Communication de nos partenaires

Line-up sur cet Album


  • Gabriel Palmieri : Guitare
  • Guillaume Corsale : Guitare, Choeurs
  • Phil Wax : Basse, Choeurs
  • Nicolas Griette : Chant
  • Thomas Coulaud : Batterie

Style:

Heavy Metal

Date de sortie:

Fevrier 2014

Label:

Brennus Music

Note du Soilchroniqueur (Celtikwar):9/10

Il faut encore dire un grand bravo à Brennus Music.

De moins en moins de labels essayent de soutenir nos groupes français, alors que de nombreux talents se cachent dans nos frontières… Il est dommage de ne pas leur faire voir le grand jour.

L’année dernière c’est un Arès « Not Playing This Game » qui collait une baffe aux amateurs de Heavy Metal. Maintenant c’est au tour de Deafening Silence et son « Scapegoat Of Ignorance » de faire le bonheur des porteurs de veste à patch et des nostalgiques des années quatre-vingt…

Deafening Silence est une formation lorraine existant depuis 1997, et ayant quelques méfaits à son actif: une première démo en 1998 « Tales from the Seven Star », puis le groupe en enchaînera ensuite une par année, c’est ainsi que « Between Two Worlds » et « Muse » voient le jour. Il fallait quand même un premier véritable album et c’est « Edge of Life  » qui ouvre les hostilités en 2003, il faudra ensuite quatre ans pour composer « Backlash ».

Bien entendu durant tout ce laps de temps, Deafening Silence connait, comme de nombreuses formations, de nombreux changements de line up, c’est pourquoi, il faudra attendre Février 2014 pour que « Scapegoat of Ignorance » arrive dans nos bacs.

Il s’agit d’un concept album sur la première guerre mondiale. Quoi de mieux que l’histoire des poilus pour du Heavy Metal. Enfin bon trêve de plaisanteries, passons dans le vif du sujet. Car sous cette pochette très réussie se cache une véritable pépite musicale.

Le premier des points positifs que l’on trouve est le chant de Nicolas Griette qui se plait à partir dans certaines octaves très attractives ( « Carved in Stone » ou  » Dereliction of Duty » pour n’en citer que deux) mais qui tient aussi un langage puissant par un timbre de voix musclé et ses petites montés dans des tonalités aiguës n’en deviennent que plus tranchantes. Un chant très captivant qui nous colle dans une ambiance très typée Heavy des années 80, on se rapproche un peu des Helloween ou Running Wild.

En parlant de ce dernier d’ailleurs, jetez une oreille à « Carved in Stone » et sa lourde introduction reprenant une chevauchée sauvage, vous comprendrez le bien que l’on dit de Deafening Silence qui nous transporte part des mélodies proches d’un « Port Royal » bien que l’univers soit ici sur terre dans des tranchés et non en plein océan. Il faut dire qu’un titre comme  » Soldiers of Fortune » aurait pu paraître sur un ‘Under Jolly Roger’ ou ‘Keepers Of The Seven Keys’ et cela n’aura choqué personne.

La formation joue aussi à la limite entre plusieurs styles, on se demande si nous plongeons dans le Thrash (certaines rythmiques très appuyés et incisives) ou le Speed (par ses nombreuses envolées à grande vitesse) par moment alors que d’autre seront plus Power (et oui que serait un album de Heavy sans titre avec des bons gros refrains mémorisables en deux secondes)… Enfin bon, comme à la belle époque où les étiquettes n’existaient pas encore, ce qui permettait à chaque formation de faire se dont elle a envie en jouant sur plusieurs cartes.

Autre point fort encore de ce groupe, c’est la variété de ses titres. Il faut dire que nombreux dépassent les cinq minutes traditionnelles, « The Last Stand » frise même avec le quart d’heure, du coup Deafening Silence en profite pour placer de nombreux changements de tempos, ainsi que des introductions plaçant les atmosphères de chaque titre, des guitares mélancoliques pour les deux dernières chansons (qui évoquent la fin du personnages si votre serviteur ne se trompe pas), des bombardements sur le lourd « Of Iron and Fire » ou un martèlement de batterie pour un « Under Siege » qui frappe fort.

Que dire aussi des nombreuses parties de guitares qui enchantent les adorateurs de Heavy, de nombreux solo des incisifs sont disséminés dans cet opus, de nombreux passages plus mélodiques comme sur « The Last Stand » sur lequel la formation nous offre quelques parties plus légères et souples, avant de repartir ensuite pour des breaks beaucoup plus martiaux. Un régal auditif.

Avec cet album Deafening Silence frappe un grand coup, « Scapegoat Of Ignorance » ravira tous les amateurs de bon gros Heavy Metal à l’allemande des formations comme Blind Guardian, Accept ou encore fans des (anciens) guerriers de Manowar. Il y a d’ailleurs sur cet opus de véritables hymnes hommages au style pratiqué « Under The Siege ».

 

Il fallait bien avoir un « Album de l’Année ».

Facebook: https://www.facebook.com/DeafeningSilenceOfficial

 

1. The Call
2. Death Squads
3. Under Siege
4. Of Iron and Fire
5. Carved in Stone
6. The Last Stand
7. Soldiers of Fortune
8. Dereliction of Duty
9. Farewell
10. Epitaph

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green