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Line-up sur cet Album


  • Lucas Lambert : chant, guitares
  • Clément Simon : guitares, chœurs
  • Loris Brix : basse, chœurs
  • Clément L'Heryenat : batterie

Style:

Power Folk Metal

Date de sortie:

Décembre 2012

Label:

M&O Office

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi): 7/10

 

Un dragon hargneux, un chevalier armé lui faisant face, des étendues vertes et vallonnées, tout ça sous le regard de quatre sages. Avec une pochette comme celle-ci, on n’a vraiment aucun doute quant au style pratiqué par Hopes of Freedom. On aura droit à de l’épique, à du chevaleresque, à des envolées, à des soli… le tout fortement agrémenté de légendes et de Fantasy.

Nous venant de Normandie, Hopes of Freedom s’est formé fin 2007, sous l’initiative de Lucas Lambert. Trois ans plus tard, sort un premier EP « Freedom Storm », affichant déjà un univers ancré dans la littérature descendante de Tolkien, avec un artwork un plus naïf que celui d’aujourd’hui. L’EP fut bien accueilli, apparemment, même s’il possédait, quelques défauts de jeunesse, la production notamment.
Encore trois ans plus tard, c’est cette fois un premier album qui voit le jour. Simplement intitulé « Hopes of Freedom », il promet quelque chose d’assez différent de « Freedom Storm ». Déjà puisque plusieurs années de maturation séparent ces deux CD, mais aussi parce que, depuis la sortie de l’EP, le groupe a été rejoint par un nouveau batteur et un nouveau guitariste, respectivement Clément L’Heryenat et Thibault Hennart.

Si je ne peux faire, moi-même, de comparaison avec « Freedom Storm », n’ayant pas connaissance de cet EP, je peux déjà vous dire que ceux qui se sont laissés tenter en se référant uniquement à la pochette du CD ne seront pas déçus.

Dès l’intro, on retrouve ces ambiances dignes d’un vrai début de film chevaleresque. Des tambours lointains, une guitare folk, d’abord, aux accords respirant l’aventure, sur laquelle vient se greffer une flute. Le tout vient ensuite s’électriser, devenir de plus en plus épique.
Dommage que le ton redescende un peu lors de la transition avec « Your Life in my Hand ». Heureusement, ça ne dure pas, puisque le morceau redémarre aussitôt. Une rythmique soutenue, grâce à une guitare et une batterie rapides, sur lesquelles viennent s’ajouter une lead venant relever les ambiances. Et puis il y a aussi ces voix, apportant une touche non négligeable. La première très typée Power, montre une certaine maîtrise, même si quelques petites baisses, très rares heureusement, viennent faire baisser le niveau (« Through the Wind and the Rain » juste avant le refrain, par exemple, c’est d’ailleurs peut-être plus dû à un défaut d’écriture qu’à la maîtrise). La seconde, plus grave et parlée aborde un rôle de narrateur et renforce le côté Fantasy du style.
Du bon Warior Metal, c’est exactement ce à quoi on s’attendait, et c’est exactement ce qu’on a. Peut-être un peu trop, car les connaisseurs devineront certains enchaînements, certains riffs avant qu’ils arrivent. Heureusement, ce n’est pas toujours le cas, car Hopes of Freedom, même s’ils aiment les refrains, et si les refrains les aiment – comme celui, assez long et de plus en plus grisant jusqu’au solo, de « Ride in the Sky », le très rapide « Death should we Falter », ou « The Fight » et « Masters of the World » , potentiels hymnes que le public chantera en concert –, s’attaque aussi à quelques structures plus osées.

En témoignent les durées des titres qui, hormis l’intro « … And the Manuscript Unfolds », oscillent tous entre les 5 et les 11 minutes. Ainsi, il n’est pas rare de voir un titre partir d’un côté, puis aller vers quelque chose d’assez différent pendant plusieurs minutes, nous laissant nous adapter à des squelettes classiques (couplets-refrains), pour nous poser un pont qui déboule sur un (ou plusieurs) solo.
C’est un peu dommage que ce genre de structures soit répété sur plusieurs titres, et qu’il n’empêche pas d’avoir quelques changements un peu attendus, comme sur « The Fight ».
Néanmoins, ça n’empêche pas l’apparition de surprises. Ce même titre, qui fait un peu peur au début, avec une intro sous forme de balade un peu mielleuse, devient de plus en plus rapide et festif, et apporte des couplets intéressants, car très épuré au départ, il se voit enrichi d’un élément à chaque fois qu’il est répété. Et puis son solo est des plus démentiels.
On a aussi « Death should we Falter », quelque chose de très Speed, autant dans les instrumentations que dans le chant. Un peu comme si tout était passé en accéléré. Un morceau très réussi, aidé par des enchaînements très fluides qui lui donnent une efficacité redoutable. On aurait pu dire « comme une lettre à la Poste », si la Poste ne nous avait pas habitué à quelques couacs ces derniers temps.
Et puis il y a « Ride in the Sky », avec son côté plus lourd, qui commence comme du Heavy Old School, et son pont qui introduit une jolie suite de soli.

C’est un peu un récit plein d’action et d’aventures qui nous est conté ici. Un récit orné de références à la tradition, par un côté Folk qui arrive surtout par l’utilisation de chœurs réussis (sur « Through the Wind and the Rain » par exemple, dont certaines mélodies font un peu générique d’une vieille série), et des mélodies de la guitare lead (« Masters of the World » ou « The Call » qui semble être la reprise d’un chant traditionnel en Metal). Mais aussi par l’utilisation de la flute sur la fin de « The Call » ou sur « Run Away », qui part comme une chanson de Geste avant de s’électriser pour devenir purement Power, pour enfin faire un mix entre les deux ambiances.
C’est un peu dommage que les instruments traditionnels ne soient pas plus présents, à mon goût, même si le côté épique, aidé par une production claire et puissante (dont on peut seulement reprocher une guitare au son quelquefois un peu artificiel), n’en pâtit pas.
En fait, le meilleur exemple de l’association Folk et Power reste le titre éponyme, et ça tombe bien, puisque c’est le dernier et le plus long du CD. Il commence par une intro qui sent bon la fin d’aventure, sur laquelle viennent progressivement s’installer les différents instruments pour que la musique se lance. La structure se montre aussi plus complexe, alternant les tempi lents et rapides, les passages posés et (de plus en plus) épiques, accentué par un retour de la voix du narrateur, qui nous conte la conclusion de cette épopée. Ces 11 minutes 30 passent à une sacrée vitesse.

La pochette ne nous aura pas menti. C’est 65 minutes de musique épique que nous offre Hopes of Freedom. On pourra regretter un certain manque d’originalité par moments. Mais cet album n’a pas à rougir face aux autres offrandes du genre car, déjà, le côté Folk apporte un petit plus, autant sur les ambiances que sur la musique en elle-même, et puis cet album est fait par des passionnés du genre, qui veulent apporter leur pierre à l’édifice. Et on peut dire qu’ils ont créé quelque chose de très maîtrisé et qui ne souffre d’aucune baisse de rythme.

Facebook : http://www.facebook.com/hopesoffreedom
mySpace : http://www.myspace.com/hopesoffreedom76

 

  • Tracklist:
  • 01. …And the Manuscript Unfolds
  • 02. Your Life in my Hands
  • 03. Through the Winds and the Rain
  • 04. Ride in the Sky
  • 05. The Fight
  • 06. Masters of the World
  • 07. Run Away
  • 08. Death Should We Falter
  • 09. The Call
  • 10. Hopes of Freedom
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