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Line-up sur cet Album


Maxime Defrancq : chant, guitare

Style:

Rock atmosphérique parfois métallique

Date de sortie:

26 Septembre 2011

Label:

Musea Parallèle

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 7,5/10

« Introspection » est le nom du premier album de Mind Split Effect, réalisé « at home » avec les moyens du bord.
« Introspection » est un album de Rock alternatif possédant un côté progressif.
« Introspection » est surtout une œuvre personnelle et une invitation au voyage de l’esprit.
Car Mind Split Effect est en réalité un projet solo, né de la volonté de Maxime Defrancq, même si, depuis la sortie de l’album, un véritable line-up a vu le jour.

Déjà, le premier contact avec « Introspection » se révèle plutôt bon. Des photographies de paysages ou d’élément urbains nous accueillent dans le livret, et, compte tenu de leurs moyens respectifs, il n’aurait pas à rougir aux côtés d’un Porcupine Tree dans les rayons d’un disquaire. Un bon point, puisque, souvent, l’artwork est une extension de l’univers créé par la musique. Et là, il le complète parfaitement.

Car oui, « Introspection » n’est pas qu’une succession de morceaux, c’est avant tout un voyage qui nous est offert ici. Un voyage aussi contemplatif que les images qui nous sont données à voir. La musique est calme et douce, presque instrumentale avec une dominance pour le piano, subtil et magnifique qui distille ses notes pour mieux entraîner l’auditeur vers des contrées lointaines, et la guitare bien souvent acoustique, même si l’électrique fait son apparition. La batterie, claque bien mais n’est pas en contradiction avec le reste.

Les morceaux ne sont pas très longs (hormis un « Worth Living » qui se révèle être aussi le plus Metal), mais n’ont pas la trame classique du couplet-refrain. Ils suivent un cheminement particulier, une évolution tout au long des minutes qui les composent et en cela la musique de Mind Split Effect est progressive. Il suffit de voir « My Mind out of Reach », qui commence de façon classique, avec une introduction et un chant qui vient se poser délicatement. Mais ensuite, le morceau part dans différents plans, souvent bien amenés, puis dans un solo, souligné par une guitare électrique assez en retrait pour ne pas casser l’ambiance générale. Le morceau se termine de façon presque aussi hypnotique que « Closure » d’Opeth. D’autres morceaux comme « About Last Night » ou « Leaving my Body » se construisent à partir d’un riff, autour duquel viennent se greffer divers éléments qui amènent toujours cette progression. La sensation d’ennui est ainsi soigneusement et parfaitement évitée.

Elle se trouve également évitée par la variété des influences perceptibles dans cet album. Rock, bien sûr, un brin de Metal, Folk, Pop mais aussi du Jazz, ou du Classique pour certaines ambiances…
Les soli sont bien présents, mais ne se révèlent pas des plus démonstratifs et restent dans cette optique d’évasion qui englobe l’album.

Un premier album réussi pour qui rêve d’un peu de douceur et de grands espaces dans ce monde de brutes, même si « Introspection » n’échappe pas à quelques défauts. Celui qui se remarque en premier, mais qui s’efface vite, est la production. Comme je l’ai dit au début, « Introspection » est un CD enregistré avec les moyens du bord. On sent un léger déséquilibre et parfois quelques bruits indésirables (rien de bien méchant), même si, pour son budget restreint, elle se révèle réussie : on distingue bien chaque instrument, même la basse (et moi, vous savez que j’ai quelques soucis pour entendre la basse, hein?). C’est une sensation que l’on éprouve qu’au début de l’album et de certains morceaux ; on oublie heureusement ces soucis assez vite pour se laisser porter. Le chant m’a aussi dérangé par moments. Il n’est pas mauvais, mais semble encore un brin fragile, surtout sur « My Mind out of Reach » (qui est celui de Clément Balensi, un invité, et non de Maxime Defrancq que je trouve plus convainquant, avec un timbre grave que j’aime bien). Une sensation qui s’efface, elle aussi, petit à petit au fil de l’album.

Dernier point, une légère sensation de déjà-vu se distille sur les derniers morceaux (hormis l’épique « Worth Living »), une sensation qui se justifie, car « Introspection » semble trouver certaines de ses influences dans des album tels que « The Incident » de Porcupine Tree qui, il faut le préciser, se trouve être un morceau de cinquante-cinq minutes divisé en quatorze segments. Avec certains passages qui se répondent les uns aux autres. De telles influences justifieraient ce petit, tout petit air de déjà-vu.

Maxime Defrancq s’est débrouillé pour mener à bien son projet. Et on ne peut que l’encourager et lui donner raison. Car Mind Split Effect signe là un premier album onirique et délicat et qui, s’il n’est pas exempt de menus défauts, possède aussi une qualité de moins en moins présente de nos jours : l’émotion.

 

Site Officiel : www.mindspliteffect.tk

Myspace : www.myspace.com/mindspliteffect

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