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Mystic Prophecy – War Brigade

Le 6 avril 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Roberto Dimitri Liapakis : Chant,
  • Laki Ragazas : Guitare lead
  • Markus Pohl : Guitare rythmique
  • Joey Roxx : Basse
  • Tristan Maiwurm : Batterie
 

Style:

Heavy/power Metal

Date de sortie:

18 mars 2016

Label:

Massacre Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg): 6/10

Fede Alvarez, le réalisateur du – bon – remake d’Evil Dead (sous l’égide et l’appui du réalisateur originel Sam Raimi et de son acteur fétiche Bruce Campbell), a dit lors d’une interview à l’avant-première du film au Grand Rex à Paris en 2013 que le problème avec les remakes, c’est que les fans n’ont pas envie d’aller les voir par crainte d’être déçus, tellement ils ont eu l’habitude d’en voir des mauvais qui salissaient l’esprit du film d’origine. Avant d’entrer dans toute polémique cinématographique, oui, j’ai bien aimé ce remake parce que, s’il s’éloignait pas mal de l’original – je ne vais pas vous spoiler mais vous risquez d’être déçus si vous vous attendez une séquelle ou une préquelle – il prenait un point de vue et un axe différent, sans exclure les nombreux clins d’œil, ce qui fait que par conséquent il apportait un regard neuf à la franchise – que je déteste ce terme que je trouve extrêmement commercial.

Ceci étant posé, parlons maintenant de Mystic Prophecy et son album War Brigade.

Le 9ème album du groupe allemand est présenté par une jaquette qui fleure bon les poncifs du Metal, à base de char type Panzer – ce qui tombe bien vu qu’un titre en fait état – et d’une armée sur fond de flammes – ce qui tombe bien vu que plusieurs titres en font état, ne serait-ce que celui de l’album en lui-même – en bref, une guerre infernale sur fond de réunion d’artilleurs – ce qui tombe bien vu que ça semble être l’idée de fond. De ce coté, rien de neuf…
Bon, parlons musique maintenant… Du gros Metal couillu, dans le sillon déjà défriché par Testament et Judas Priest, ajoutant de temps à autres quelques riffs proches des mid tempo d’Arch Enemy, avec une section d’assaut… rythmique, pardon, lourde flirtant de temps à autres avec le Power et une voix tantôt assez claire, tantôt se voulant granuleuse, genre « c’est nous les vrais mecs, les vrais metalleuxvelus ». Fait assez étonnant – aberrant, selon moi – de choisir un morceau mou, le morceau éponyme de l’album, comme choix de clip promotionnel, alors que d’autres auraient été plus « vendeurs » (je pense par exemple à celui d’ouverture, « Follow the Blind » dans l’esprit Arch Enemy, ou encore « Pray for Hell », assez proche instrumentalement de ce que Judas Priest a proposé sur Demolition)…


Bon… Et ?

Le problème qui m’est donc posé est le suivant : si je faisais référence ci-dessus à Demolition, l’album mou qui a suivi l’excellent Jugulator, assez révolutionnaire pour Priest après Painkiller qui l’était déjà pour le groupe au point d’être devenu culte, c’est parce qu’on se trouve un peu dans le même cas de figure. Le Metal est déjà un genre qui tourne pas mal en rond, au point que s’il veut se renouveler, il doit se diversifier, et s’il prend l’envie à certains de faire dans la veine de ce qui a déjà été pondu, il serait bon d’y amener du sang neuf, des idées nouvelles, même pas forcément révolutionnaires mais quelque chose de neuf qui ne donnerait pas l’impression que le serpent se mord la queue tel un Ouroboros d’acier qui servirait de pendentif ornant le cou de chaque « true metaller ».

J’en reviens donc à mon propos initial : faire du remake, pourquoi pas… mais autant apporter quelque chose de plus par rapport à l’original. Ici, c’est un album certes bien produit (mixé par du « mec dans la place » en la personne de Fredrik Nordström), carré, lourd et pesant qui atterrit entre notre marteau et notre enclume… Mais seuls quelques riffs font remuer par sensation de déjà-entendu/ressenti mémoriel (une sorte de réflexe de Pavlov qui laisse présager qu’on y trouvera satisfaction), du riff passe-partout avec une voix sans réelle personnalité et stéréotypée, au point des fois d’en être risible, sur un fond de gros son. Pire, on a l’impression que rien ne s’est passé depuis leur précédent album KillHammer ! Limite le dernier single/clip du groupe, « To Hell and back » tiré de ce même album KillHammer, est plus digne d’intérêt que la majorité des morceaux de leur dernier album – et je ne dis pas ça (que) à cause du décolleté mamelu de l’actrice…

Au final, on n’en ressort pas vraiment grandi ou épanoui : on se dit juste qu’on a vaguement secoué les cheveux pendant 48 minutes, dont les dernières destinées à une – bonne, pour le coup, parce qu’originale – reprise du « Sex Bomb » de Tom Jones ont été les plus sympathiques et mémorables, en espérant se rappeler des refrains braillés qui se veulent hymniques et fédérateurs (« Fight for One Nation »), inspirateurs d’une union qui inciterait à joindre l’armée de pacotille de cette War Brigade.

Un album passe-partout et passe-temps – voire passe-muraille si on l’écoute dans le célèbre fort côtier de la Rochelle – avec quelques morceaux plaisants au demeurant, mais pour un groupe qui semble s’enterrer dans les clichés et continuer de creuser.

A écouter d’une oreille pendant qu’on tente d’enlever le bouchon de cérumen de l’autre, ça occupe le temps de secouage de neurones.

Tracklist:
1. Follow the Blind (3:55)
2. Metal Brigade (4:31)
3. Burning Out (3:54)
4. The Crucifix (4:09)
5. Pray For Hell (4:18)
6. 10.000 Miles Away (3:41)
7. Good Day to Die (4:07)
8. The Devil Is Back (3:52)
9. War Panzer (4:08)
10. Fight for One Nation (4:04)
11. War of Lies (3:53)
12. Sex Bomb (3:49)

 

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