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Sinister – The carnage ending

Le 23 décembre 2012 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Aad Kloosterwaard - Chant
Mathijs Brussaard - Basse
Dennis Hartog - Guitares
Toep Duin - Batterie
Bas Brussaard – Guitares

Style:

Death metal

Date de sortie:

28 septembre 2012

Label:

Massacre Records

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak) : 8,5/10

Lorsqu’on doit chroniquer un album, il est toujours intéressant de voir les CV des différents musiciens composant le groupe qui a sorti ledit album.
Ainsi, le cas des bataves de Sinister est particulièrement intéressant tant le cursus de chacun des protagonistes de cet album est digne d’un labyrinthe dans lequel une chatte n’y retrouverait pas ses petits.
Déjà, le groupe fondé en 1988 en est déjà à son dixième album et sort aujourd’hui sans doute son meilleur album depuis… leur tout premier « Cross the Styx » en 1992.
Non que les autres albums ont été mauvais, loin de là : Sinister peut s’enorgueillir d’avoir sorti quelques bombes surpuissantes avec « Hate » (1995), « The silent howling » (2008) ou « Diabolical summoning » (1993) mais aussi quelques albums plus dispensables comme « Savage or grace » (2003) ou le précédent « Legacy of ashes »(2010).
De mémoire, je n’ai pas l’impression que Sinister a sorti deux albums avec le même line up : il suffit de voir sur la bio du groupe que le seul membre d’origine Aad Kloosterwaard, batteur de 1988 à 2003, et désormais chanteur depuis 2005, et le seul membre d’origine, et que tous les autres membres ne sont présents dans le groupe que depuis l’an dernier. Tous membres du groupe de death metal hollandais Absurd Universe fondé en 2010 et fort d’un unique album « Habeas Corpus » et comprenant au chant un certain Adrie Kloosterwaard, alias Aad, on aura compris que ce nouvel album de l’entité Sinister est avant tout un album de potes.
Oui, en 24 ans d’existence, Sinister aura usé la bagatelle de 7 bassistes, 4 chanteurs, 2 batteurs et 6 guitaristes avant de sortir ce « Carnage ending » avec ce line up qui durera… ce qu’il durera, mais force est de constater que, pour le coup, le père Kloosterwaard a peut être bien trouvé LA formule qui convient à son groupe.
Car là, quelle baffe !
Là où bon nombre de groupes auraient jeté l’éponge suite à un énième soucis de line up, non seulement Sinister relève la tête mais en plus nous signe un album digne des meilleurs Vader et, pour la première fois depuis sa création, le gang se voit jouer avec deux guitares, donnant lieu à une foultitude de soli et de duels de guitares faisant gagner les compositions en cohésion et surtout en fluidité. Et surtout, le changement de compositeur après le départ d’un Alex Paul qui avait composé l’intégralité des albums à partir de « Afterburner » en la personne de Kloosterwaard est pour beaucoup dans ce nouveau souffle proposant un death metal brut, hyper rapide, sans concession, avec son lot de soli overspeedés.
Old school jusqu’au bout des doigts crochus, ce « Carnage ending » allie la sauvagerie de « Cross the Styx » avec la fluidité et l’urgence d’un album comme « The ultimate incantation », premier album de Vader, ou celui de Morbid Angel « Altar of madness » : il suffit de s’écouter des titres comme « The carnage ending », « Regarding the imagery » ou le monstrueux « Defamatory content » pour se convaincre que jamais la Hollande n’aura été aussi proche de la Pologne en matière de death metal.
Véritable catalogue de destruction, l’album se voit débuter par une intro calme avant d’envoyer du bois pendant trois gros quarts d’heure qui passeront à vitesse grand V. Et les morceaux de bravoure sont légion : ainsi difficile de passer sous silence des brûlots comme les morceaux cités plus haut, « Blood ecstasy » ou « The final destroyer » dont l’intensité et la violence sont à mettre en exemple dans toutes les écoles de death metal classique.
Mais Sinister ne se contente pas d’être un bourrineur tout azimut et sait varier les plaisirs avec un plus étouffant et ses quelques riffs limite doom au début d’un « Crown of thorns » qu’on prendra plaisir à entendre repartir dans une furie totalement death metal, ou sur le plus heavy « Transylvania (city of the damned) », voire lors des petites sonorités modernes d’un « Oath of rebirth », histoire de ne pas donner une sensation de redondance à l’album.

Emballé dans un magnifique digipack à la pochette soignée et signée par le hurleur de Monstrosity et Vile Mike Hrubovcak qui aura également conçu les pochettes des albums « The silent howling » et « Legacy of ashes », la version limitée de ce « The carnage ending » propose un CD bonus avec cinq reprises piquées dans des cartons emballés depuis les années 80 avec « Spit on your grave » (Whiplash), « Succubus » (Massacre), « Swing of the axe (Possessed), « Dethroned emperor » (Celtic Frost) et « Face fate » (Blood Feast) prouvant une fois de plus l’attachement du chanteur à une époque lointaine mais loin d’être révolue.

Du grand art.

Tracklist :

CD :
01. Gates of bloodshed (Intro) (1:22)
02. Unheavenly domain (3:26)
03. Transylvania (City of the damned) (5:12)
04. My casual enemy (5:01)
05. Crown of thorns (5:17)
06. The carnage ending (5:26)
07. Oath of rebirth (4:06)
08. Regarding the imagery (3:41)
09. Blood ecstacy (4:33)
10. Defamatory content (4:41)
11. Final destroyer (5:22)

CD bonus :
1. Spit on Your Grave (Whiplash cover)
2. Succubus (Massacre cover)
3. Swing of the Axe (Possessed cover)
4. Dethroned Emperor (Celtic Frost cover)
5. Face Fate (Blood Feast cover)

Myspace : http://www.myspace.com/sinisterwingsofdeath
Facebook : http://www.facebook.com/pages/Sinister- … 5351172432

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