The Milton Incident est un jeune groupe, qui fêtera ses 5 ans, avec désormais un album à sa discographie sorti sur Dooweet Records en mai dernier. On peut d’ailleurs rapprocher leur son de celui produit par leurs confrères de 9 Fake Reasons, le groupe ayant le style le plus proche dans le label. L’Alternatif Metal est relativement simple dans l’esprit, à l’image de Alternatif Rock, un style simple d’écoute, efficace, plutôt ouvert aux non-initiés du Metal notamment. C’est aussi un peu un foutoir dans lequel on balance les artistes de Neo Metal (principalement), Metalcore, Post-Grunge, etc. Mais ce sont toujours des groupes avec des influences variées, à la frontière Rock/Metal.
TMI, c’est tellement ça. L’univers de la formation est vraiment prenant, posé et un peu sombre, rappelant qu’ils nomment leur style du Dark Alternatif Metal. Après une intro « basique », leur son se fait entendre et ressentir dès « Deadset », avec une voix chantée, légèrement enraillée qui fait relativement penser à Alice In Chains dans les morceaux les plus sombres de leur carrière : les dernières années deLayne Staley. Les Français se gardent aussi d’avoir un son propre, toujours morose. Sam ne se préserve tout de même pas de hurler d’un morceau à l’autre, au détour d’un break ou d’un refrain.
Les styles, en restant Alternatif Metal, sont variés. « Dead Ex Machina » débute plus techniquement et violemment, alors qu’immédiatement après « Dearest Enemy » est composé de façon à mettre plus de douceur en avant grâce aux instruments plus discrets. « Split Second » est un parfait exemple de ces variations totalement gérées par la formation, faisant succéder moments à se faire bouger la tête et un refrain mené par un voix gracieuse. Malheureusement ces renversements sont trop réguliers, on arrive facilement à trouver où sera le prochain changement mais ça reste toujours plus agréable qu’un courant alternatif ou bien qu’un album à deux vitesses.
Bien que les meilleures pistes soient parsemées au fil des 50 minutes, quelque-unes se trouvent dans les 20 dernières minutes, comme le puissant duo « Pyromaniac » et « Conspiracy of Silence » ou l’ultime « 10-56 » composé d’un piano en introduction et d’une guitare acoustique qui nous emmene loin une dernière fois, fort d’un refrain prenant et entêtant.
Si l’on fait le rapport durée/mauvais points, c’est franchement superbe pour un premier essai. Au-delà d’une partie chantée sonnant mal sur « Dearest Enemy », rien ne saute au yeux à part du talent et l’envie de ré-écouter l’album. C’est là qu’on remarque la patte devenue experte et reconnaissable de Dooweet Records.
Tracklist:
1. Innocence Lost
2. Deadset
3. Torn Down
4. Deus Ex Machina
5. Dearest Enemy
6. Split Second
7. Dopamine
8. Irukandji
9. Pyromaniac
10. Conspiracy of Silence
11. Memento
12. 10-56
Entretient avec Liam Cormier (chant) de Cancer Bats, en vu de la sortie de leur nouvel album « Searching for Zero » le 10 Mars et de leur concert avec While She Sleeps le 20 Avril au Petit Bain (Paris).
– Salut les gars, ça va bien ? Merci de m’accorder un peu de votre temps.
Salut, merci de faire cette interview !
– Votre album, « Searching for Zero », sort très bientôt (le 10 Mars), j’imagine que vous êtes excités. « Dead Set On Living » est sorti il y a trois ans, qu’est-ce qu’il y a changé entre ces deux albums ?
Je ne pense pas que grand chose ait changé pour nous depuis le dernier album: les quatre mêmes potes faisant un album ensemble et se marrant. Je pense que la seule différence est que cette fois nous avons passé plus de temps dessus, quasiment de la même façon dont nous avions débuté le groupe en ayant du fun à balancer des idées et jammer.
– J’ai écouté l’album et il y a quelque chose de différent dans le son. Avez-vous changé votre façon de composer ou vous avez voulu des nouvelles influences ?
