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Motocultor Festival 2016 : jour 1 (19/08/2016)

Le 19 septembre 2016 posté par Bloodybarbie

Live report : Willhelm von Graffenberg & Bloodybarbie

Photos et vidéos : Bloodybarbie

 

La galerie photos du jour 1 par ici : http://www.soilchronicles.fr/photographies/motocultor-festival-2016-jour-1

 

Prologue et genèse

Au début, il n’y avait rien… Et puis les Dieux du Metal se sont dit que ce serait cool de créer un endroit où poser leur divin postérieur, et leur ampli – mais ça, ils verraient plus tard, fallait déjà poser le pack de Kro. Alors, ils créèrent le camping pour festivaliers et ils virent que c’était bien. Surtout quand ses habitants proliférèrent en masse, s’installant sur ce territoire encore vierge et en faisant leur terre d’accueil. Croissez et multipliez-vous ! Pour trois jours, certes, mais c’était déjà ça…

Le son était né de leurs cris de joie, vociférant ce terme qui était entré naturellement dans leur langage commun : « APEROOOO ! » Puis, alors que la nuit tomba, la lumière fut, celle des projecteurs en sus de celle de la pleine lune qui inondait le ciel de sa clarté blanchâtre. Le son ne s’éteignit pas pour autant ; au contraire, il persista, toute la nuit durant. Les Dieux étaient contents, fiers de se dire qu’ils n’en étaient qu’à la genèse de leur création.

Chapitre I/Au premier Jour, le vendredi :

Les Dieux se dirent qu’il serait bien d’inventer des loisirs pour cette nouvelle population qui avait investi leur terre. Ils avaient déjà créé le pichet et les charmes féminins la veille… Ils créèrent donc la scène, sur laquelle ils mirent certains de ces êtres afin qu’ils y dispensassent la Bonne Parole auprès de leurs ouailles franchement arrivées mais déjà converties. Ils créèrent également la pluie, parce qu’un plaisir sans contrepartie n’existe pas et ils voulaient que les créatures qui s’agitaient sur cette nouvelle terre en soit averties. Ils commencèrent donc à mettre un groupe, T.A.N.K. sur cette scène.

 

T.A.N.K. /Think of a new Kind (Melodic Deathcore) > 12h45-13h25, Dave Mustage :

Très bon choix que de faire monter les parisiens pour ouvrir la cérémonie du gros son, parce qu’ils ont amené dans leur besace le gros son – la base, quoi – l’énergie et le contact avec le public qu’ils chauffent directement. Ça slamme, ça crowdsurfe, ça pogotte, et ce n’est que l’ouverture du Fest’. La balance est assez honorable, même si le volume est privilégié sur la qualité. T.A.N.K. donne beaucoup et parfois également au détriment de la qualité, avec des backing vocals pas toujours assurées, la voix de Raf Pener pas franchement nickel en clair mais efficace en scream, une setlist qui manque un peu de finesse, mais qui va aussi chercher dans les morceaux plus anciens. C’est bien vu de la part des programmateurs de mettre ce groupe au contact aisé et frenchy pour ouvrir le bal des débutantes.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Quel bel accueil et ouverture du festival avec un des meilleurs groupes français du Death Metal moderne, les célèbres parisiens de TANK, qui viennent promouvoir leur nouvel album Symbiosis, sorti en fin 2015 (http://www.soilchronicles.fr/chroniques/tank-symbiosis), et que certains ont pu voir pour une petite demi-heure en ouverture de Soilwork en décembre 2015. L’occasion se renouvelle de les voir, sur une meilleure scène que le Trabendo, avec un meilleur son et une setlist plus longue et variée et une ambiance assurée par les soins du frontman, avec l’incontournable hymne du groupe qui fait participer le public sur son refrain facile « T.A.N.K » !
Pour ma part, j’ai de loin préféré cette prestation à celle en première partie de Soilwork !

Setlist T.A.N.K :
-Intro
-Disturbia
-The Chrysalis
-T.A.N.K
-Beautiful agony
-Inhaled
-Brother in arms
-From the straight and narrow

Les Dieux, taquins, décidèrent de mettre les créatures à l’épreuve en créant le libre arbitre. Pour ce faire, ils disposèrent deux nouvelles autres scènes, sur lesquelles joueraient simultanément deux groupes. Non dénués de sens de l’humour, ils nommèrent leurs trois rois mages qu’étaient ces emplacements par des calembours de bon aloi : la Dave Mustage (la mainstage), la Massey Ferguscène (la moyenne scène) et la Supositor Stage (la petite scène). Et, par bienveillance sans doute, ils surmontèrent celles-ci d’énormes chapiteaux… En tous cas deux d’entre elles, la troisième étant disposée dans un théâtre naturel fait d’arbres – en bois, de type bois, genre comme on en trouve dans une forêt… ‘fin vous voyez, quoi – avec un cadre sympathique mais pas trop accueillant en cas d’intempéries. Le libre arbitre et la dévotion… Aller voir un groupe qu’on aime, mais sous la flotte, ou s’abriter, au risque de se faire royalement chier. C’est vraiment vache comme dilemme… Furia ou Witchthroat Serpent ?

