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Live report : Bloodybarbie


Ce soir, en ce 16 juin 2015, c’est le grand soir comme presque chaque année, le grand spectacle de Heavy Métal/Hard Rock (ou encore Glam) à l’américaine. Les légendes de KISS sont de retour pour nous en mettre plein la gueule et les oreilles et fêter leur 40 ème concert déjà !

Ça sera aussi mon premier concert au Zénith de Paris mais surtout mon premier concert de KISS !!! Finalement pas si effrayante que ça cette grande salle, et j’ai opté pour la fosse. Parce qu’entre nous, à moins d’être vieux ou handicapé, vous n’allez quand même pas apprécier un tel concert ça en étant assis ! Ah oui! J’oubliais, la génération de KISS est vieille, ceci explique cela ! En tout cas, les gradins étaient pleins.
Ce qui était aussi surprenant, c’est de voir autant de spectateurs, presque tous (sauf moi) en t-shirt de KISS, certains ont même des vestes avec uniquement des dizaines de patches de KISS. Il y avait beaucoup de vieux mais aussi des papas avec leurs enfants et des bandes de jeunes maquillés à la Eric Singer ou Gene Simmons…!

Quelques minutes auparavant, j’ai vu, alors que le concert n’était pas sold-out, quelques personnes avec des pancartes qui espéraient trouver des places moins chers, parce qu’il faut dire ce qu’il en est, une place à 100 euro (soit 10% du smic) ça fait trop cher la place, au même prix d’un festival avec de grands groupes. En même temps, le Zénith, c’est une boite à fric quand il s’agit de groupes comme KISS. J’espère que tous ces groupes de métal n’augmenteront pas le prix de leur prestation en prenant de l’âge (ou de l’expérience/valeur) ! C’est comme pour le vin et le comté, plus c’est vieux plus c’est cher et bon.

Le groupe qui aura l’honneur d’ouvrir le bal pour nos vieux américains est un groupe méconnu au bataillon, un jeune groupe, formé en 2011, mais dont les membres sont assez vieux. Derrière le nom de The Dead Daisies se cachent des légendes, vous en reconnaîtrez peut-être quelque uns. Au micro : notre cher John Corabi (Ex Moteley Crüe), derrière les fûts Tommy Clufetos (et oui, le batteur de Black Sabbath & Ozzy Osbourne) qui assurera cette tournée, à la basse : Marco Mendoza (Thin Lizzy/Whitesnake), aux claviers : Dizzy Reed (Guns N’ Roses), et aux guitares : David Lowy (MINK, Red Phoenix) & Richard Fortus (Guns N’ Roses/The Psychedelic Furs). Que de bons musiciens, tous unis pour nous délivrer du très bon Rock’N’Roll et nous présenter quelques nouveaux morceaux issus de leur nouvel et très bon album « Revolución » sorti quelques jours avant cette date.

20h00 pétante, ils débarquent décontractés, comme s’ils venaient rendre visite à des potes, chaleureusement accueilli par le public parisien dès « Mexico », le titre qui a été sélectionné pour ouvrir le show. Un bref moment d’évasion pour découvrir la beauté et la face cachée de Mexico en Rock. J’ai pu enfin voir les yeux de John (car la veille en interview, et même dans une salle à l’abri du soleil, il portait ses lunettes de soleil). A ses côtés, un bassiste charismatique (oui, ça existe parfois) Marco Mendoza qui s’est bien fait remarqué tant par son corps (les filles comprendront), sa bonne humeur mais aussi par sa basse. Pour sa part, David Lowy s’est montré un peu timide.

En tout cas, John aura réussi à secouer le public chœurs et corps, pour participer sur des refrains qu’il ne connaissait pas auparavant. En même temps, ce n’est pas compliqué sur un titre de reprise de Joe South comme « Hush », il faut juste chanter ‘nanananananana’ ou ‘Hush’ quand il le faut (je préfère de loin cette version à l’originale, même meilleure que la version de Deep Purple). Dans certains concerts comme celui de Cuba, il y avait un harmoniciste qui jouait tout au long du morceau, mais on n’y a pas eu droit ce soir. John, tambourin à la main, profitera de ce long et sublime solo d’orgue électrique pour présenter Dizzy Reed. Vient le moment de la petite balade toute douce et la baisse énergétique avec « Lock ‘N’ Load », qui nous rappellera la nostalgie Gun’N’Roses et ce moment de balancement de bras à la fin sous les ordres de Marco (personne ne peut résister à ses ordres).

