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Corbeaux – Hit The Head

Le 25 mars 2015 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Mickaël Pochet : guitare
Maël Le Guichaoua : guitare
Mathieu Crétier : basse
Joris Saïdani : batterie

Style:

Post-Rock/Post-Metal instrumental

Date de sortie:

1er décembre 2014

Label:

Autoproduction/Black Wave Promotion

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 7/10

 

Après avoir partagé, en 2012, la galette The Meeting Point avec Volte Face (devenu depuis John is a Girl), Corbeaux, le côté le moins électronique et le plus électrique de ce split original et réussi, est de retour avec Hit The Head. Ce deuxième album, dont l’artwork intriguant renvoie au cinéma des années 50-60, Hitchcock en tête, emporte le groupe vers des sphères plus typées Metal où l’onirisme des passages les plus calmes se voit contrebalancé par des explosions beaucoup plus saturées qu’auparavant. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir qu’Amaury Sauvé (As We Draw, Birds In Row…) et Magnus Lindberg (guitariste de Cult Of Luna, et producteur d’Abraham, Hord, The Arrs…) sont aux manettes, ce qui permet aux six titres de ce CD de développer parfaitement les intentions des Bretons.

 

Et je dois dire que c’est le côté éthéré du groupe qui me va le plus au cœur. Non pas que son penchant pour la saturation me déplaise mais je trouve que les expérimentations dont il fait preuve, sur « Cran D’Arrêt » notamment, correspondrait mieux à une musique plus classique (c’est-à-dire avec des paroles). Dans un groupe instrumental, ce sont surtout les ambiances que je veux voir développées. Et il faut dire que Corbeaux le fait bien en affichant dès les premières secondes une étonnante (quand on connait l’effort précédent) tension que l’onirisme vient rapidement contraster. Il le fait bien, oui, même si j’ai une légère préférence pour le côté plus éthéré du split et si quelques ruptures un peu brusques viennent casser certaines envolées.

Néanmoins, cette première remarque est valable sur le tout début de l’album, car les deux faces du groupe ne vont finalement pas l’une sans l’autre. En développant ses atmosphères, en étirant ses plans pour mieux les briser sans perdre totalement le fil (« 7th Avenue »), en jouant sur les alternances, les oppositions, les parallélismes, les dialogues, Corbeaux déploie son univers aux multiples paysages.
Post-Rock (« Where is Dave ? » atteignant le sublime), Post-Metal, musique de film, on navigue entre tous ces genres sans que l’un prenne le pas sur l’autre, et tous deviennent finalement indissociables. On vire, sur un « La Bagarre » qui monte en puissance, dans un Rock abrasif et fiévreux comme on aimerait en voir plus souvent dans le paysage français habitué à quelque chose de plus mielleux, voire geignard. On sent aussi un petit côté western dans « Sur un Fil », mais rien de plus qu’une vague impression très éloignée des clichés du genre.

Ce chemin aussi varié que cohérent nous guide (nous perd aussi) et nous mène progressivement à un « Ezimpurkor » calme, qui fait semblant de vouloir exploser pour repartir sur quelque chose d’inquiétant sans être violent. Et si la saturation arrive, c’est dans une sorte de rêverie, avant de repartir dans un passage éthéré pour un Post-Rock touchant dans ses arrangements. Puis une tension nous annonce que le titre va s’engouffrer autre-part, dans quelque chose d’hypnotique, une montée en puissance. Et, après le retour d’un calme cotonneux, une ultime explosion vient conclure l’album en apogée émotionnelle, avec, une fois n’est pas coutume, un chant énervé proche d’un Metal Alternatif old-school.

 

On pourrait se demander pourquoi la voix n’est présente qu’ici, tant son apparition fonctionne au sein du morceau. Mais Corbeaux utilise justement son absence pour développer ses atmosphères, entre rêverie et saturation. Des ambiances qui s’intensifient au fil des titres pour finir comme seuls les bons albums savent le faire. On ne leur en voudrait pas de retenter l’expérience vocale, on ne leur en voudrait pas non plus si cette idée de fin d’album restait unique dans leur discographie. Car que ce soit instrumental ou non, c’est d’abord une certaine justesse qui caractérise Corbeaux.

 

1. Cran d’Arrêt
2. La Bagarre
3. 7th Avenue
4. Sur Un Fil
5. Where Is Dave?
6. Ezimpurkor

 

Site officiel : corbeauxrock.com
Facebook : www.facebook.com/corbeauxrock
Bandcamp : corbeauxrock.bandcamp.com

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