 

Witchthroat Serpent (Stoner) > 13h35-14h15, Massey Ferguscène :

Perso, j’ai pas la foi, et pas envie de ressembler à un colley qui sort de son bain dès le début du fest’, donc direction l’abri-tente. Et vu que je ne connais pas le groupe et ne suis pas fermé à la découverte, hein, ça arrange bien des choses… Bon, dès les premières notes, je sens que ça risque d’être long, vu qu’on est dans un genre que j’apprécie très peu – clairement parce que ça m’ennuie, je vais pas vous mentir –, d’autant quand le groupe ne communique pour ainsi dire pas avec le public, envoie une énergie molle et laconique (même si ça s’améliore vers la fin du set)… mais les mélodies similaires sur quasi chaque morceau – ne me rétorquez pas qu’en rajoutant juste une note, on change radicalement le truc ! – chantées par une voix de goret fausse, ça a tendance à me hérisser le poil, ce malgré une balance assez bonne (sans être mesquin ou sembler négliger une profession, c’est quand même vachement plus simple de sonoriser un trio de stoner qu’un octuor comme Batuschka, donc j’imagine que les retours étaient suffisamment bons pour que le chanteur entende qu’il était dans les choux). Un set bof, pas de transition… Oh tiens, re-du soleil. Un mec avec une corne qui fait la taille de son dos en a fait une besace et essaye de faire sortir le contenu de celle-ci en la remplissant des gouttes qui ruissèlent du toit du chapiteau… J’en profite pour aller voir ailleurs si le Metal est meilleur.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

On continue avec un groupe made in France, originaire de Toulouse, formé en 2011 et avec 2 albums dont le dernier sorti cette année. Forts de son succès, les toulousains se retrouvent à tourner un peu partout en Europe ! Contrairement à mon collègue qui s’est fait chier à mourir pendant Witchthroat Serpent, ce groupe au nom pas glamour du tout et qui ne donne pas envie d’écouter, j’ai pris plaisir à me délecter de leur Stoner/Doom bien apaisant. Parce que le Stoner, soit on aime, soit on n’aime pas, et si on n’aime pas, on se fait chier ! Étant fan de ce style, je fais une belle découverte et ajoute Witchtroat Serpent à ma liste de bons groupes dans la catégorie dédiée. Les fans d’Electric Wizzard ne peuvent qu’adorer puisque leur musique dérive clairement des influences prononcées d’EW : des guitares lourdes, fuzz et saturation au rendez-vous pour établir cette ambiance sombre et occulte, et du chant clair ! C’était tellement bien que ça ne m’a pas donné envie d’aller voir Furia, le groupe BM qui jouait en même temps sur la Supositor Stage.



Setlist Witchthroat Serpent :
-Hydra’s Bewitchment
-A Caw rises from my Guts
-Serpenta Ritual
-Siberian Mist
-Lady Sally
-Striped Dragon
-Into the black Wood
-Priestess of old Ghosts

 

Furia (Black Metal) > 13h35-14h15, Supositor Stage :

Ahhhh… Mais quelle bonne idée j’ai eue de quitter mon spot pour un groupe de BM polonais qui semble faire un truc, mélange desoundcheck et de répèt’ en public devant les trois pleupleus, surement des fans hardcore de BM, qu’ils méprisent ouvertement en ne les regardant même pas, avec un son dégueux et les corpse paints d’usage. Les morceaux ressemblent à des assemblages de riffs mis bout à bout sans queue ni tête, un niveau d’amateurisme navrant, je tiens deux morceaux et finis par me diriger vers la mainstage, vu que s’enchaine également du BM, celui de Moonreich. De loin, entre les croink croink des foirages du guitariste à la Les Paul, j’entends un « thank you », les deux seuls mots que le groupe aura pour ses « fans ».

 

Moonreich (Black Metal) > 14h20-15h, Dave Mustage :

Faute de temps ou de bonne volonté de l’ingé son (parait qu’il vaut mieux être sympa avec eux, ils tiennent votre vie scénique entre leurs mains et sous leur doigts, et je ne sais pas si la raison est celle-ci), la balance est on ne peut plus merdique dès le départ : pas de chant et un son crade. Ça commence mal. Je sais qu’il est de coutume dans le BM de ne pas communiquer avec le public, mais je trouve ça navrant, surtout quand il n’y a rien à voir ou entendre qui n’ait déjà été vu ou entendu, sorti des clichés abbathiens ouimmortalois. Les lights épileptiques confirment mon envie de fuir les lieux et visiter le site.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :
Étant fan de toutes les sorties et groupes de chez les Acteurs de l’Ombre, j’attendais avec impatience de voir les parisiens de Moonreich que j’ai raté maintes fois. Quatre mâles au visage masqué (de beaux masques d’ailleurs) et le chanteur maquillé à la Abbath (parce que c’est moins pratique de chanter avec la bouche bandée)!
Je n’ai pas été déçue de la prestation ni de la setlist, mais j’étais déçu du son qui aurait pu être bien meilleur ! Une setlist axée sur leur dernier album sorti l’année dernière, Pillars of Detest, avec mon préféré « Believe & behead » bourré de trémolos, mais aussi un titre du précédent album et de leur tout premier EP intitulé Art Martiale, « The Serpent presaging Sinister ». Si la qualité de leur album est irréprochable, j’étais un peu déçu de leur son au Motocultor !