Un instant d’intimité de 30 secondes, pendant que John se repose les cordes vocales, un dialogue profond s’établie entre Richard Fortus et sa guitare par l’intermédiaire de cet outil magique, le talkbox, accompagné par un jeu de clavier pour introduire « With You and I ». Richard accompagnera de cette manière tout le reste du morceau.

On a eu le droit à une belle setlist avec des morceaux puisant dans leur deux albums (vu qu’ils n’ont que ça), dont la moitié ne sont que de belles reprises de vieux morceaux peu connus de la nouvelle génération, comme l’excellente interprétation de « Midnight Moses » bien groovy (reprise de Sensational Alex Harvey Band) au refrain accrocheur et au super jeu de guitares, avec ce petit pont aux percussions tribales que John se fera plaisir de jouer sur un pad. Mais encore le Bluesy Rock « Looking For The One », « Devil out Of Time » et surtout le posé « Make The Best Of It » avec ce jeu d’orgue électrique.

John n’est pas qu’un simple chanteur, il sait manier plus de deux cordes puisqu’il fut guitariste et l’est toujours (seulement quand c’est nécessaire). Il jouera en solo un passage à la guitare acoustique entre deux morceaux.

Et pour terminer ce concert, John nous a choisi cette reprise d’un des ses groupes favoris, si ce n’est même son groupe préféré : les Beatles. Ils interprétèrent donc avec du son frais « Helter Skelter » et ses sublimes tappings en fin de morceau. D’ailleurs, on peut observer à quel point ça lui tient à cœur, il semblait complètement en transe lors de ce morceau et il l’a même chanté à genou ! Sa bande s’est aussi donnée à fond pour cette fin de concert.

Ils ont été bien généreux à nous balancer une pluie de médiators tout au long de leur partie du concert, on en aura tous attrapé un, même ceux qui n’ont jamais fait d’entraînement de baseball. John a remercié le public plus d’une fois et il déclara que c’est sa première fois sur scène en France. Il nous donne RDV à leur prochain concert à Paris en tête d’affiche qui aura lieu en novembre. Marco quant à lui nous invite à les rejoindre à la boutique après le concert ! Ils auront certainement gagné de nouveaux fans ce soir avec une aussi bonne prestation. Nous retiendrons la phrase de John “J’ai perdu ma virginité musicale ce soir”.

Le son était très bon, et l’ambiance aussi, assurée par les grands soins de monsieur John Corabi, cet homme fort sympathique, qui a de la classe et beaucoup de charisme et qui n’a pas arrêter d’explorer la scène, ne délaissant aucun coin, mais qui est surtout très proche du public et de ses musiciens (surtout lorsqu’il chante avec Marco dans le même micro, presque au point de s’embrasser!!!).

Vivement leur concert en tête d’affiche le 27 novembre à Paris.

Voici l’interview de John Corabi réalisée la veille du concert : http://www.soilchronicles.fr/interviews/the-dead-daisies

Chronique de «Revolución » : http://www.soilchronicles.fr/chroniques/the-dead-daisies-revolucion

Setlist The Dead Daisies :

-Mexico
-Evil Is Goin’ On (reprise d’Howlin’ Wolf)
-Midnight Moses (reprise du Sensational Alex Harvey Band)
-Looking for the One
-Devil Out of Time
-Make the Best of It
-Hush (reprise de Joe South)
-Lock ‘n’ Load
-With You and I
-Face I Love
-Helter Skelter (reprise des Beatles)

Vient enfin le moment du live report où je vais avoir beaucoup de choses à raconter, heureusement que les pages word sont infinies !

Quelques minutes avant la partie tant attendue, le Zénith n’est pas complètement plein, il restait pas mal de place dans la fosse. La salle est décorée de banderoles de “KISS Army”. Lors de cet entracte, nous avons eu droit à un petit instant publicitaire (moi qui croyais que ça n’arrive qu’au ciné !). Mais comme mon cerveau censure toute publicité, je ne pourrais vous en dire de quoi il en était.

Quelques secondes avant leur apparition sur scène, on voit les membres de KISS en direct sur l’écran, allant d’une vue du ciel du Zénith par google earth zoomé jusqu’au backstage. Les voilà en route vers la scène, escortés par Gérard Drouot (il parait vachement petit devant leur hauts talons) sous l’hymne de Led Zepplin : « Good Time Bad Time ». Bien évidemment, notre cher bassiste n’hésitera pas à nous exposer sa longue langue dès l’instant où le projecteur est dirigé vers lui.

