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Abysse – I am the Wolf

Le 2 juin 2016 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


  • Jérémy Cas : basse
  • Sebastien Pineau : batterie
  • Vincent Barbaud : guitares
  • Geoffrey Veron : guitares

Style:

Metal Progressif (instrumental)

Date de sortie:

Février 2016

Label:

Autoproduction/Blue Wave Production

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 9/10


Je me rappelle de la première fois qu’on m’a parlé d’Abysse. C’était une ancienne chroniqueuse de Soil, et à l’époque, je pensais à un petit groupe local – le truc sympa, qui possède une jolie communauté de fans principalement composée d’amis ou de connaissances. Je lui ai répondu que je ne connaissais pas et j’en étais resté là. Mais depuis, je n’ai pas cessé d’en entendre parler. Pour la qualité de leurs productions, dont leur premier album En(d)grave, leurs shows et parce que Jérémy, leur bassiste, est très impliqué dans la promotion de formations (et des bonnes choses, il m’en a fait découvrir) et l’organisation de concerts.
Pourtant, je dois avouer que je ne m’étais jusqu’alors jamais penché sur la musique. Il faut dire que le Metal instrumental me laisse souvent l’impression d’un manque, que les gars se sont lancés là-dedans faute de chanteur. Même dans des albums que j’ai beaucoup aimé, comme ceux de Corbeaux ou Kaylz, je m’attendais, à certains moments, à voir se pointer un chant qui ne venait jamais. D’où une certaine frustration. Ma préférence, dans ces CDs, allait alors aux moments les plus calmes, où les ambiances dominaient. Et je ne m’étais jamais penché sur Abysse.

 

Erreur. Grave erreur maintenant réparée avec I am the Wolf et son artwork superbe, glacé, poétique et inquiétant, développé dans un digipak simplement somptueux. Car Abysse semble être le premier groupe de Metal instru que je rencontre à totalement assumer son absence de chant. Les traces de cordes vocales sont évacuées après une trentaine de secondes, avec cet enregistrement qui met en place chaque élément pour se conclure sur « I am the wolf », les dernières paroles de cet album.
Mais ce n’est même pas que l’absence de chanteur n’affecte pas la musique des Nantais, c’est qu’en fait, on n’y pense tout simplement pas, et tout mon paragraphe sur leur côté instrumental n’a strictement aucune utilité. Abysse arrive tout bonnement à faire oublier qu’il est un groupe instrumental tout comme un groupe avec chanteur arrive à faire oublier qu’il est un groupe avec chanteur (avez-vous déjà vu comme description : « non-instrumental » ?). C’est comme ça, point.

Je ne sais pas à quoi c’est dû. Au jeu, loin des clichés du style ? Au riffing particulièrement travaillé (« I am ready to be her Son », où la violence est réellement due au songwriting) d’une guitare abrasive à souhait ? D’autant plus qu’elle est aidée par une production nickelle. Du genre qui peut faire hérisser de plaisir les poils des bras. Écoutez, pour vous en convaincre un « Blood to you All », qui, d’abord clair, s’électrise lentement, pour que chaque instrument se mette en place.
Abysse parvient ainsi à nous plonger dans son monde, qui, à l’image de leur artwork, est aussi imposant (« Architecture of Bones », dont le début fait penser aux pas d’un géant, « Frozen Flesh », pesant à l’extrême ou « Reality & Secret », qui frôle par moments le Doom), qu’inquiétant (« I will Rise », où la deuxième guitare vient se poser sur une première plus groovy) ou mélancolique (la ghost track, d’une tristesse infinie). I am the Wolf, dévoile simplement une putain d’atmosphère, sans jamais aller dans la grisaille. Il se montre plutôt grisant, exaltant, à l’image d’un « Frozen flesh » dont le solo (une partie importante de la formation, d’autant plus qu’elle est réussie), hypnotique et prenant, prend une autre dimension encore, grâce à la batterie.

Ce qui m’amène à souligner l’importance de chaque instrument. Les guitares ont le beau rôle, mais la basse et la batterie ne servent pas pour autant de simple section rythmique. La première, lourde à souhait, a prend la place centrale sur le début de « Architecture of Bones », puis revient, vrombissante, au premier plan lors d’un duo inquiétant avec la batterie, que la guitare accentue. Sur ce même titre, la seconde, délicate, offre un contraste bienvenu avec la guitare massive au possible, tandis qu’elle appuie une accélération de « I will Rise », ou encore, apporte une pression supplémentaire sur la mise en place de « Blood to you All ».

 

Tout ce descriptif chiant ne rend finalement pas justice à cet album. Car I am the Wolf est tout simplement un CD magnifique. Les mots trouvent ici leur limite, car j’aimerais pouvoir mieux exprimer tout ce que j’ai pu ressentir à l’écoute de cet album. Abysse, que je pensais n’être qu’un petit groupe il y a quelques années seulement ; Abysse, qui était un groupe que je n’avais jamais écouté jusqu’alors, m’a émerveillé. Quarante-cinq minutes sans la moindre trace du début d’une petite baisse de régime. Certains titres sont même une succession de moments enivrants ou exaltants. Nul doute que si vous êtes jusqu’à maintenant passés à côté des Nantais, ça ne devrait pas durer. Et si vous n’aviez jamais été tenté par un groupe instrumental, essayez, il y a de grandes chances pour qu’I am the Wolf vous fasse changer d’avis.

 

Tracklist:
1. Persuasion
2. Architecture of Bones
3. I Am Ready to Be Her Son
4. Frozen Flesh
5. I Will Rise
6. Blood to You All
7. Reality & Secret

 

Facebook : www.facebook.com/abyssegroupe
Bandcamp : abysse.bandcamp.com

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