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Line-up sur cet Album


Nico : Instruments
Pierre : Chant

Style:

Black/Death Mélodique

Date de sortie:

Février 2012

Label:

Auto Production

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

Il y a des groupes comme ça qui, entre deux sorties majeures d’une grosse écurie, arrivent à faire parler d’eux. Et Helioss, projet purement studio, non-signé, avait réussi, avec son premier EP « Confessions », à se creuser une petite place dans l’univers métallique. Comment ? En offrant une musique des plus épiques, alliée à un peu d’avant-gardisme et d’originalité – en insérant notamment des éléments Néoclassiques – tout en ayant une imagerie peu commune (et qui attire l’œil) dans le monde du Death/Black. Bonne nouvelle pour les nombreux qui avaient aimé le premier EP, Helioss revient, en cette année de fin du monde, avec son premier album « The Forthcomming Darkness ».

Helioss est composé de Nico aux instruments, très fan, comme moi, de Vladimir Cochet et ayant un peu roulé sa bosse dans plusieurs groupes – de Prog, notamment – et Pierre à la voix, officiant dans Scornforger, Unchained et ex-Dividead.
Au premier abord, « The Forthcomming Darkness » semble être le digne successeur de son aîné. On retrouve l’image de la femme sur la pochette, mais au lieu d’être en proie aux flammes, comme dans « Confessions », celle-ci apparaît comme emportée par le Styx, le fleuve des morts, et assez maltraitée par celui-ci. Cet artwork se révèle plus sombre et inquiétant que ne l’était celui de « Confessions ». Et l’introduction aux clavecins rappelle le côté Néoclassique fortement présent dans ce premier EP.
Mais s’il est bien ancré dans le chemin qu’avait pavé son prédécesseur, « The Forthcomming Darkness » apporte ce qu’il faut de différences.

Premièrement, dans son interview réalisée par mes soins (mode fier « On »), Nico parlait de morceaux plus ramassés et plus proche d’un Death Mélodique.
Et bien oui, les morceaux font, dans la plupart des cas dans les quatre minutes, contre environ six pour « Confessions ». Le résultat ? ils sont encore plus épiques que par le passé, et laissent encore moins l’occasion de reprendre son souffle (« From the Buddha to the Cross », le monstrueux « Genocide », « The Legion of the Pariah », « Demiange », « Among the Death »…).
Mais qui dit compositions plus ramassées, ne dit pas forcément plus simples. Car la complexité demeure dans la musique de Helioss. Et là, on sent l’influence de Mirrorthrone – même si le Suisse a accouché de morceaux de plus de vingt minutes – et des groupes de Prog (la fin de « De Occulta », de « The Burning Eyes »). Les compositions se montrent très techniques, accumulant de nombreux plans (« Among the Dead »…) et comportant toutes un ou plusieurs soli au joli doigté en leur sein. Prenez « The Dance of the Vampire » par exemple. Un morceau purement instrumental, calme, au départ, qui commence au clavecin, et sur lequel viennent s’ajouter plusieurs strates d’instruments, dont plusieurs soli – néoclassiques dans leur style –, et le rendent difficile à suivre, pour notre plus grand plaisir ! Et encore, ce n’est qu’un interlude instrumental de trois minutes, alors imaginez le reste ! Et si, aux premières écoutes, on s’accroche aux ambiances et à la musicalité, l’album ne se découvre réellement qu’après de nombreux passages dans la platine.

Pour ce qui est du côté Death Mélo, le style Göteborg reste assez éloigné, même si on y pense à certains moment, et si, comme je l’ai dit dans ma phrase précédente, les compositions jouissent d’une forte musicalité et les refrains font mouche. Le côté Black est encore fortement présent par une rapidité d’exécution qui confère à la musique d’Helioss violence et rage.
Les claviers restent présents (ils font partie intégrante de la musique), mais de manière plus sporadique, sur distillé sur chaque morceau, ils n’apparaissent que sur certains passages et il est rare qu’il demeure sur un titre entier comme « Architects » ou « The Dance of the Vampire ».

Maintenant qu’on a parlé des instruments, mentionnons l’autre partie du duo, la voix. Parce qu’elle le mérite. Le chant de Pierre oscille entre un growl glaireux et caverneux comme j’aime (et qui me rappelle François, d’Abstract Agony et Aesmah) et un scream écorché bien dans le style Black sans être caricatural. Ces deux formes sont puissantes et bien mises en scène dans la musique du groupe. Aucun déséquilibre ne se fait sentir, et ça fait plaisir. Si Nico est à l’origine du projet, on ne peut que saluer Pierre d’y avoir mis sa patte et c’est agréable de voir que cet aspect n’a pas été fait «à l’arrach’ ».

Enfin, durant son interview, Nico avait parlé de la production de « Confessions » qu’il jugeait un peu en deçà. Même si je la trouvais très bonne, pour un EP, je ne peux qu’admettre que celle de « The Forthcomming Darkness » lui est supérieure, plus subtile. Sylvain Raulin, à qui l’on doit le résultat du son extraordinairement imposant des géniaux Supplicium, a fait des merveilles. Chaque instrument est audible et si, quelquefois, certains d’entre eux accusent deux-trois faiblesses comme un petit passage d’un solo d’« At the Center », et cela n’entache pas le résultat qui fait de « The Forthcomming Darkness » un album tout en puissance.

Au final, et ayant côtoyé les deux productions de Helioss, je peux le dire : ce n’est pas pour rien que le groupe fait parler de lui. À la fois puissant, prenant, technique, long et apportant un brin d’originalité cet album mérite amplement une place dans les cédéthèques des fans du genre, et ceux qui voudraient le découvrir en écoutant l’un de ses bons représentants.

 

MySpace : www.myspace.com/heliossband

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