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Crippled Black Phoenix – Bronze

Le 1 décembre 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Belinda Kordic - Chant
  • Ben Wilsker - Batterie
  • Daisy Chapman - Chant, Piano
  • Daniel Änghede - Chant
  • Jonas Stålhammar - Guitares
  • Justin Greaves - Guitares, Claviers, Batterie, Banjo
  • Mark Furnevall - Claviers
  • Tom Greenway - Basse

Style:

Macabre rock

Date de sortie:

04 novembre 2016

Label:

Season Of Mist

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,999/10

Ça y est, ça recommence. Chaque année, c’est pareil avec Crippled black Phoenix !
Je mets presque douze mois à me remettre de la sortie d’un album de ce combo de génie et bim, arrive un nouvel album et je retombe aussi sec amoureux du groupe en l’espace d’une écoute.
Et comme toute histoire passionnelle, c’en devient fusionnel au point de plus vouloir s’en séparer l’espace de quelques heures. Bref, comment devenir mon album de chevet ? Demandez à Crippled black Phoenix.

De par sa capacité à explorer un panel très large d’univers musicaux au travers d’un seul album rempli ras la gueule, à savoir 67 minutes d’invitation à un voyage méditatif réparties sur dix titres, ce “Bronze”, sixième full length du groupe, arrive à nous faire passer du stoner au metal, du psychédélique au post rock, du doom au progressif, de la pop au hard rock avec une aisance qui frôle l’insolence !

Les cinq premières minutes de l’album sont l’intro “Dead imperial Bastard”, longue plage ambiante instrumentale planante à souhait, digne d’une BO d’un “Blade Runner” dans une version plus dark.
C’est progressivement que “Deviant Burials” se met en place, le côté calme laissant place à un (hard) rock psychédélique fortement teinté seventies.
Depuis quelques albums, on s’habitue à ce chant, posé, justement placé sur les notes distillées par les musiciens : sorte de Black Sabbath qui se prendrait pour Hawkwind. Crippled black Phoenix laisse la part belle aux ambiances, aux arrangements magnifiques, à ce space rock proche d’Hawkwind mélangé aux rock progressif et psychédélique d’un Pink Floyd sous acide.
Les parties instrumentales se veulent une nouvelle fois très prenantes et lancinantes, avant que la thématique principale du morceau ne revienne comme par enchantement.
Le groupe laisse aller ses compositions au gré de leurs envies et de leurs rêves, déviant totalement de l’univers du début avant que quelque chose ne les réveille afin qu’ils retournent à leur sujet.

“No fun”, qui suit, revient à un (hard) rock plus classique tout en gardant les fondamentaux de la musique du groupe : nerveux sans être brutal, plus versatile que l’ensemble de l’album, ce titre, apparemment écrit il y a plus de dix ans, montre un groupe moins porté sur la nuance, et surtout sur un morceau plus lourd, que l’ensemble de ce “Bronze”.

Le court “Rotten Memories”, sorte de blues composé sous hallucinogène à la lenteur tranquillisante, semble faire office d’interlude avant que “Champions of Disturbance”, énorme pavé frôlant le génie, ne déverse ses atmosphères space rock sur une longue plage instrumentale durant la moitié du morceau ! Pour le coup, on se contente de fermer les yeux et de se laisser purement transporter avec la ferme envie… que ça ne s’arrête jamais.
Au bout de quatre minutes s’enchaîne une deuxième partie plus rythmée, au rock plus direct, assez comparable à “Deviant Burials”, pour arriver sur un final pour le moins grandiose.
“Goodbye then”, titre à nouveau planant pendant cinq minutes, explore les univers une nouvelle fois de Pink Floyd, dans son penchant le plus ambiant, avant que le long “Turn to Stone” nous emmène dans des univers seventies, débutant par un (hard) rock somme toute classique avant de repartir à nouveau dans des périples typiquement Floydiens.

Plus on avance dans “Bronze”, plus la musique de Crippled black Phoenix frôle le génie : que dire des neuf minutes de “Scared and alone”, à l’ambiance aussi sombre que sensuelle, sur lequel Belinda Kordic y amène son chant envoûtant ?
Et le morceau le plus long de l’album, “Winning a losing Battle”, pour neuf minutes mystérieuses aux ambiances inquiétantes, avec une longue plage instrumentale qu’on qualifiera d’expérimentale ?
Enfin, le final “We are the Darkeners”, plus ‘classique’, en guise de dessert, termine l’album sur une note moins sombre. (Encore que…)

Une fois de plus, Crippled black Phoenix frappe fort, très fort, pour un album d’une richesse remarquable qui pourra devenir, pour peu qu’on entre dans leur univers, un nouvel album de chevet.

Oui, ce groupe est fascinant ! Et encore une fois, je vais mettre des mois à me le réécouter régulièrement !

Une merveille !

Tracklist :
01. Dead imperial Bastard (5:00)
02. Deviant Burials (6:45)
03. No Fun (4:53)
04. Rotten Memories (3:11)
05. Champions of Disturbance (Pt 1 & 2) (9:02)
06. Goodbye then (5:23)
07. Turn to Stone (7:05)
08. Scared and alone (8:59)
09. Winning a losing Battle (9:15)
10. We are the Darkeners (7:54)

Site officiel : http://www.crippledblackphoenix.co.uk/
Myspace : http://www.myspace.com/crippledblackphoenix
Facebook : https://www.facebook.com/CBP444/
Chronique “White light generator” : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … -generator
Chronique “New dark age tour EP” : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … ep-2015-ad

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