Setlist Moonreich :
-Believe & behead
-The Serpent presaging Sinister
-Pillar of Detest – World shroud
-And a Star fell at the fifth Sound
-Long Time awaited Funeral

 

Onslaught (Thrash Metal) > 15h10-15h50, Supositor Stage :

Un groupe qu’on m’a fait découvrir durant le trajet vers le Motocultor et qui en effet m’a bien branché, un morceau particulièrement, tubesque et puissant, « Killing Peace » sur l’album éponyme, qui sera d’ailleurs joué durant leur set. Mais il faudrait d’abord que le set commence et vu les merdes techniques, sur la Supo’, ils l’ont dans le… enfin bref, vous avez compris la métaphore filée et toute en finesse, leur set sera donc raccourci, le temps de trouver pourquoi les divers éléments sonorisés craquent de partout, que ce soit l’Ipod qui sert à lancer les intros ou les grattes avec un grésillement… Un effet secondaire de la pluie tombée précédemment ou de la musique cradingue du groupe qui les a précédés, allez savoir. Quoiqu’il en soit, le son est franchement moche. Un groupe de Thrashcomme celui-ci qui revient de loin, actif de 1983 à 91, splitté puis ressuscité en 2005 avec un excellent album, ça mérite de poser une oreille, et ce fut ZE bonne idée après les précédents groupes que j’ai été observer, vu que c’est un Thrash frontal que je me prend dans la tête, énergique et dynamique. S’il ne se passe pas forcément grand-chose sur scène, la voix et le charisme du chanteur Sy Keeler ont assis tout le monde dès les balances, avec son grain rauque qui ne l’empêche pas de faire des envolées dans les aigus pour un Thrash british mi-Testament, mi-Slayer. Celui-ci ne se privera cependant pas de communiquer avec le public qui n’a pas fui le temps de démêler les embrouilles qui ont retardé le début du concert, donc plus trop grand monde. C’est franchement bon en CD, mais en live, ça envoie encore plus, et je finis par zapper Barabas qui joue en simultané sur la Massey Ferguscène. A découvrir, si ce n’est pas encore le cas pour vous !

 

Vulcain (Speed Rock n’ roll) > 15h55-16h40, Dave Mustage :
Le groupe au nom de dieu – non, j’suis pas en train d’sacrer, tabarnak ! – est une légende encore vivante française (à l’instar de la Bête du Gévaudan). Ce n’est pas à ces vieux sages qu’on apprend à forger le Metal comme le dieu romain dont ils ont emprunté le nom. Le son du trio est bon, même si « Tant qu’y a du buzz et du larsen, c’est qu’c’est fort ! » Assurément une référence au fameux « everything louder than everything else » de Lemmy, le feu-mastermind de Mötörhead qui est l’inspirateur principal de la musique du groupe, et auquel ils rendront un hommage par un morceau lui étant dédicacé. « Ils ont voulu la guerre, j’leur ai montré l’enfer » et en effet, la setlist est assez infernale au niveau du tempo de cavalcade, rodée et sans temps mort. Si le public n’est pas forcément abondant – il faut dire qu’on n’est que vendredi, y a des gens qui travaillent, en vrai, durant la semaine –, il est intergénérationnel, eu égard à ce spectateur d’un certain âge – on ne dit pas « vieux », c’est pas politiquement correct – qui tient un casque sur la tête de celui que j’imagine être son petit-fils, juché sur une chaise pour mieux voir le spectacle sur scène.

Setlist Vulcain:
– Rock’n’Roll Secours
– Blueberry Blues
-Avec-Vous
– Call of Duty
-Bosser
-le Ligne
-Les Damnés
-Vulcain
-L’Enfer
-Ebony
-We Are the Road Crew

 

Holy Moses (Thrash Death) > 16h50-17h35, Supositor Stage :

Pour un truc qui tabasse avec une chanteuse qui growle, c’est ici que ça se passe. Le son est correct malgré l’effet du vent qui remue les rampes de baffles latérales et donnent cette impression désagréable de volume variable. Quand Sabina Classen discute avec le public de sa voix nasillarde de sorcière, le public adhère et elle n’hésite pas à communiquer entre et pendant les morceaux. Les lights correspondent bien à l’ambiance, chaudes et sympathiques, et même si le public n’est pas en délire, la « fosse » est dynamique, autant que le guitariste sur scène est remuant.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Difficile de quitter Atmospheres, que j’ai découvert et adoré, quand on est plutôt fan de Djent/Prog que de Thrash, d’autant quand on les a déjà vus quelques jours plus tôt au Brutal Assault… Cette frontwoman est complètement ouf ! J’arrive pour les deux derniers morceaux, dont le plus important : « Too drunk to fuck » (qui n’est rien d’autre qu’une reprise des Dead Kennedys). Et puis le groupe a pour tradition de faire monter les fans sur scène pour danser et chanter avec les membres sur le dernier morceau, dans la limite de la capacité scénique, une ambiance de rire garanti ; un fan ne se gêne pas de la porter sur ses épaules et madame accepte volontiers ! Le meilleur pour la fin, comme on dit, et que vous pouvez visionner sur la vidéo !

