces occasions.

C’est dommage parce qu’il suffit d’entendre (et de voir, sans doute) des groupes comme Gojira pour s’apercevoir que les français savent aussi faire quelques chose de leur mains. Faites écouter Gojira à un réac étranger qui ne connait pas et qui pense que les bons groupes de metal ne peuvent pas être français et dites-lui après coup d’où ils viennent, il y a 9 chances sur 10 pour qu’il ne vous croie pas ! C’est une des raisons pour lesquelles, avec forcément la découverte et la promotion, on tient à jouer dès que possible chez nos voisins européens. Un autre problème est la vision du metal en France : on le cache. Certes l’industrie est différente de celle d’il y a 30 ans, mais le style vit toujours, par contre il est submergé par la soupe qu’on nous sert allègrement sur les grosses radios populaires… Au passage, merci à toutes les petites salles parisiennes qui continuent à promouvoir cet art.

Bon, passons aux questions moins sérieuses. Si vous deviez résumer Rednight en 3 mots?

Bière, Camaraderie, Evolution

Si vous deviez qualifier chaque membre du groupe avec un adjectif marrant, ce serait?

Damien: Jésus
Zar: L’Homme-Guitar Pro
Weewee: Petit/excité
Pierre: Fou furieux
Dragø: déterminé

Si vous étiez un personnage de dessin animé, ce serait?

Un des globules rouges dans Il était une fois la vie. Ou les Zinzins de l’Espace.

Si je vous dis « patates transgéniques qui font des rites sataniques aux nuits de pleine lune », vous répondez?

Kamoulox, bien sûr. Vous êtes notre nouveau champion, et vous n’avez pas gagné trois escalopes de Justin Bieber.

Merci d’avoir pris le temps de nous répondre. Je vous laisse le mot de la fin, and rock on!

Red Night Wants You !!!

 

Benighted Soul – Start from Scratch

Benighted Soul – Start from Scratch

Note de la Soilchroniqueuse (Vani): 9/10

 

 

Aux premières notes de cet album, juste un mot m’est venu à l’esprit : « Wow. »
L’avantage avec BS, c’est qu’ils ont un style de Sympho qui leur est bien propre. L’alliance entre gunts et voix claire rend à merveille, mais il faut avouer que la jolie voix cristalline de Jay n’y est pas pour rien!

Des influences très « Heroic Fantasy » se dégagent de ces titres, belle surprise. Les sonorités Doom sur certains titres (comme « Falling in Sin« ) sont très appréciables également…

Bon, on va pas se voiler la face : j’ai apprécié beaucoup d’éléments dans cet album, notamment les sonorités Heavy, beaux riffs et mélodies entrainantes. A mon humble avis, il y a là un réel potentiel de composition.
Dans « Start front Sratch« , rien n’est plat, rien n’est fade. C’est réellement de la grande cuisine!!
Jay sait moduler sa voix en fonction de l’ambiance des chansons, nous passons de voix claires et lyriques a des voix plus sombres, maléfiques à la Sharon. (cf : « Edge of Insanity« ). Belle performance en tout cas.

Toujours dans « Edge of Insanity« , la diversité des registres se fait entendre. On passe des riffs avec distorsion, du gros son à des passages acoustiques très sympathiques musicalement parlant.

Le groupe sait être Metal (dans le sens d’énergique, Heavy) et doux, profond.
Les mélodies sont entrainantes, les textes joliment écrits : bien sombres comme je les aime.
Certes c’est du Sympho, mais l’on s’éloigne de certains clichés propres au style.
Nous avons là de belles rythmiques bien Heavy, loin de la « soupe pop » proposée par certains groupes de Sympho pourtant bien plus connus…

Parlons maintenant du titre « Falling in Sin« . J’ai choisi de faire un focus sur celui-ci car j’en suis un peu tombée amoureuse.
A cette écoute, nous entrons littéralement dans un autres monde avec un début Doom, fantastique qui nous rappelle encore un univers Heroic Fantasy.
Les sonorités sont sombres et mélancoliques, magnifique.
Les powerchords nous donnent une réelle sensation d’envol, le tout saupoudré de riffs entrainants. Et tout ca rien que pour l’intro.
La voix de Jay l’enchanteresse vient nous tirer de nos rêveries, et habille vraiment ces mélodies.

On passe à des sonorités plus psyché avec « Stranger Me« , titre plus calme mais qui n’en est pas moins beau.
Les choeurs habillent joliment la mélodie, donnant au titre des allures légèrement médiévales.

Pour en venir aux sujets abordés dans les chansons, certaines paroles m’ont touchée. « My so called friends » notamment, traitant des amitiés déçues et de moments passés… Traitant de cette mélancolie que nous avons tous connue, à un moment ou à un autre.

« You call me friend, is it the way you see me (…)
All the things we’ve lost, all the things we’ve done
It’s not love, it’s not hate it’s not a favor »

J’ai surement apprécié le groupe pour la simple raison qu’il me rappelle Within Temptation à l’ancienne époque, l’époque Doom et mystérieuse… Mais Benighted a su innover, apporter leur touche personnelle.

Alors oui, je m’avance peut-être mais je pense que BS peut désormais être comparé aux plus grands.
Et a la lecture d’autres chroniques, et d’avis généraux je pense que je ne suis pas la seule.

Que dire pour finir cette chronique… On croit en vous les gars (enfin, les gars et la belle Jay!). Merci pour ces belles compos et battez-vous encore car vous méritez le mieux. Voilà qui est dit.

 

Myspace: http://www.myspace.com/benightedsoul

Site Officiel: http://www.benightedsoul.com/