Je pense que le grand changement est que nous avons pris le temps d’explorer une partie de nos influences et de s’étendre vraiment sur quel est le son de Cancer Bats. Après dix ans nous avons tous grandi comme musiciens et c’est super d’essayer des styles différents sur cet album.
– Vous vous apprêtez à tourner aux USA ce mois et vous êtes co-tête d’affiche avec While She Sleeps pour la tournée d’Europe. Comment sera cette dernière ?
Nous somme tous super excités pour le Sleeps tour ! Ça faisait trop longtemps depuis la dernière fois que nous avons parcouru l’Europe et je ne peux pas être plus heureux que nous la faisons avec un tas de supers groupes ! Ça va déchirer.
– De plus en plus de groupe ne s’arrêtent pas en France lors de leurs tournées, heureusement vous encore. Comment serait une tournée Européenne sans concert en France ?
La seul chose que je pourrais dire est que nous sommes tristes qu’il y ait seulement un concert à Paris parce que maintenant nous savons qu’il a tellement de villes incroyablse où jouer en France. Notre but est de revenir bientôt et de faire une tournée totalement en tête d’affiche en France, Espagne et Portugal, restez attentifs à ça !
– Tu as AxeWound comme side-project, il existe toujours ?
AxeWound est toujours vivant mais Matt (Tuck, chanter et guitariste de Bullet For My Valentine) et moiavons été très occupés par nos groupe respectifs, donc ça nous a fait le mettre en pause. Avec de la chance nous serons capables de bosser un peu avec AxeWound dans un futur proche. C’est bien trop cool pour ne pas continuer.
– Est-ce le seul side-project du groupe, ou vous travaillez sur d’autres choses ?
Nous avons tous des side-projects funs sur lesquels nous travaillons. Jaye (Schwarzer, basse) et Mikey (Peters, batterie) jouent dans un groupe Folk nommé Julie and the Wrong Guys, Jaye et moi étions dans un groupe de Power Violence appelé Sex Tears. C’est toujours fun d’avoir d’autres projets.
– Je sais que Scott Middleton (guitare) est un fan de l’équipe de football d’Arsenal, prend-il un day-off pour les voir jouer parfois ?
Scott est un grand fan de football et essayera d’aller voir des matches chaque fois que nous aurons un day-off. Il adore !
– C’était la dernière, merci encore !
Merci de faire cette interview et on se voit à PARIS !
Le très récent groupe parisien Polygone a posté des démos sur Soundcloud, en preview de leur premier album.
Cet EP contiendra 6 titres d’un son Deathcore/Death Metal/Death Mélodique. La pochette a déjà été dévoilée par la formation, l’album sortant dans les semaines à venir.
Pour rester informé sur cette sortie, abonnez-vous à leur page Soundcloud. Une page facebook est désormais disponible.
En France le Hardcore n’est pas énormément représenté ou alors principalement dans la scène underground (Danforth, The Butcher’s Rodeo, 91allstars), ce qui en soit est compréhensible car c’est l’essence même du style. Ces dernières années il n’y a que Rise Of The NorthStar qui s’est démarqué au delà de nos frontières avec The Great Divide, particulièrement au pays du soleil levant où la corrélation entre le groupe et le pays semble évidente, rien qu’en voyant la pochette de ce nouvel album, pour eux qui sont fans de manga. Le nom Welcame vient d’ailleurs du manga Rookies, où Aniya lance une balle de baseball à son prof, avec inscrit Welcame (au lieu de Welcome), ROTNS a choisi ce nom car comme ce personnage ce sont des cancres en anglais d’après eux. Ils se sont démarqués au point que leur musique DIY, a tapé dans l’œil de Nuclear Blast qui se charge de la promo, rien que ça.
L’intro de « What The Fuck » débute Welcame avec deux guitares calmes rappelant du Suicidal Tendencies avant de partir sur un gros son qu’on ne quittera pas des 11 titres. Pas de monotonie ici, les morceaux changent souvent de rythme (« Welcame (Furyo State Of Mind) », « The New Path »), et le tempo principal nous empêche de nous emmerder. Contrairement aux groupes de Hardcore « purs », il balance des putains de soli par-ci par-là, un peu comme un sniper : ce n’est pas celui qui se fait le plus remarquer mais dès que c’est à lui de jouer, il te place ça pile où il faut et te fait exploser la tête en étant parfait chaque fois.
