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Klone – The Dreamer’s Hideaway

Le 22 décembre 2012 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Yann Ligner : Chant ;
Guillaume Bernard : Guitare ;
Aldrick Guadagnino : Guitare ;
Jean Etienne Maillard : Basse ;
Florent Marcadet : Batterie ;
Matthieu Metzger : Claviers, Saxophone...

Style:

Metal Progressif dense

Date de sortie:

05 octobre 2012

Label:

Klonosphère/ Season of Mist

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8,5/10

 

Depuis sa formation en 1995, Klone aura parcouru un sacré chemin ! Faisant déjà pas mal parler de lui depuis la parution de son premier album « Duplicate », le groupe de Poitiers verra sa notoriété grandir à chaque nouveau CD. Et si, avant, il a fait de nombreuses premières parties (et pas celles de Joe le Clodo), maintenant, c’est lui qui attire les foules en tête d’affiche. Il est aussi à l’origine du collectif Klonosphère, qui semble ne vouloir faire la promotion que de (très) bons groupes français et revient tout juste d’une belle tournée avec deux copains de ce collectif : Hacride et Trepalium.
Bref tout ça pour dire que Klone, c’est pas n’importe qui.

Moi je ne les ai vraiment découverts qu’avec « The Eye of the Needle », que je n’ai eu le temps d’écouter qu’une fois, mais qui m’avait déjà fait forte impression.

« The Dreamer’s Hideaway », par contre, est passé dans ma chaine plus d’une fois. Bien plus. Parce que ce nouvel album, à l’artwork flairant une certaine nostalgie, possède une telle richesse qu’il est impossible d’en faire le tour en seulement quelques écoutes.

Pourtant, après une courte intro, « Rocket Smoke » démarre et j’ai cru avoir affaire à un simple album de Rock/Metal. Le haut du haut du panier du Rock/Metal, car ces premiers riffs sont déjà incroyablement prenants, mais quelque chose m’échappait encore. Tout ce que je voyais (ou entendais) alors, c’était un grand talent à pondre des mélodies qui restent dans l’esprit. Et puis, en étant soutenu par une telle voix, je me disais que ça ne pouvait être mauvais. Le chant, clair, de Yann est à la fois varié et habile dans des modulations et changements surprenants, rageur, avec cette touche de pureté et cette chaleur qui le rend différent de bien des choses qu’on peut entendre, et surtout capable de choses magnifiques (« Into The Void » et surtout « The Dreamer’s Hideaway » me viennent à l’esprit).
La suite de cet album m’a parut toujours aussi bon, avec « Siren’s Song »… mais je pensais toujours que j’avais affaire à simplement du très bon Rock/Metal, plongé dans une ambiance sous forme de colère maitrisée.

En fait, non, je savais que c’était plus, bien plus, mais je ne parvenais pas à voir en quoi.

Et puis, c’est venu, petit à petit. Ma première impression n’était pas si fausse. Klone sait créer des morceaux mélodique à souhait. Mais là où il est fort c’est qu’ils arrivent à façonner quelque chose d’à la fois immédiat et auquel on ne s’attend pas.
Parce que (attention, passage pseudo-instructif inutile) si notre cerveau juge une phrase comme musicale, c’est qu’il l’a déjà (sur)entendue et qu’il y est déjà habitué. C’est d’ailleurs ce sur quoi est basé l’intégralité du succès de la variétoche de merde et toutes les daubes interchangeables qu’on entend trop souvent en radio (fin du passage ; heureusement, c’était pas long, hein ?).
Et bah Klone réussi à faire quelque chose que notre cerveau comprend immédiatement, dès la première écoute, mais qui reste en même temps inattendu et bourré de subtilités. Des breaks atmo qui conservent le riff tout en s’en éloignant ou qui scindent et cassent la structure du morceau sans jamais paraître tombés comme un cheveu dans la soupe, il y a aussi ce saxophone qui fait plusieurs apparitions (« The Dreamer’s Hideaway », « Rising » dans une sorte d’impro, « The Worst Is Over ») des sonorités (électroniques et autres) cachées en arrière plan à foison, des subtilités instrumentales (ah cette batterie sur « Siren’s Song » !!)… bref, de quoi occuper vos oreilles pendant de nombreuses écoutes.

Et puis, quand on enfile le CD dans la chaine, on est content à l’idée de passer la prochaine heure avec le groupe. Rapidement, on se met à chanter les refrains qui ne perdent pas de leur intensité au fil des écoutes.

Tout ce que je pourrais reprocher à « The Dreamer’s Hideaway », c’est un petit ventre mou sur « Corridors » et « Rising ». En fait, non, c’est pas vraiment un ventre mou, car les morceaux se montrent tout aussi bons que les autres (oh oui !), mais en fait, ce CD est tellement riche, dense et ne nous laisse tellement peu le temps de nous reposer, qu’on ne peut parfois pas suivre.
C’est quand même dingue de dire qu’un album est « trop » riche, non ?
Heureusement, « Stratum », qui reprend le thème méditatif de l’intro de « Rocket Smoke » nous permet de respirer et d’entamer la suite un peu plus frais.

Une suite qui, comme le montrent « The Worst Is Over » et « At The End Of The Bridge », se révèle plus mélancolique et emprunt d’une certaine « sérénité » (même si c’est démenti par un « Walking on Clouds » incisif) que le reste, tout en gardant le même type d’ambiances, la même lourdeur et la même richesse dans les compositions.

« The Dreamer’s Hideaway » est une belle réussite. Un album lourd et aérien, beau, immédiat mais complexe qui saura pleinement satisfaire les anciens amateurs de Klone, tout en permettant au groupe d’étendre encore un peu plus son aura dans la sphère metallique française et peut-être même au-delà.

Tracklist :
01. Rocket Smoke
02. The Dreamer’s Hideaway
03. Into The Void
04. Siren’s Song
05. Corridors
06. Rising
07. Stratum
08. The Worst Is Over
09. Walking On Clouds
10. A Finger Snaps
11. At The End Of The Bridge

Site Officiel : www.klonosphere.com/klone/
Facebook : fr-fr.facebook.com/KLONEBAND
MySpace : www.myspace.com/klone

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