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Line-up sur cet Album


Amaury Fantoni : chant
Damien Fantoni : guitare
Nicolas Chastel : guitare
Max Albrand : basse
Jean Fernandes : batterie

Style:

Metal Moderne Prog

Date de sortie:

Avril 2011

Label:

Non signé

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

Moi, les groupes qui affichent une ouverture d’esprit, en proposant une musique s’inspirant de plusieurs styles musicaux pour créer quelque chose de nouveau, j’aime. Les groupes qui prennent soin de leur univers en proposant un artwork beau et réfléchi, ainsi qu’un objet bien fini, j’aime.
C’est certainement pour ça que Simplixity, j’aime.

Maintenant que c’est dit, une petite présentation s’impose. Les premières informations du groupe remontent à 2007, même si le projet avait déjà bien mûri dans la tête de ses fondateurs, les deux frangins Amaury et Damien Fantoni, dès 2001. Depuis 2007 et la fondation d’un line-up stable, le groupe n’a cessé d’enchaîner les concerts (près d’une cinquantaine en quatre ans, dont la majeure partie s’est passée les deux dernières années). Et après deux démos, il est fier de présenter leur premier album « The Shed Skin Chapter », et il y a de quoi !

Sous l’étiquette de « Metal Moderne », qui est aussi vague que prometteuse, Simplixity nous délivrent un Metal empruntant aussi bien Hardcore, qu’au Death, au Thrash, au Prog ou encore au Groove. J’ai pensé à la première écoute – malgré une violence plus affichée – à l’influence d’un certain Textures. Et ce n’est pas pour me déplaire.

« The Shed Skin Chapter » commence de manière brutale, et non sans humour avec « How to Begin ? Tear Off your Eyelids », sa première phrase « How to begin ?… juste like that… » et la déferlante qui suit. Les deux titres suivants sont dans la même veine, un Hardcore sauvage, à guitare à la fois grasse et acérée, à la batterie technique et rapide, et aux hurlements graves et puissants, mais d’où se dégage une subtilité certaine. La basse apporte un groove, et la seconde guitare son lot de mélodie qui cassent allègrement avec l’aspect rugueux que l’on perçoit au premier abord.

Dès « Everything Depends on Everyone », et son passage acoustique, on se rend compte que le groupe va nous emmener plus loin. Et la suite de l’album ne nous déçoit pas. « Self Made Conscience », du haut de ses dix minutes, alternant entre sauvagerie et moments ambiants est réellement impressionnante. Les passages sauvages sont écrasants, mais contrairement à ce que l’on reproche à certains groupes de Brutal Death, Simplixity sait aérer ses morceaux, même les plus courts, dans lesquels les alternances ambiant/électrique n’ont pas le temps de s’installer (comme le bien nommé « Colossal »), pour des moments de bravoure vraiment bien sentis. Le groupe sait comment faire monter la sauce, entre les passages efficaces, complexes, hypnotiques (« Eternal Quintessence of Universal Gathering » ) ou prenant tout simplement aux tripes (écoutez « This Step. My Life »)

Simplixity a su se créer un univers en alignant ces treize titres, parfois avec audace (deux morceaux instrumentaux à la suite, c’est pas courant). Il y a juste un truc qui me turlupine dans cet album, c’est la voix claire, pas fausse, mais il lui manque parfois un peu de puissance, surtout si on compare – au hasard – à celle d’Eric Kalsbeek. Pourtant le chant Hardcore est vraiment pas mal foutu dans le genre, aussi bien que les screams qui font leur apparition (souvent en backing, d’ailleurs, ce qui apporte un plus en variant la chose). Cette voix n’est heureusement pas souvent utilisée dans les moments épiques et a tendance à s’améliorer vers la fin de l’album, surtout sur « Eternal Quintessence of Universal Gathering » (même si le début de « My Thematic » se montre un peu trop joyeux à mon goût), mais, quitte à avoir de la voix claire, je la préfère lorsqu’elle se situe entre la gueulante et la douceur.

Pour le reste, c’est du tout bon.
Avec un patronyme comme Simplixity, le groupe avait intérêt à ne pas tomber dans la facilité ! Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y parvient parfaitement ! Et ce, aussi bien dans la musique que dans le concept de l’album. Il faudra même plusieurs écoutes pour commencer à le comprendre ; « Tellus Rupture », et ses onze minutes à la limite des mathématiques, le démontrent parfaitement. A la fois brutal, intelligent, fou et bien foutu, espérons que Simplixity trouvera le succès qu’il mérite pour qu’il puisse (rêvons) venir défourailler dans toute la France pendant une tournée !

MySpace : http://www.myspace.com/simplixitymusics

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