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The Dead Daisies

Le 17 juillet 2015 posté par Bloodybarbie

Interviewé : John Corabi

Intervieweuse : Bloodybarbie

Suite à la sortie du nouvel album « Revolución », de The Dead Daisies, ce groupe peu connu par son nom mais plus connu par celui de ses membres, nous avons eu l’honneur de rencontrer le frontrman John Corabi (ex Mötley Crüe/Ratt), la veille de leur concert au Zenith de Paris, en première partie du groupe légendaire Kiss.

Chronique de l’album : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/the-dead-daisies-revolucion

Je suppose que ce n’est pas ta première fois à Paris, combien de fois es-tu venu ici ?

Je suis venu plusieurs fois ici en tant que touriste ou pour des journées promos, comme aujourd’hui, mais demain sera la première fois que j’y donne un concert. J’ai hâte d’y être d’ailleurs ! On est à plus de la moitié de notre tournée avec Kiss. Nous allons ensuite à Amsterdam pour une journée promo, ensuite on fera le Graspop puis on redescend jusqu’à Barcelone et Madrid. Ça va faire un très long chemin !

 

D’ailleurs, félicitations pour ce super nouvel album « Revolución » que j’ai apprécié, plus que le premier même. Quelque chose m’a troublé, y-a-t-il une signification particulière au fait que les marguerites soient noires sur la pochette de cet album ?

Non, rien de bien particulier, on voulait juste changer leur couleur. J’adore les têtes de morts et je trouve que les marguerites vont bien avec. On a une sacrée équipe de management et on apprécie vraiment ce qu’ils font pour nous mais je ne pense pas qu’ils avaient une idée derrière la tête.

 

Et que représente ce mur sur votre artwork ?

En fait, c’est une photo de nous, si vous regardez l’intérieur du digipack. On l‘a prise lorsqu’on était à Cuba et je trouve que ça rajoute des couleurs à la pochette.

D’ailleurs, il paraît que Cuba vous a pas mal influencé dans l’écriture de cet album ?

Il y a eu pas mal d’histoires entre les USA et Cuba. Depuis un an, il est devenu possible d’aller faire des concerts là-bas et on m’a demandé si je voulais bien y aller. J’ai répondu oui bien évidement, j’ai toujours rêvé d’aller visiter ce pays qui est politiquement chaud. Dès la première minute de notre arrivée là-bas, lorsqu’on est descendu de l’avion, les gens étaient tellement adorables et généreux envers nous, qui sommes venus d’ailleurs pour jouer chez eux. Le truc qui me fascine chez eux, c’est qu’ils n’ont pas MTV, les radios sont limitées, ils ne connaissent même pas la musique en dehors de la leur ! C’est impressionnant. C’est une sorte de pureté et d’innocence à la fois. Ils ne connaissent même pas les différents types de musiques et malgré tout ils étaient à fond dans la nôtre.

Tu sais ce que je déteste, ce sont tous ces gens qui passent leur temps à classifier les genres et sous genre de musique. C’est finalement de la musique ! Et à Cuba, ils s’en foutent, c’est juste de la musique, peu importe à quel type elle appartient, tant que ça leur plaît !

Pourquoi deux batteurs, Bryan Tichy et Jacky Barns, pour enregistrer la batterie sur cet album ?

Brian est venu à Cuba avec nous mais ne pouvait pas venir en Australie. David connaît bien Jimmy, le père de Jacky et lui a demandé s’il pouvait finir l’enregistrement. Jacky a appris à jouer l’un de nos morceaux pour s’amuser puis il est venu nous faire une démonstration. On a trouvé que c’était génial et on lui a proposé de faire des morceaux avec nous. Le CD sonne merveilleusement bien !

 

Combien de temps avez-vous mis pour composer et enregistrer l’album ?

30 jours pour le composer, l’enregistrer, le mixer, le produire et faire la couverture ! Incroyable non ? Aucun de nous n’a fait un truc aussi rapidement avec son groupe. C’est venu tellement naturellement, on testait des trucs, ça nous plaisait et hop on enregistrait directement, puis au suivant ! Pour ma part, j’écris les paroles, je vais chanter puis je me dis « ça peut être mieux ». Et parfois c’est la première intuition, le premier jet qui est le meilleur ! C’est pour ça qu’on l’a fait si rapidement, pas de temps pour trop réfléchir. On enregistrait, on faisait le mixage et on envoyait à Ben pour le mastering et on enchaînait avec le morceau suivant. C’était bien cool et je suis fier du travail qu’on a accompli !

 

Peux-tu me raconter l’histoire de la formation du groupe ?

L’aventure a commencé il y a deux ans et demi je crois. David Lowy (notre guitariste) et Jon Stevens ont formé ce groupe et ont commencé à composer à deux. Ensuite ils ont recruté des musiciens de sessions et ont commencé à tourner avec Kiss l’année dernière et Lynyrd Skynyrd… de grands groupes quoi. Ensuite, pour des raisons que j’ignore et je ne voudrais pas raconter des bêtises, l’ancien chanteur a été viré et ils m’ont appelé pour me proposer de les rejoindre et chanter dans leur groupe.