C’est fou, à chaque fois qu’on les voit, on a l’impression qu’ils sont éternellement jeunes, ces vieux retraités… C’est bien normal, leur maquillage masque miraculeusement bien toutes rides et autres défauts (voilà mesdames, le maquillage efficace pour une jeunesse éternelle).  Et puis pas de retraite dans la musique, c’est jusqu’à la mort !

Bref, le grand rideau tombe enfin après que tout le monde ait récité, avec le frontman, le slogan de KISS  »You wanted the best, you got the best. The hottest band in the world : KISS » et voilà que le public atteint son entropie maximale ! Des flammes, des pétards, des animations sur  les multiples écrans en fond de scène, des jeux de lumières et des lasers surprenants dès le premier morceau qui ouvrira ce spectacle : « Detroit Rock City » où chaque note de guitare/basse à la fin du morceau était couronnée d’explosion de pétards ! Paul Stanley nous interprètera son solo dans une position peu conventionnelle et confortable pour un guitariste (plutôt une position d’art martial), la langue bien pendante comme lui a bien appris Gene Simmons.
On admirera les costumes, toujours aussi beau, de KISS et leur talons compensés. Eric Singer (qui n’est pas chanteur mais batteur) lui, il a un talon différent, une scène surélevée, autant dire un talon de quelques mètres pour paraître encore plus grand que ses camarades.

Juste après le fameux et mythique « Psycho Circus », Paul tient un discours : “Je ne parle qu’un tout petit de français et donc je vous parlerai en anglais. Nous sommes enchantés de jouer ici. Quelques jours plutôt, nous avons joué devant 25000 personnes. Même si vous n’êtres pas autant ce soir, vous devez nous montrer que vous êtes les numéros 1. Nous voilà sur les terres de Johny Halliday, Edith Piaf, Charles Aznavour…” et d’un coup il se met à chanter, et en français, le début de la marseillaise (il sait comment parler aux français, lui), le public finira le reste. Paul répliquera part un “ Très bien !”

Le frontman nous demande combien d’entre nous n’ont jamais vu KISS en concert, et en effet on est nombreux ! Il nous promet que ce jour est un jour qu’on n’oubliera jamais et annonce le titre : « Creatures of the Night ». S’ensuit un moment où il fait péter les cordes vocales du public tel un chef orchestre pointant du doigt les parties du public qui doivent hurler de toutes leurs forces pendant une bonne minute. Il annonce « I Love It Loud », où cette fois c’est à Gene de prendre le micro de chanter le long du morceau (sans sortir sa langue, comme quoi il arrive à garder sa langue dans sa bouche  (ou poche) !) en invitant le public à l’accompagner, qui bien évidement connaissait les paroles par cœur comme pour tout le reste de la setlist. Il continuera à mener à bien son rôle de chanteur pour interpréter « War Machine » avec sa voix bien rauque, laissant Paul se reposer (ah, ces vieux !) mais surtout se mouvoir, danser et faire le fou sans contrainte de micro.

Soudain, c’est la panique sur scène ! Les détecteurs de fumée sonnent, et Gene va user de sa bouche pour faire le pseudo-cracheur de feu. Paul reprend le chant principal pour interpréter les bons vieux classiques « Do You Love Me » et « Hell or Hallelujah » pendant lesquels rien de spectaculaire ne se passe. A la fin de « Hell or Hallelujah », Paul se retrouve seul sur scène pour la branlette de guitare et d’ailleurs crache du feu lors des pics de plaisir en enchainant avec « Calling Dr. Love » chanté par Gene (dès qu’il a une seconde, il lèche son micro, incorrigible le Gene !). Paul nous demande de l’aide pour le suivant,  un titre extrait d’un album de 1993, année de naissance de certains d’entre nous, et nous informe qu’ils viennent en France depuis 1976. Ils entament les riffs de « Lick It Up », Paul et Tommy ont été surélevés pour ce moment de tête à tête ou de dialogue amical guitare à guitare sur un pont extrait du morceau « Won’t Get Fooled Again » de The Who, et redescendent sur terre juste après.