 

Setlist Holy Moses :
-Defcon II
-Finished with the Dogs
-Hellhound
-Nothing for my Mum
-World Chaos
-Undead Dogs
-Panic
-Life’s Destroyer
-Reborn Dogs
-SSP (Secret Service Project)
-Current of Death
-Too drunk to fuck (Dead Kennedys cover)

 

Atmospheres (Prog/Djent/Ambient) > 16h50-17h35, Massey Ferguscène :

En parlant de « remuant », il y en a un qui l’est, c’est le bassiste d’Atmospheres, un certain… Matt Rach. Ça ne vous dit rien ? Mais si, le guitariste/guitar hero qui s’est fait connaitre sur Youtube par sa reprise du « Canon » de Pachelbel version metal (ou encore de « Gangnam Style », avec une version un brin plus nerveuse et violente, mais que j’adore). Il est bien le seul à bouger sur scène vu qu’à mon grand étonnement, il n’est pas guitariste cette fois-ci, et ne fait pas non plus une grosse démonstration technique, dans ce genre plutôt zen. En voila un groupe qui porte bien son nom, vu qu’il crée des atmosphères, tantôt peace, tantôt nerveuse, tantôt violente, le tout dans un flot de fumée dont les volutes sont percées par les rais de lumière. Le son est franchement bon et parfait pour la petite sieste/pause méritée de 17 heures – à défaut de 5 o’clock tea. Le public est également « posey », avec deux-trois qui oscillent sur les rythmes lancinants prodigués par le groupe.

 

Setlist Atmospheres:
– Sun
-Voices
-From A Distance
– Satellite
– Into Orbit
-Energy
-The Departure
– The Arrival

 

GaidjinN (Visual Kei et autres bizarreries) > 17h40-18h20, Dave Mustage :

Là, on passe franchement à une énergie tout’ autre, bien plus saccadée et violente. Le son est bon mais je me posais déjà la question lors de l’écoute de l’album L.O.V.E. : « Mais s’ils jouent sur scène, vu comme ça part dans tous les sens, comment ils gèrent ça ? » Évidemment la réponse est simple : des bandes. Le problème premier, c’est que ça perd de son charme live tellement ça ressemble à l’album. Par contre, ce qui joue beaucoup, c’est l’aspect visuel, avec un chanteur masqué de blanc et revêtu d’une blouse avec un brassard noir, et ses comparses qui font des mouvements étranges et improbables. Sorti des samples, il y a également 3 choristes sur scène pour faire des chœurs, ce que l’ingé son semble avoir oublié vu qu’on finit par vraiment les entendre – et de manière pas super juste à cet instant – au bout de la fin du premier morceau sur lequel elles interviennent. Ça s’améliorera par la suite, mais, à sa décharge, elles sont en noir sur un fond noir, je peux comprendre qu’il ait zappé leur présence sur scène. Le public est moyen réceptif et bouge peu, mais c’est assez compréhensible vu l’ovni qu’est ce groupe, qui mérite néanmoins sa place dans la scène mais pas forcément dans ce genre de festivals, même si ça reste un groupe à découvrir à défaut d’aimer le genre.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Si vous ne connaissez pas encore ce petit trésor francilien de Death moderne avec un brin de Djent, des orchestrations, des riffs de guitare sous-accordée, un jeu de basse hautement technique qui se fait bien remarquer sans parler de toutes ces mélodies captivantes ainsi qu’un beau visuel (clips, maquillage sur scène, couverture d’album). Avec le Motocultor, c’est l’occasion et surtout sur une grande scène pareil (parce que la première fois que je les ai vus, c’était au Gibus Café où ils tenaient à peine tous sur scène, et il n’y avait même pas les chœurs féminins). Rien à dire quand à la qualité de leur album et musique impeccables et alléchants qui leur ont valu une victoire bien méritée au Headbang Contest ; c’est comme ça qu’ils se sont retrouvés ici et qu’ils sont allés jusqu’au Japon (et bien d’autres endroits). Tout ça avec seulement un premier EP de haute qualité !
Si on n’entendait pas bien le chanteur au début du show, on entendait très bien la basse rose/violette d’Harry ! Petit bémol sur la voix du nouveau chanteur (qui a intégré le groupes quelques mois auparavant suite au départ du précédent) qui ne chante pas toujours juste, mais j’ai confiance en l’avenir et les répètes ! Mais aussi le son global n’était pas toujours en forme car on n’entendait pas les chœurs que bien plus tard au cours du morceau « L.O.V.E ». GaidjinN est clairement un groupe à surveiller de très près !

On vous laisse découvrir leur musique à travers cette vidéo (sublime) de mon morceau préféré de leur nouvel album L.O.V.E. et à travers la chronique de Wilhelm : http://www.soilchronicles.fr/chroniques … nn-l-o-v-e

Setlist GaidjinN :
-We the blood
-Redemption
-Swarming creatures
-Deeper underground
-Dying for the love of gods
-Living for the love of us all

 

The Midnight Ghost Train (Heavy Rock) > 18h30-19h20, Massey Ferguscène :

