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Line-up sur cet Album


Vorender : chant
Kyll : guitare, orchestrations, chœurs
Terias : claviers
Shainsaw : batterie
Neil Leveugle : basse (sessions)
Jörm : guitare (invité)

Style:

Black/Death Symphonique

Date de sortie:

2011

Label:

Non-signé

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

Il y a de ça quelque années, je traînais sur le forum d’un site musical et, sur un sujet parlant d’un groupe de Pop Rock français – dont je tairai le nom pour ne pas foutre de merde dans ma chronique, mais qui a eu un gros succès chez les (pré-)adolescentes malgré la piètre qualité de ses compositions et leur côté mielleux que même les abeilles n’ont pas réussi à égaler –, j’avais pu lire quelque chose du genre « Je peux vous dire que *censuré * est bien meilleur que 99% des groupes non-signés ». En dépit de la confiance trop appuyée du bonhomme, qui mériterait certainement une grosse rééducation, c’est plutôt son affirmation qui nous intéresse ici, car le nombre de groupes qui peuvent la démentir se révèle particulièrement conséquent.
Et aujourd’hui, c’est Winterburst qui nous le prouve.
Groupe non-signé, comme vous l’aurez deviné, de Death/Black symphonique français qui nous livre, avec ce The Mind Cave, leur premier album après une démo déjà bien accueillie.

La chose qui frappe, lorsqu’on regarde le CD, c’est le côté vraiment très pro de l’objet. Déjà le digipack nous met une première claque, avec son visuel baroque très réussi qui se distille dans les pages du livret entre les paroles éloignées de tout cliché sataniste. Ensuite, on enfile le CD dans la chaîne, et là, deuxième tarte dans ta gueule, avec la musique.

Après une intro orchestrale bien ancrée dans le style, « A Mirror’s Game » commence. Riffs ultra rapides, épiques, voix d’outre tombe alternant entre Death et Black, batteur martyrisant ses fûts et une prod’ à en faire pâlir plus d’un. L’album démarre de fort belle manière. Et puis le groupe ralentit et insère dans sa musique des expérimentations, des soli (un peu en retrait, mais bien présents comme sur « The Ancestral Ritual », « Legion of Souls »…), des voix claires dans le genre pagan (que l’on retrouve sur « The Immortals », « Beyond the Wall » ou « The Upcoming Chaos », un peu différemment), moi qui craint un peu ce genre de voix d’incantation, d’habitude, je dois dire que celle-là passe plutôt bien. Car elle est juste.
Passant du Black, au Death, comme les commencements de « The Mind Cave » ou « The Ancestral Ritual », Winterburst semble être amateur de constructions complexes avec multiples changements au sein d’un même titre. Et avec des morceaux oscillant entre les 4 minutes 30 et près de 9 minutes, il y a de la place pour des choses plus expérimentales. Malgré tout, les sensations d’homogénéité et de cohérence sont bien là.
Car le groupe conserve tout du long le côté épique qui les caractérise, même si quelques pauses font respirer l’auditeur. Comme « Insanitarium » et « The Stray » avec leurs introductions acoustiques, dont on retrouve quelques échos à plusieurs endroits au sein de l’album, elles gardent néanmoins un côté sombre et inquiétant, grâce aux orchestrations toujours présentes.
Et si cette utilisation constante d’orgues, clavecins ou chœurs peut agacer les moins clients d’entre vous, surtout que ça pourrait évoquer un certain sentiment de déjà-vu, il faut préciser que ces accompagnements ne se répètent pas, même au sein d’un morceau. Tour à tour épiques, inquiétantes, mélancoliques, les ambiances sont variées. Et parfois très éloignées de ce qu’on a vu dans le BM Sympho, comme avec le bien nommé « Circus of Freaks », allant jusqu’à nous donner l’impression d’être tombé dans un cirque macabre. Une ambiance qui n’arrive pas comme un cheveu dans la sauce, cependant, puisqu’elle est déjà subtilement disséminée par endroits en amont (et en aval, sur « The Stray », par exemple) et surtout, elle est aussi là pour mieux introduire le déluge de violence qui suit.

The Mind Cave est une œuvre entière, et pas une simple succession de pistes. On a l’impression de se balader au sein du château dépeint sur la pochette, où chaque morceaux serait une pièce. Ou un élément de l’histoire racontée. Emprunte de mythologie et de mysticisme.

Winterburst, avec une exécution sans fausse note, avec juste, peut-être, un côté sympho un poil trop prononcé, et une production à la hauteur de ce qu’ils veulent faire passer pour un premier album de douze titres (pour 70 minutes de musique), ne se fout pas de l’auditeur.
Voilà le parfait exemple de groupe non-signé qui se révèle excellent, et qui prouve qu’il n’est pas nécessaire de faire la couverture de tous les magazines pour créer un skeud qui en vaille la peine. Espérons, cependant, qu’il ne restera pas longtemps sans label. Ce serait bête, surtout quand on voit certaines daubes qui ont trouvé une maison de disque.

 

Site Officiel : www.winterburst-official.com

MySpace : www.myspace.com/winterburst

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