Évacuation de la scène, seul restera Gene avec sa superbe basse en forme de hache, entouré de lumière verdâtre et de brume, pour faire enfin ressortir le Black Métalleux en lui. Après nous avoir montré ses aptitudes à manier sa langue et sa basse ainsi qu’à cracher du feu, et après ces quelques notes simples de basse (on voit bien qu’il peine à garder ce liquide dans sa bouche fermée jusqu’au moment opportun) voilà qu’il révèle son don de cracheur de SANG, après ces quelques coups d’horloge ! Il vole ensuite jusqu’à sa petite loge dans les airs, pour nous répéter trois fois de suite « Oh Yeah ! » puis « très bien » et  il y restera pour chanter et jouer le grandiose « God of Thunder » (mon morceau préféré, qu’on entend souvent aux entractes des concerts de Lordi) et aux commandes du micro sur « Cold Gin » également.

Avant d’entamer « Love Gun », Paul fait son discours pendant que les roadies préparent l’attraction à la tyrolienne. Il nous propose d’aller jouer à l’autre bout de la salle, à condition qu’on l’invite et qu’on crie son nom le plus fort possible, pendant une bonne minute (on notera ces forts aigus très désagréables pour les tympans lorsqu’il a prononcé, quatre fois en une phrase, le mot ‘but’, je m’en souviendrais pour toujours !). Il prend son envol pour rejoindre le mini spot qu’on lui a soigneusement dégagé. Il y restera pour chanter et interpréter à la gratte « Love Gun ». On aura oublié les autres pendant tout ce moment, le regard tourné vers Paul, sauf pendant le solo. Un parent soulève son petit fils, pour qu’il se fasse remarquer par Paul, objectif atteint ! Vient ce moment magique, l’intro à la guitare de « Black Diamonds »  jouée en solo par Paul. Lorsqu’il était tranquillement en train de chanter, il aperçut l’enfant et s’arrêta sec pour l’inviter à se joindre à lui sur sa petite scène et un autre enfant en profita pour les rejoindre. Il reprend son morceau pendant que les petits font leur pose photo. Il regagne sa grande scène en continuant à chanter dans l’air, accroché à sa tyrolienne. A la fin du morceau, la batterie se suréleva le temps d’un petit d’Eric Singer et ils quittent la scène sous un ‘‘au revoir mes amis’’.

Quelques brefs instants plus tard, ils reviennent sur scène sous les cris hystériques des fans et enchaînent sur la trinité de la tournée : « Shout It Out Loud », « I Was Made for Lovin’ You » et enfin, le grandiose et l’incontournable « Rock and Roll All Nite ».

Le moment qui fait le plus mal, âmes et cœurs sensibles s’abstenir. Quand vous ne vous y attendez pas, vous serez choqué, bien que ce soit une tradition chez certains groupes comme The Who (bon, ils cassaient aussi la batterie et les amplis), Hendrix,… KISS fait aussi partie de cette liste. Ce moment où Paul casse sa magnifique guitare ! Il la fracasse en mille morceaux ! (On comprend maintenant pourquoi la place coûte 100 euro). Mais bon, le show en vaut presque son prix, à faire au moins une fois dans votre vie, car comme pour Iron Maiden, Alice Cooper, Metallica, vous ne pouvez pas mourir sans avoir vu KISS ! Cependant d’après les habitués, le show est répétitif, toujours le même spectacle ! Personnellement si c’est pour revoir la même chose, je préfère voir ailleurs ensuite !

Mais si c’est votre première fois, KISS, c’est le genre de concert qui vous surprend, vous fascine et vous émerveille ! Il reste le meilleur concert que j’aurais fait en termes de mise en scène et de bonne humeur. Un déluge de flammes pour nous réchauffer en cette chaleur parisienne, un son grandiose,… Tout était à la hauteur de KISS, même si le public n’est pas aussi fou que je ne l’aurais imaginé (normal c’est un public de vieux) !

Un énorme merci à Olivier de Replica pour l’invitation, Gérard Drouot Production pour l’organisation du concert et les deux groupes pour nous avoir faire vivre une soirée UNIQUE !

Setlist KISS :

-Detroit Rock City
-Deuce
-Psycho Circus
-Creatures of the Night
-I Love It Loud
-War Machine
-Do You Love Me
-Hell or Hallelujah
-Calling Dr. Love
-Lick It Up
-Bass Solo
-God of Thunder
-Cold Gin
-Love Gun
-Black Diamond

Encore:
-Shout It Out Loud
-I Was Made for Lovin’ You
-Rock and Roll All Nite

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