On change encore une fois de dynamique et, comme la tente est franchement remplie et que le temps est déjà plus agréable, je tente un extèr’. Histoire de se poser un peu… Bah oui, si je vous raconte cette histoire de Dieux qui ont créé une terre, j’ai aussi le droit d’y poser mon séant, autant en profiter ! DONC – revenons à nos moutons et brebis égarées – si ce n’est toujours pas ma came, il est notable que le groupe, même de l’extérieur de l’espace de concert, a un son qui est bon et des lumières du même acabit. Le chanteur joue avec le public, échange un peu en français avec un « Merci beaucoup, comment allez-vous ? » presque sans accent et avec les liaisons, s’il vous plait. C’est un concert sympathique et assez reposant. J’ai donc zappé Bolzer qui joue en même temps sur la scène opposée.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Il n’est pas tout à fait minuit mais The Midnight Ghost Train est là et il ne faut pas rater le train fantôme ! Si j’ai aimé Witchthroat Serpent, j’ai adoré The Midnight Ghost Train, qui n’est plus dans le Doom/Stoner mais dans le Heavy Rock (voire Heavy Blues)/Stoneravec une voix légèrement éraillée (merci le whisky et le cigare) sur un tempo modéré. Un Heavy Rock bien groovy qui vous fait bouger la tête et le hanches !
Pour la petite et belle histoire, car il est essentiel de la mentionner, l’histoire de la formation du trio américain est à la base un hommage que Steeve Moss rend à son meilleur ami John Goff décédé en 2007, une belle preuve d’amitié ! Steeve fonda TMGT en la mémoire de John, et a d’ailleurs quitté son poste d’enseignant, recruté un bassiste et un batteur et débuté sérieusement TMGT pour sortir un premier EP, Johnny Boy, en 2008 en édition limitée, qui est parti comme des petits pains ! S’en est suivi Bufallo en 2012 et The Midnight Ghost Train – Dark was the Night, cold was the Ground, leur tout dernier album sorti en 2015 dont ils nous interprèteront le titre éponyme, une chanson de Blues Gospel écrite en 1927 et interprétée par Blind Willie Johnson.

Deux fous furieux, Steeve Moss (chant, guitare) et Mike Boyne (basse), orchestrés par le métronomique Brandon Burghart (batterie), qui se sont bien éclatés bien sur scène et jouent avec le grand sourire, un sourire contagieux d’ailleurs. La qualité du son était nickel et le show aussi ! Excellente découverte, au revoir et à revoir !

 

Bölzer (Black/Death) > 18h30-19h20, Supositor Stage :

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Un petit saut à la Supositor Stage pour les dernières minutes – enfin, je les ai déjà vu pour un set de 45 minutes il y a quelques mois en première partie de Destroyer 666 et c’était énorme – qui reste au duo helvète Bölzer qui, avec une dix cordes, n’a besoin ni d’un second guitariste ni d’un bassiste, un homme à tout faire suffit. Deux EP en 2013 et 2014… puis c’est tout ! Enfin il y a une semaine, ils nous dévoilent le premier morceau de leur nouvel album, Hero, ENFIN ! (https://soundcloud.com/bolzer/i-am-iii) ! Je n’ai jamais compris pourquoi il remonte son micro si haut et doit donc fournir un effort et se taper un torticolis pour l’atteindre ! Un son excellent et dix minutes de plaisir !

 

Grave (Death) > 19h20-20h15, Dave Mustage :

Il se passe quelque chose à coté et on me dit que c’est grave… et pourtant je ne vois aucun secouriste arriver en trombe – ils n’ont pas eu trop de taff pendant le fest’, et tant mieux en un sens. Ah non, en fait, c’est Grave, qui vient faire son set de Death old schoolsuédois. J’adore le Death… mais pas là, la faute en particulier à un son crade et mal balancé qui met en avant la batterie, et en exergue les (quelques) pains de celle-ci, tellement le son des grattes est distordu et sous-mixé. Peu de communication, peu d’agitation, c’est un peu la règle de base quand on est un groupe qui a, certes, de la bouteille mais peu de renom, surtout dans un fest’ aussi diversifié, et donc quelques timides pogos se forment mais sans plus. Les transitions dans le set sont mal assurées, avec de la latence… Le point qui m’a davantage étonné, visuellement (parce que niveau spectacle, pas grand-chose à voir), c’est l’aspect contradictoire de la Xyphos tout en pointes du chanteur/gratteux Ola Lindgren et les formes toutes en rondeur de la basse Fender de Tobias Cristiansson. J’imagine que dans de meilleures conditions, ça doit être sympa à écouter…

 

Khors (Pagan Black Metal) > 20h25-21h15, Massey Ferguscène :

Z’ont bien changé, les irlandaises. Pas de flutiau, ni de violon, ni de bodhran ?… Ah, non, c’est pas les mêmes, et en effet, on a changé d’atmosphère d’une scène à l’autre. Ca se repère déjà visuellement, avec un combo tout de noir vêtu et usant de Jackson RR versus BC Rich Virgo. Pas davantage de chant corse – c’est pas I Muvrini – mais du chant guttural Khors. Si le son général est assez bon, le set est chiant au début : du vieux Dimmu avec une guitare rythmique en retrait et un bassiste sous sa capuche qui semble se faire chier à mourir sur scène (j’imagine qu’il sait jouer autre chose que des noires et des croches, sinon je comprends aisément son envie de décéder). Néanmoins – comme quoi on n’est pas obligé d’avoir une attitude distante quand on fait du BM, hein ! – le chanteur prend contact avec le public dès le deuxième morceau. Un drapeau ukrainien est noué autour du pied de micro et ondule un peu avec le souffle du vent qui passe sous la tente ; ils aiment leur pays – tchut, tchut, j’ai rien sous-entendu : on est au Motoc’, pas au Ragnard… Quand certains marchent sur l’eau et multiplient les pains, d’autres en mettent pas mal sur leur troisième morceau, toujours aussi « classique ». Ça devient plus intéressant par la suite, entrant vraiment dans le coté atmosphérique, avec des riffs plus lents et aérés, et des samples de corbeaux, dans une ambiance colorée statique. Et comme de temps à autres il faut bien faire des choix, je reste pour cette ambiance en zappant le concert de Gruesome sur la Supositor. Concernant Khors, ce sera donc un concert sympatoche mais déséquilibré à mon sens.