 

Tu joues actuellement dans d’autres groupes ?

Oui j’ai mon groupe solo aux USA, j’ai fait pas mal de concerts aux USA et au Canada ces six derniers mois. Je monte sur scène et je joue l’album en entier, celui qui a été composé en 94 plus quelques nouveaux morceaux mais je n’ai pas vraiment sorti d’album récemment. Ensuite j’ai eu cette proposition. Je pense pouvoir gérer les deux groupes, du moment que notre manager de The Dead Daisies et celui de mon groupe solo parlent entre eux et s’arrangent.

 

Tu es donc un homme très occupé !

Oui et j’aime ça ! Le truc cool avec mon autre groupe c’est que mon batteur est mon fils et si je dois faire une tournée européenne avec lui ça serait génial, je pourrais lui faire visiter Paris, lui montrer la tour Eiffel et lui faire découvrir la gastronomie française et d’autres choses que tout père aime à partager avec son fils, j’ai vraiment hâte !

 

Tu es guitariste chanteur et pourtant ton fils a choisi la batterie !

En fait Tommy Lee l’a observé faire un truc et m’a dit « je pense que ton fils fera un bon batteur ». Il lui a acheté un petit kit de batterie et le voilà batteur, il est bon en plus, je suis fier de lui.

 

Et d’ailleurs, n’es-tu pas frustré de ne plus jouer de guitare et de ne faire que chanter ?

Non, pas du tout ! Chanter seulement me permet de me focaliser sur le public et interagir avec lui, c’est ce que je préfère. J’aime le fait que je peux en jouer si on a besoin de moi mais aussi que cela m’aide lorsque j’écris mes chansons.

 

L’intitulé de l’album « Revolución » a-t-il une influence politique, puisque je ne trouve pas de relation avec ce titre et le nom des morceaux ?

Ma femme et moi avons fait un pacte de ne jamais parler politique, religion ou tout autre sujet tabou qui peut fâcher et avec personne, et même quand on nous incite à parler de ça, dans une discussion ou autre, on trouve toujours un échappatoire élégant.

Nous pouvons passer notre temps à blâmer les politiciens, les religieux ou les pollueurs en buvant une tasse de thé, mais si nous voulons que quelque chose change, nous devons commencer par toi et moi, c’est la morale du morceau « You And I ». Peut-être que j’ai légèrement trahi ce pacte, mais je ne voulais pas du tout parler politique (rire).

Pourquoi avoir choisi de parler de « Mexico », c’est l’une de tes destinations touristiques qui t’a marqué ?

J’avoue que j’ai commencé à écrire ce titre avant de rejoindre le groupe. Je voulais parler des endroits / pays à visiter et Mexico en fait partie. Il y a des endroits magnifiques là-bas mais aussi un côté obscur. Si tu connais quelques récits bibliques, l’histoire de Samson et Dalila. Samson était grand et fort, aux cheveux très longs, il été charmé par cette femme et a couché avec elle. Et dans son sommeil, elle lui a coupé les cheveux. Donc Mexico c’est comme Dalila, très jolie mais dangereuse (rire).

 

Tu as eu quelques mésaventures là-bas ?

Oui et ailleurs aussi. Vous pouvez avoir des mésaventures partout, j’ai juste cité Mexico comme exemple.

 

Mais on entend quelques percussion tribales dans « Make The Best Of It », ça ne se serait pas fait à Cuba, comme par hasard ?

Exact ! Il y avait une cubaine, qui est excellente percussionniste, on lui a proposé de contribuer à ce titre et elle a fait un très bon boulot. C’est une façon d’avoir un souvenir de Cuba, un souvenir ancré dans notre musique !

 

« Sleep » m’a fait beaucoup penser aux compositions des Beatles !

Oh je suis un grand fan des Beatles ! Si tu connais bien la disco de Mötley Crüe, la chanson « Friends » sonne aussi comme celles des Beatles.

 

Quel est ton morceau favori sur cet album ?

Je dirais « Something I Said ». Il a un côté R’N’B lors des couplets et ce pont joyeux au milieu à la Led Zepplin.

 

Le groupe est-il renommé maintenant ?

On n’a pas encore tourné aux USA pour cet album. Je dirais que de plus en plus de personnes nous suivent maintenant mais beaucoup de gens n’ont encore jamais entendu parler de notre groupe. Avec cette tournée, on sent qu’on prend vraiment de l’ampleur.

Et d’ailleurs, nous allons revenir à Paris pour un concert en tête d’affiche le 27 novembre 2015.

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2 commentaires sur “The Dead Daisies”

  1. pingback pingback:
    Posté: 11th Nov 2015 vers 0 h 01 min
    1
    KISS + The Dead Daisies au Zénith de Paris le 16/06/2015 | Soil Chronicles

    […] Voici l’interview de John Corabi réalisée la veille du concert : http://www.soilchronicles.fr/interviews/the-dead-daisies […]

  2. pingback pingback:
    Posté: 11th Nov 2015 vers 0 h 44 min
    2
    The Dead Daisies en tête d’affiche à Paris le 27/11/2015 | Soil Chronicles

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