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Voorhees – Chapter one

Le 7 juillet 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Chris - Guitare, Chant
  • Fred - Basse
  • Jean-Marc – Guitares, Batterie

Style:

Death Metal

Date de sortie:

13 Octobre 2017

Label:

Autoproduction

Note du SoilChroniqueur (Antirouille) : 9/10

Le choix est rude quand on désire se balancer un album de Death Metal dans les oreilles. Voire même très compliqué tant la quête d’innovation pour se démarquer est grande. Jouant sur plusieurs registres, avec plus ou moins de réussite, on se retrouve avec une pléthore de genres et donc d’étiquettes plus farfelues les unes que les autres dont chacun revendique l’exclusivité. Relevant parfois d’oxymores telles « l’obscure clarté qui tombe des étoiles » chère à Corneille, on ne s’étonnerait pas de voir fleurir du « carnivorous death vegan » ou pourquoi pas du « dark folk brutal symphonic death ». Mais bon, encore une fois, si c’est réussi, pourquoi pas…

En matière de Death Metal originel, on se tourne instinctivement vers la scène issue du marais floridien d’où sont sortis Obituary, Cannibal Corpse, Death, Morbid Angel ou Deicide. Mais éloignons nous de ce berceau marécageux, oublions ces dinosaures et piliers du Death, traversons l’atlantique et débarquons dans notre pays à la recherche de groupes évoluant dans ce registre.

Voorhees fait partie de ceux-là. Du Death Metal vieille école, classique, comme à Tampa fin 80, début 90. « Quoi de nouveau ? » allez-vous me demander, ce à quoi je vous répondrai : « Si tu veux du nouveau, attend l’émergence du « dark glam funeral symphonic death ». » Et puis du nouveau, ils n’en veulent pas, nos français, et ils le revendiquent haut et fort, allant dire que Voorhees ne révolutionne rien, n’innove rien, n’est original en rien et n’a aucune autre prétention que celle de jouer du Death Metal old school. Ben ça tombe bien puisque c’est ce qu’on leur demande et en plus ils le font bien.

Formé à Metz en 2017, ils sortent cette même année un EP 6 titres, Chapter one, pour lesquels ils sont allés puiser leurs influences du côté de Tampa. Trente minutes d’un réel retour aux sources avec une atmosphère bien pesante sur des mélodies anxiogènes. Les riffs, thrashy par moment, sont acérés et galopants. Et que dire des soli… Parfois grinçants, parfois haut en couleur mais toujours assez court, ils sont fidèles au genre. La voix est caverneuse, agressive avec un je ne sais quoi de puisé chez Metallica dans les lignes de chant, surtout sur la fin des phrases, comme sur « Gruesome Pleasure » Yeah ! Les changements de rythmes sont efficaces, offrant quelques petits répits à des cervicales en fin de course. Pas de plagiat, pas de copie conforme à l’originale, n’allez pas rechercher telle ou telle copié-collé avec tel ou tel groupe. Quoiqu’on jurerait entendre Obituary sur l’intro d’« Evil to come », effet old school disque rayé assuré. Enfin bref, tous les titres nous replongent une trentaine d’années en arrière pour notre plus grand plaisir.

Pour les insatiables, les boulimiques de Death Metal old school, Voorhees tient ses promesses et les rassasiera avec Chapter one. Trente minutes de plongée en apnée dans les marais floridiens d’où jaillissent encore des sons marqués du passage des mentors du genre.

Tracklist :

1. Serial Infection (3:36)
2. Memories of Amnesia (5:01)
3. Gruesome Pleasure (5:15)
4. Evil to come (5:11)
5. Voorhees (3:54)
6. I’m the Man who became God (6:40)

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