 

Gruesome (Death Metal) > 20h25-21h15, Supositor Stage :

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Étant donné que j’ai vu quelques jours auparavant Grave et Gruesome au Brutal Assault avec une prestation et un son excellents, je sacrifie ces créneaux pour aller me reposer et manger un bout ou deux. J’arrive vers la fin du set de Gruesome, ce groupe tribute to Death mais qui ne fait pas des reprises des américains : ils copient le son et le Death old-school du dieu Chuck Schuldiner avec une petite touche personnelle, mais qui sent fort la Mort ! Ils le disent clairement avant de quitter la Supositor Stage, en rappelant la perte tragique de notre cher et vénéré Chucky et lui dédient l’hymne du groupe même, « Gruesome ».

 

Rotting Christ (Black Metal particulier et grec) > 21h20-22h10, Dave Mustage :

On est arrivé dans du sérieux et du lourd, à l’instar du premier morceau de la setlist de Rotting Christ au ton doomesque. La fangirlqu’est la consœur Excalibur, chroniqueuse chez Soil également, croisée sur le site quelques heures auparavant, doit être dans les parages et a dû tout autant savourer ce concert que moi. Le son n’est pas énorme, ni agressif… et tant mieux ! J’en retire même mes bouchons tant c’est agréablement mixé. Le spectacle est impressionnant : pas un moment où il ne se passe rien sur scène, mention spéciale aux trois guitaristes – on va dire que la basse est aussi une guitare malgré tout, hmmm – simultanément le pied sur leur retour et synchronisés pour faire tournoyer leur crinière. Bon, je me demande toujours comment ils font pour jouer de la gratte dans cette posture limite crabcore improbable, mais pourquoi pas… Le deuxième morceau est déjà bien plus rentre dedans et une ambiance intense se met en place, annonçant par la suite « Apage Satana » et sa litanie qui calme tout le monde et met en extase, c’est la grand’ messe metal ! Une ambiance pesante, voire oppressante, qui se perpétue sur le reste de la setlist de ce bon concert.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Certes, la Grèce est plus réputée pour sa crise économique, ses sandwiches et ses dieux que par son Metal… Et pourtant Rotting Christ est un excellent ambassadeur du bon Death (bon, je ne vais pas oublier de citer Dead Congregation dans la même catégorie). Ayant pris mon pied (droit) au Ragnard Rock un mois plus tôt avec un son bien meilleur, je prends le gauche cette fois-ci avec une bonne claque dans la gueule et les oreilles ! Hélas, la setlist du Motoc’ était plus courte qu’au RR avec 4 morceaux de moins, dont une grande partie extraite de leur dernier et excellent album, Rituals. (http://www.soilchronicles.fr/chroniques … st-rituals) Vivement la tournée !

 

Setlist Rotting Christ :
-Ze Nigmar
-Kata ton Demona Eautou
-Athanati Este
-Elthe Kyrie
-Apage Satana
-The Sign of Evil Existence
-The Forest of N’Gai
-Societas Satanas (Thou Art Lord cover)
-In Yumen – Xibalba
-Noctis Era

 

Naheulband (Folk/RPG « rolischaotique ») > 22h20-23h10, Massey Ferguscène :

Alors que Rotting Christ est encore en train d’assoir tout le monde, le Naheulband fait ses balances et commence déjà à mettre le boxon en chauffant les fans déjà présents sous la tente. Ils avaient déjà commencé à foutre le brin pendant la séance dédicaces, ou du moins alors qu’ils se faisaient dégager pour laisser la place aux membres de Fleshgod Apocalypse, sortant du stand pour terminer leur session de signatures pour la cohorte des fans qui étaient dans la file d’attente pour ce faire. Le groupe est réduit pour cause d’absents et le flûtiste remplaçant colle une claque à tout le monde tant il est une brute en technique, et en fait la démo lors de la balance. Dommage qu’il ait moins à en faire usage pendant le set, mais ça calme dès le départ. Pas mal d’embrouilles techniques autour des guitares et du banjo (dont on nous gratifie de l’habituel thème de « Thunderstruck » ainsi que de celui de la B.O. de Delivrance, « Duelling guitars »), donc le concert démarrera en retard, mais le Naheulband anime histoire de garder l’ambiance. Le concert débute sur le thème de GoT en duo guitare-flûte et s’enchaine sur « A l’aventure, compagnons »… « Le concert le plus débile de tout le festival » comme ils disent, « On fait pas de Metal, on n’a pas de batterie… mais c’est pas grave : on a un flûtiste » enchainant ensuite sur diverses conneries et animations usuelles. « Une chanson, c’est plus drôle quand tu rajoutes « Et Sprotch ! » à la fin (… [Exemples divers]) ; tiens pour rester dans le Metal : « A tout le monde, à tous mes amis, je vous aime, je dois partir… Et sprotch ! » On pourra dire qu’on aura fait une cover de Megadeth en live, dommage, on n’est pas sur la bonne scène » – faisant référence à la Dave Mustage voisine. Bizarrement, l’ambiance prend moyen, et c’est pas faute d’animer, mais le set parait brouillon aussi. Quelques uns scandent « Crom » quand vient l’hymne barbare, mais ils ne sont pas légion. Bon, c’est pas tout ça mais il se fait faim et y a la queue aux stands donc… Je raterai finalement Entombed A.D. mais j’ai pas trop envie de rater Fleshgod Apocalypse, hors de question même !

