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King Dude – Music to make War to

Le 8 novembre 2018 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • TJ Cowgill - Chant
  • August Johnson - Batterie
  • Tosten Larson - Guitares
  • Lee Newman - Basse

Style:

Dark/Neo Folk

Date de sortie:

24 Août 2018

Label:

Vàn Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,5/10

Cinématographiquement parlant, un de mes chefs-d’œuvre absolu est et reste Les ailes du désir de Wim Wenders en 1987 : plastiquement et poétiquement parfait, à l’ambiance sombre et gothique du meilleur effet, au rythme d’une lenteur oppressante, que je me regarde encore régulièrement de façon quasi religieuse, film dans lequel je reste toujours surpris d’y voir un Peter Falk dans un rôle aussi surprenant qu’émouvant…
A un moment, dans une petite salle de concert, en noir et blanc, on y voit et surtout entend Nick Cave & The Bad Seeds interpréter « The wheeping Song », ainsi que le groupe Crime and The City Solution. Les deux performances magnifient, par leur ambiance, un film déjà fabuleux !

Lorsque je m’écoute la musique de King Dude, sorte de combinaison entre une musique très dark, gothique et neo folk, je ressens à nouveau ces mêmes sensations, le timbre de voix de TJ Cowgill à croiser entre Léonard Cohen, Johnny Cash, Nick Cave et Andrew Eldricht combiné à des musiques aux ambiances sombre, qu’elles soient avec des guitares ou du piano, nous offrant dix titres d’une richesse remarquable.

« Time to go to War » est une formidable entrée en matière avec une ambiance noire au possible, avec nappes de claviers impalpables et piano lugubre, une voix lointaine et des percussions à peine perceptibles : la musique de King Dude se veut solennelle, sensuelle, désespérée, le tout à la fois.

C’est avec une foultitude de sentiments contradictoires qu’on arrive au plus aérien « Velvet rope », très The Sisters of Mercy dans l’âme de l’époque Floodland, avec son chant grave et son piano éthéré. Après écoute de l’album, et malgré son pessimisme de tous les instant, ce titre s’avère être une véritable source de lumière avant de repartir dans une coagulation de noirceur qui sera de retour dès un « Good and bad » des plus désespérés sur lequel la douce voix féminine de la chanteuse folk Joséphine Olivia fait des miracles.

Un côté post punk, une ambiance une nouvelle fois gothique, des guitares qui rappellent le premier album de Dead Can Dance qui aurait partouzé avec Joy Division et « I don’t write Love Songs anymore » fait son petit effet !

Titre après titre, l’album montre une richesse remarquable : « Dead on the Chorus » se veut plus sale, plus rapide, à l’esprit Iggy Pop and the Stooges, mettant en évidence le côté punk que King Dude se complait à explorer dans chacun de ses albums en saturant plus que d’habitude le son tant des guitares que de son chant.
Et comme le groupe aime jouer sur les contrastes, le plus long « Twin Brother of Jesus » se veut oppressant au possible, sur lequel le chant de Cowgill est plus grave que jamais, faisant passer les voix d’Andrew Eldricht ou de Carl McCoy pour des adolescent avant leur mue.
Et quand tu penses avoir tout entendu, un « In the Garden » se pointe avec des synthés plus dark wave et une rythmique plus épileptique, donnant un effet dissonant à l’ensemble, avec toujours cette voix emprunte de sensualité.

Et si « The Castle » revient à une thématique proche de « Dead on the Chorus », « Let it burn » retourne à un tempo plus lent et mystérieux… avec un talent de composition qui fait le reste pour nous envoyer sur des sentiers inconnus.
En guise de final, un « God like me » qu’on peut comparer au 1959 de Sisters of Mercy, sur lequel le chanteur nous fait passer toute l’étendue de ses émotions torturées accompagné d’un seul piano…

Clairement – un mot contrastant avec un ensemble particulièrement sombre – cet album est une nouvelle fois d’une richesse fantastique qui s’inscrit dans la lignée des meilleures productions du groupe. Plus accessible certes, mais tout aussi excellent.

Encore une œuvre sublime qui confine à la beauté absolue de la part de King Dude.

Tracklist :

1. Time to go to War (4:09)
2. Velvet Rope (5:02)
3. Good and bad (feat. Josephine Olivia) (4:31)
4. I don’t write Love Songs anymore (5:07)
5. Dead on the Chorus (2:41)
6. Twin Brother of Jesus (5:49)
7. In the Garden (3:53)
8. The Castle (3:39)
9. Let it burn (3:33)
10. God like me (3:14)

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