Rise Of The NorthStar compose aussi des refrains superbes : tantôt agressif (« Dressed All In Black »), tantôt agrémenté de chœurs qui soulagent un peu de toute cette violence (« The New Path ») ou tantôt tout simplement monstrueux comme sur « Samourai Spirit » qui fait du morceau mon préféré de l’album.
En même il faut dire que Vithia est une bête au chant. Si on peut appeler ça du chant. C’est un truc plein de rage mais tellement différent de ce qu’on entend habituellement, c’est pas un simple chant hardcore pur et dur : il apporte un flow quasiment hip-hop vraiment cool aux titres. Et je ne pense pas que le hip-hop ne soit pas dans leurs gènes, comme la reprise de « Simon Says » le montre, qui vient d’un artiste que je ne connaissais pas particulièrement (Pharoahe Monch), ils ont réussi a en faire un cover mieux que l’original, selon moi, et choisi le morceau parfait pour bien l’incorporer dans leur musique sans la dénaturer.
Je vois pas ce que je peux dire de plus, c’est le meilleur album français et de hardcore que j’ai entendu depuis quelque temps, vu la popularité du groupe au Japon et celle grandissante partout ailleurs il y a de forte chance qu’ils deviennent les Gojira du Hardcore. Pour un premier album longue durée ils ont mis la barre foutrement haut.
Tracklist:
1. What The Fuck
2. Welcame (Furyo State Of Mind)
3. The New Path
4. Samurai Spirit
5. Dressed All In Black
6. Again And Again
7. Tyson
8. Bosozoku
9. Simon Says
10. Authentic
11. Blast ‘Em All
Chronique précédemment parue sur PIND – Punk Is Not Dead
Vous vous souvenez de la pub Garnier Fructis, avec un « Wouu wouuu » en arrière plan ? C’était Diamonds and Guns du monstrueux premier album éponyme de Transplants… Alors qu’on ne comprend pas l’objectif du groupe d’avoir placé son titre dans la pub, on ne peut pas nier qu’il n’est autre qu’un super groupe : Travis Barker le batteur de blink-182, Tim Armstrong chanteur et guitariste du mythique Rancid et Skinhead Rob qui était… roadie d’AFI et Rancid.
8 ans après Haunted Cities, bien placé dans les charts, Transplants revient avec In A Warzone sur Epitath cette fois après être passé par Hellcat puis Atlantic pour les deux premiers albums. La recette est la même : du bon gros punk, le rap de Skinhead Rob, la voix puissante de Armstrong, et la batterie omniprésente de Barker tout en restant bien distinct des précédents albums avec des musiques courtes (2-3 min), vraiment punk rock pur et dur alors que sur Transplant les titres étant longs (4 min), avec une touche hip-hop plus prononcée. Ça matraque plus et chaque piste est unique et mérite d’être un single, certaines sont même douces (pour du Punk) et entrainantes (« Come Around »). Le rap de Skinhead Rob, qu’on ne remarque quasiment pas, passe plus au second plan pour une assise plus puissante.
Mais il y a quelque chose que je regrette avec cet album… Bien qu’il soit excellent, puissant, tout ce que vous voulez, il perd l’esprit Transplants avec un bon rap, un mélange des genres, un son bien à eux. C’est sûr qu’ici, ce n’est pas copié sur le premier groupe venu mais il n’y a plus cette folie, cette originalité, tout ce qui faisait qu’il n’était pas qu’un simple groupe de punk rock mais quelque chose qui brisait certaines barrières. Pour certains groupes le changement fait du bien mais pour un side-project qui ne sort pas un album tous les 1-2 an(s), le changement n’est pas vital, au contraire.
1. In a Warzone
2. See It to Believe It
3. Back to You
4. Come Around
5. Something’s Different
6. Any of Them
7. Silence
8. All Over Again
9. It’s a Problem
10. Completely Detach
11. Gravestones and Burial Plots
12. Exit the Wasteland