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

D’abord, c’était bien long à démarrer à cause de problèmes techniques, mais ensuite j’ai pu supporter de voir le Naheulband seulement pendant 10 minutes avant que ma grosse envie de Metal ne me reprenne, surtout quand on sait qu’à côté il y a Entombed A.D. qui joue ; je prends mes photos et je me casse voir du bon gros Death old school pendant que les autres regardent une bande de pseudo-musiciens qui sont plus là pour parler et raconter des conneries que pour jouer. J’aime bien le Naheulband mais pas dans un festival de Metal comme celui-là, c’était excellent au Troll & Légendes il y a deux ans !

 

Entombed A.D. (Death Metal) > 22h20-23h10, Supositor Stage :

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Voilà comment d’un coup je me sens mieux : du bon Death old-school ou Death n’roll fourni par les suédois d’Entombed A.D. (la reformation d’Entombed avec les anciens membres d’Entombed sans Alex Hellid suite à leur split en 2014) ! Je n’ai jamais eu la chance de voir l’ancien Entombed mais Entombed A.D. me suffit pour passer un bon quart d’heure !

 

Fleshgod Apocalypse (Brutal Death symphonique) > 23h15-00h10, Dave Mustage :

LE concert que j’attendais, et tenterai de ne pas rapporter en fanboy. C’est putain de bon !!! (et merde, tant pis pour l’objectivité…) Enfin du moins à partir du 4ème morceau, « Cold as Perfection », le son étant balancé foireusement au départ, ne laissant apparents que la batterie, les guitares et la voix lead. L’ingé son se rend enfin compte que sur scène, il y a aussi un clavier/piano et une chanteuse lyrique, et c’est pas faute pour elle d’être invisible, vu qu’elle entre au pas de marche sur scène dès l’introduction, la « Marche royale » de leur dernier album, King, en Pallas-Athéna de l’époque baroque avec son sceptre. Ils ne joueront d’ailleurs que de leurs trois derniers albums… mais pas « The Forsaking » (snif). Bon, ça ne m’empêchera pas de verser ma larmichette sur certains morceaux tant c’est beau, musicalement et visuellement. Le spectacle de cette démesure et débauche sonore avec le décorum, les italiens ont sorti le style rococo sur les planches et dans leur tenue de scène. Pêle-mêle, sont joués « Pathfinder », « The Violation », « The Fool », « Epilogue », que des cartons forcément (oui, je suis super objectif) et sortiront de scène sur le Dies Irae de Verdi – quoi de plus logique me direz-vous, vu leurs influences musicales flagrantes. Un bon concert, varié, dommage pour le début : vu la complexité des arrangements, impossible d’avoir un son juste bon…

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

Si je devais citer un seul groupe pour lequel je suis là, c’est bien Fleshgod Apocalypse, un groupe dont on ne se lasse jamais et qui nous surprend à chaque album avec des nouveautés et un niveau au-dessus à chaque fois (cf. http://www.soilchronicles.fr/chroniques/fleshgod-apocalypse-king) ! Mon dernier et premier concert remonte à novembre 2014 en ouverture pour Insomnium, et Le Divan du Monde ressemblait à une scène apocalyptique tellement c’était le gros bordel. A mon grand étonnement, le public du Motocultor ne bouge pas d’un poil, c’est scandaleux !
Un concert PARFAIT, un son EXCELLENT, un PUBLIC FENEANT (ou pas fan), un jeu de lumières PARFAIT, une setlist excellente mais pas suffisante (c’est jamais assez quand il s’agit de FA) et des musiciens et une mise en scène au top !!! Merci Fleshgod Apocalypse ! Un concert qui aura le prix d’or du concert le plus parfait du Motocultor !

 

Setlist Fleshgod Apocalypse :
-Marche Royale
-In aeternum
-Gravity
-Pathfinder
-Cold as Perfection
-The Violation
-Prologue
-Epilogue
-The Fool
-The Forsaking

 

Shining (les norvégiens qui font du Blackjazz, pas les suédois) > 00h20-01h10, Massey Ferguscène :

Je découvre le groupe un peu sans le découvrir. J’en avais entendu parler et écouté sommairement, principalement pour leur clip de « Last Day » tourné en haut d’une montagne norvégienne, le rocher de Trolltunga. Ils font d’un genre mêlant MetalIndus’ et Jazz. Le son est plutôt bon, malgré le fait que l’instrument qui les démarque, le saxo, soit mixé bizarrement avec un timbre qui lui enlève de sa personnalité et confère sa trademark au groupe, très synthétique, en tous cas sur le début de leur set. Il est tard, je suis un peu claqué, et les lumières épileptiques balancées sous la tente me flinguent les yeux, me font la fuir et observer de l’extérieur. Le son est tout aussi bon. Les jeux de lumières sont pourtant en concordance avec leur concert, animé et dansant, une ambiance de boite de nuit mais metal, qui ravive le public de ce vendredi à cette heure bien avancée déjà (00 : 20 – 01 : 10). Pas forcément mon style, mais fort plaisant à écouter, grâce à ce métissage et sa musicalité, pour une setlist carrée et sans reproche qui était « putain de très bien » pour citer Jørgen Munkeby qui tentera de baragouiner quelques mots en français.

