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Line-up sur cet Album


  • Justin Greaves : guitares, claviers, batterie, guitare acoustique, banjo
  • Daisy Chapman : chant, piano
  • Daniel Änghede : chant
  • Karl Demata : guitares
  • Mark Furnevall : claviers
  • Ben Wilsker : batterie
  • Christian Heilmann : basse

Style:

(Post) Rock Progressif varié

Date de sortie:

17 Mars 2014

Label:

Mascot Music Productions

Note du SoilChroniqueur (Lusaimoi) : 9/10

Formé en 2004 par Justin Greaves, Crippled Black Phoenix a un longtemps été considéré comme un super groupe. Faut dire qu’il a rassemblé les membres de Mogwai, Portishead, que Justin a fait partie d’Electric Wizard, et j’en passe. Et comme pas mal de super groupes, le résultat a parfois pu décevoir. Non pas que les albums de CBP étaient mauvais – loin de là, à ce que j’ai pu voir –, mais ils avaient un peu tendance à trop s’éparpiller et s’égarer dans des expérimentations parfois ennuyeuses. Et puis, quand on voit le pedigree du groupe, on a envie d’en demander et d’en attendre énormément. D’où une certaine déception à l’arrivée.
Mais CBP, et il l’a affirmé haut et fort, ne se considère pas comme un super groupe, et les membres de certaines formations prestigieuses ne doivent leur présence qu’à l’envie de bosser ensemble, de participer à cette aventure, d’expérimenter sans barrières.
Aujourd’hui, Crippled Black Phoenix revient avec White Light Generator – toujours aussi généreux, avec ses 70 minutes au compteur –, et ce, pour le meilleur.

Ce septième album a quelque chose de simple et beau. Dès « Sweeter than You » – et ça se retrouve dans « You’ll be Murdered » –, on se voit embarqué dans un monde serein et ensoleillé, à mi-chemin entre une Folk éthérée et un vieux Blues proche d’un Elvis. C’est simple, c’est beau et ça va directement toucher la corde sensible. Chaque titre se montre ainsi très instinctif dans son approche, reliant directement le cœur aux oreilles. Pourtant, CBP se montre aussi d’une grande subtilité qui lui permet des envolées spectaculaires. Ainsi, sur « No ! Part 1 », quelques notes hypnotiques répétées suffisent à nous embarquer, mais l’explosion qui arrive ensuite, apporte le coup qui nous envole, tout en conservant cette même mélodie. Tant de passages différents, d’ambiances variées, de poussées épiques, de passages intimistes, et pourtant, tout garde une grande cohérence. Indispensable pour que l’auditeur reste dans le monde que CBP nous tricote.
L’album entier est à cette image. On sent une grande variété d’influences, allant de quelque chose proche de Depeche Mode (la voix, sur « No ! Part 1 » ou « Black Light Generator », par exemple), à Pink Floyd, dans les solo, notamment celui de « No ! Part 2 » (ou encore « Wake Me up When it’s Time to Sleep »). Un solo long et beau, mais qui ne part jamais dans le plagiat et qui sert autant le morceau qu’il le modifie. La référence est plus évidente encore lorsqu’arrivent les chœurs, magnifiant le tout.

On va aussi piocher dans un Stoner Psychédélique, avec un « Let’s Have an Apocalypse Now ! » massif, lent et entêtant, ou un « Parasites » pas avare en saturations, en distorsions et en sonorités électroniques. « Caring Breeds the Horror » et « You’ll be Murdered » prennent un tournant très western, avec un clin d’œil au film Le Bon, la Brute et le Truand pour le premier, et un côté très Lonesome Cowboy (ainsi que Rockabilly, voire Crooner par instants) pour le second. « We Remember You » va même jusqu’à s’aventurer sur les terre d’un Post Rock proche de Sigur Rós, le temps d’un break au piano.
C’est un peu la force de White Light Generator, partir dans tant de directions et pourtant garder un univers bien à lui. Chose apportée, entre autres, par la voix de Daniel Änghede qui, bien qu’extrêmement variée, pouvant être imposante ou fantomatique, apporte un fil rouge que l’on peut suivre pour ne jamais avoir l’impression d’être en présence d’un autre groupe.
Du haut de ses 70 minutes, cet album n’est jamais chiant ni avare en moments forts. « Northern Comfort », rien que lui, en est le parfait exemple. Arrivant juste après l’inquiétante pause «  ____________ », il entame la seconde partie de cet ouvrage sur les chapeaux de roue, avec ces ambiances orientales entraînantes et absolument fantastiques. On a, la première minute, une mélodie principale qui passe en boucle, mais qui n’est jamais répétitive, sur laquelle se posent toutes les variations. Arrive alors une rupture brusque, qui ne nous laisse plus qu’une voix et quelques magnifiques notes au piano, d’abord intimistes, avant une envolée éthérée que la batterie vient souligner. Puis, petit à petit, le titre repart sur la phrase du début, qui voit ses ambiances accentuées par un chœur arabisant.

La plupart des titres repose ainsi sur une mélodie qui vient à se modifier au fil des envies. CBP est bien un groupe de Prog, mais il ne va pas faire des morceaux longs, à tiroirs, pour faire des morceaux longs. Il faut que ceci ait un sens, il faut que ça suive une route tracée par l’inspiration. Les compositions ne vont jamais forcer les choses, et c’est justement ça qui en fait leur force.

Une heure dix minutes, je l’ai déjà dit et répété. Une durée qui semble longue pour un album. Et pourtant, grâce à une variété qui transpire de partout – des atmosphères aux structures, en passant par les influences – et qui est bel et bien liée à une homogénéité de l’ensemble, jamais on n’éprouve l’envie de passer un titre ou d’arrêter White Light Generator. Crippled Black Phoenix nous livre là un vrai voyage, de ceux qui nous emmènent aussi bien dans des montagnes enneigées que dans des îles tropicales, aussi bien dans des lieux isolés qu’au sein d’une foule qui danse et s’évade sans penser à rien d’autre que la musique.

Site officiel : www.crippledblackphoenix.co.uk

Facebook : www.facebook.com/pages/CRIPPLED-BLACK-PHOENIX

Tracklist:

1. Sweeter Than You
2. No! Part 1
3. No! Part 2
4. Let’s Have An Apocalypse Now!
5. Black Light Generator
6. Parasites
7. _______
8. Northern Comfort
9. Wake Me Up When It’s Time To Sleep
10. Caring Breeds The Horror
11. You’ll be Murdered
12. We Remember You
13. A Brighter Tomorrow

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2 commentaires sur “Crippled Black Phoenix – White Light Generator”

  1. 1

    D’une grande beauté ce cd comme tous les CBP
    Très bonne chronique de cet album!Bravo!

  2. pingback pingback:
    Posté: 1st Déc 2016 vers 1 h 18 min
    2
    Crippled Black Phoenix – Bronze | Soil Chronicles

    […] Facebook : https://www.facebook.com/CBP444/ Chronique “White light generator” : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … -generator Chronique “New dark age tour EP” : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … […]

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