Solitude – Reach for the Sky

Le 30 mai 2017 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


• Akira Sugiuchi : Chant
• Shingo Ida : Guitare
• Toru Nishida : Basse
• Takamasa "Mad" Ohuchi : Batterie

Style:

Heavy AND Thrash Metal

Date de sortie:

25 Novembre 2016

Label:

Test your Metal Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 4/10

Je veux du neuf ! Pas le chiffre, hein, mais la nouveauté ! Je suis en colère, et pas que de mouches même si j’ai l’habitude de pinailler sur les détails, ça, je vous l’accorde – en mi-la-ré-sol-si-mi ou en open selon votre choix… Même si « détails », y en a des grandes et des petites… Mais sortons de ces cales à Hambourg pour entrer dans le fond de la quille, et les contrepèteries, parce que si, c’est pas neuf (ni huit, ni sept…) au moins c’est plus rigolo que l’absence d’idée, remarque qui pourrait être caractéristique de Solitude et leur second album Reach for the Sky.

Entendons-nous bien – enfin mieux et plus d’une fois, pas comme cet album – : je n’ai pas dit que c’était nul à chier, parce que c’est bien joué et le son est convenable, même si le choix de la balance stéréo des guitares est discutable. C’est surtout que j’y trouve autant d’intérêt que dans les blockbusters de Roland Emmerich. Ah bah oui, regardez chacun des grosses prods signées Emmerich et analysez le scénar’ : on retrouve à chaque fois un perso principal avec une situation de couple « c’est compliqué », un relationnel de clash parent/père-enfant, et si vous variez un peu l’élément perturbateur à la base du film, c’est toujours le même topo, que ce soit un lézard géant, des aliens ou une apocalypse écologique (et encore, faudrait que je me re-regarde 10.000 pour vérifier si on n’est pas sur les mêmes baux). Pourquoi je discute avec vous de la filmographie de Roland Emmerich ? Parce que c’est certainement plus intéressant que de pérorer sur Reach for the Sky, qui va devoir remettre son pari d’atteindre les sommets à plus tard. C’est bête parce que l’artwork, plutôt pas mal mais sans davantage de grande originalité (du moins autant que ce nom du groupe nippon ni mauvais), était sympa.

Si ç’avait été parodique ou un tribute album au Metal des 80’s, j’aurais dit oui… Mais là, ça a l’air sérieux. Si au démarrage, on entre sur un morceau qui fait penser à du Testament d’antan – je vais pas refaire la vanne sur l’ancien Testament, désolé, chaque jour sa peine –, on se dit : « moui… pourquoi pas… pas méga original, ni méga diversifié dans sa structure, mais pourquoi pas… », puis s’enchainer sur un mix de Metallica période Kill ‘em all/Venom période Black Metal/Motorhead période… bah, Motorhead, là, ça tranche… Alors on revient sur du Heavy à la Judas Priest… pour continuer d’alterner sans cohérence et inspiration (« Don’t need Mercy », ça vous fait pas penser à un titre de Slayer pas si éloigné niveau syntaxe ? Bah, réfléchissez-le avec du Metallica des débuts), jusqu’à la coda de « December »…

Bref, on ne s’ennuie pas : on se s’emmerde, clairement ! Sauf évidemment si on n’y connait rien dans ces genres musicaux et qu’on découvre « la musique qu’écoutaient nos darons » (à dire avec une voix de chiotte en pleine mue) et qu’on s’attend à des surprises incroyables, ce qui est très loin d’être le cas quand on arrive à anticiper non même plus le bout de mélodie mais des riffs entiers ! Mais pourquoi je vous parle des ados boutonneux qui découvrent le Metal ?… Bah, parce que c’est bien… mais faut que ce soit bien fait ! Et surtout pas en leur présentant ce Hevisaurus japonais pour post-pubères comme une panacée éducative musicale.

Un « album pop-corn » à consommer le temps d’un vidage de neurones, et sans les effets spéciaux, pour résumer… Pourquoi j’ai choisi de chroniquer cet album ? D’une, parce que personne n’en voulait – et je comprends mieux pourquoi maintenant –, d’autre, parce que j’espérais surement mieux que l’extrait que j’avais écouté et qui semblait décent… Les espoirs ne font pas vivre : ils tuent… à petit feu… le moral… Mais finalement j’ai réussi à combler autant de vide que les créneaux horaires de C17 en access et en prime – comme quoi c’est pas si compliqué de dire longuement qu’on n’a rien à dire…

A écouter une fois, pendant un grand moment de Solitude…

Tracklist:

1. Venom’s Angel (7:30)
2. Blow (4:51)
3. Reach for the Sky (5:30)
4. Don’t need Mercy (3:59)
5. Escape for the Crime (3:47)
6. You got my Mind (5:32)
7. On the Edge of Sorrow (4:03)
8. December (8:41)

Facebook: https://www.facebook.com/solitudejapan/
Site officiel: http://spiritual-beast.com/solitude/
Bandcamp: https://solitudetymr.bandcamp.com/album/reach-for-the-sky
Youtube: https://www.youtube.com/user/spiritualbeast

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