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

On parle bien des jeunes norvégiens et pas le groupe de BM dépressif de Suède homonyme. C’est toujours un plaisir de les revoir, nos chers norvégiens et leur musique atypique de Jazz Metal mettant en avant le saxo, dans un style prog et axant leur setlist sur leur dernier album sorti en 2015, International Black Jazz Society (qui résume d’ailleurs bien ce qu’est Shining) ! Si le son était excellent, les lumières étaient horribles (mes photos s’en plaindront) et agaçant (beaucoup d’effets stroboscopiques à vous rendre aveugle et épileptique). Si Shining est longtemps resté dans l’ombre et un peu underground, ils gagnent un cran en popularité à chaque album, et avec le « Black Jazz », fanclub de Shining France (basé à Paris d’ailleurs) créé par leurs fans qui distribuent des goodies (sous-boc, médiators, bracelets jaune fluorescent…) mais aussi des gâteaux. Et bien évidemment, le titre culte et énervé « The Madness and the Damage done » qui clôture leurs sets fait vibrer les cordes vocales des fans !
Vivement septembre pour une autre dose de Jazz Metal !

 

Setlist Shining :
-I won’t forget
-The one inside
-Fisheye
-My dying Drive
-The last Stand
-Thousand Eyes
-Last Day
-Burn it all
-The Madness and the Damage done

 

Children of Bodom [Hate Crew, cf. leur backdrop de scène] (Death mélodique) > 01h15-02h15, Dave Mustage :

Un des groupes que j’attendais également au tournant, évidemment. Beaucoup de problèmes techniques visiblement (et audiblement), le synthé qui passe à la trappe sur le début du concert, des problèmes de cellules sur la guitare d’Alexi Laiho, qui se la fait changer par deux-trois fois pendant le concert. Le bassiste expliquera en français quasi parfait que « les problèmes technical, c’est pas grave » et de rajouter que « c’est notre première fois en Bretagne » qui déclenche les acclamations publiques et se met directement les spectateurs dans la poche. Tout mon respect à lui : si les français parlaient aussi bien anglais (ou finnois) que lui à l’inverse, je perdrais un minimum de misanthropie culturelle. Pas trop d’anciens morceaux dans la setlist (des récents, principalement de I worship Chaos), mais aussi des grands classiques de Hatebreeder entre autres. Ça bouge sur scène, ça fait du show, seul le bassiste francophone reste un peu en retrait pendant que Laiho vagabonde entre le duo de gratte avec son comparse Daniel Freyberg, ex-Norther fraichement arrivé dans le groupe qui n’en démérite pas moins niveau technique, et son pote Janne Wirmann au clavier, tant la complicité entre les deux est flagrante. Lui non plus n’en démérite pas moins car l’agilité et la vélocité de ses doigts (de la main droite) sont impressionnantes, et il mériterait d’être mis plus souvent en avant comme valeur ajoutée du groupe tellement c’est rare de voir et entendre un si bon claviériste. Laiho battra à plate couture le record précédemment tenu par Le loup de Wall Streetpour le nombre de « fuck » débités à la minute. Malgré les problèmes techniques, ça défonce, bref, c’est un putain de bon concert pour une putain de tête d’affiche !

[La Sainte Parole de BloodyBarbie] :

En tant que grande et fidèle fan de COB, même étant très fatiguée et ayant chopé la crève, je me dois de rester jusqu’à la fin du set de Children of Bodom programmé (ah, ces sadiques programmateurs) pour 1heure du matin !
Pour la première fois, je dis « Au secours » : merci les lumières pourries et qui ont bien pourri mes photos, et puis le son HORRIBLE, le pire son que COB ait jamais eu, quelle honte ! Il n’y a pas photo (c’est le cas de le dire) en comparaison avec leur dernière et fraiche prestation au Download à Paris en juin dernier. Quand Alexi Laiho demande en plein concert qu’on lui amène une autre guitare, c’est qu’il y a vraiment un sérieux problème ! On n’entendait pas bien sa guitare, et parfois même sa voix, le son était pourri… Bref, qu’est-ce que je retiendrai de bien de cette prestation? L’intervention de Henkka Blacksmith en français parfait (presque) et son sourire pour nous dire que c’est la première fois qu’ils jouent en Bretagne et qu’ils sont contents d’être là.
J’ai fui au milieu du set et j’ai préféré me coucher que d’assister à ce massacre auditif ! Childen of Bodom, soit on les voit sous leur meilleur jour (ou nuit), soit on fuit, pas de compromis !

La suite dans la prochaine Évangile…

La galerie photos du jour 1 par ici : http://www.soilchronicles.fr/photographies/motocultor-festival-2016-jour-1



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1 Commentaire sur “Motocultor Festival 2016 : jour 1 (19/08/2016)”

  1. pingback pingback:
    Posté: 19th Sep 2016 vers 20 h 56 min
    1
    Motocultor Festival 2016 : jour 1 (19/08/2016) | Soil Chronicles

    […] sur le jour 1 du Motocultor Festival 2016 en photos qui compléteront le live report : http://www.soilchronicles.fr/reports/motocultor-festival-2016-jour-1-19082016 #gallery-1 { margin: auto; } #gallery-1 .gallery-item { float: left; margin-top: 10px; […]

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