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Gisors Metal Fest (24 février 2017)

Le 4 mars 2017 posté par Metalfreak

Live report : Willhelm von Graffenberg
Photos : Sunickann

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Reuno aurait prononcé cette saillie restée légendaire lors d’un concert de Lofofora : « Gisors, est-ce que tu bandes encore ? ».
Si la question mérite débat, tout a été mis en œuvre pour ce premier Gisors Metal Fest pour que turgescence il y ait.

La Salle des Fêtes de Gisors, c’est pas l’Elysée Montmartre…
On s’en doute…

Ceci dit, j’ai déjà vu bien plus dégueulasse comme cadre d’accueil pour des concerts de Metal, étant donné que la salle peut accueillir quelques 400 personnes et est pourvue de base d’un système son et… d’une scène surélevée. A l’intérieur, hormis les traditionnels stands de merch’ se trouvent aussi celui du Hardcore Cares (protection animale), du Rouen Veg (protection des concombres… pardon, stand vegan, obviously) et de l’Antre du Malt (qui a la double casquette de Cave à bières et dépôt-vente d’artéfacts metal sur Rouen).
Et niveau doubles casquettes, si l’on omet celles « indispensables » à l’équipement de base du coreux de tout poil (de barbe ou pas), on voit surtout passer celle de Didier de Primal Age, coorganisateur de l’évènement pour l’asso Sound of Silence en partenariat avec la municipalité, courant de ci de là pour que tout le monde soit accueilli dès 19h30 dans les meilleures conditions, avant d’aller reprendre celle qu’il (ne) portera (pas matériellement) sur scène lors du set de Primal Age, groupe dont il est le leader historique et qui jouera ce soir en troisième place, précédé d’Asphalt, puis My own Fear, pour laisser ce fest’ se clôturer avec The ARRS.

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Asphalt : Du goudron, mais pas de plumes.
 
La soirée débutera par Asphalt, jeune formation gisorsienne en passe de sortir son premier album et officiant dans un Thrash honnête, concert que je vais rater pour cause d’interview avec The ARRS (il en sera de même pour le suivant durant lequel je serai avec Primal Age). Je n’aperçois que des coulisses les deux derniers morceaux.
La formation est jeune et manque d’assurance et de présence scénique, malgré un set carré bien qu’imparfait. A noter que les deux musiciens les plus à l’aise (et pour cause) sont le bassiste, qui enchainera un deuxième set au sein de My own Fear, et le guitariste, qui fera de même plus tard avec Primal Age dont il est également membre.
C’est malgré tout un bon tour de chauffe pour un groupe qui a encore besoin de faire ses preuves sur scène pour dynamiser son public.

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My own Fear : Même pas peur !
 
Mais puisque je vous ai dit plus haut que j’ai pas pu y assister non plus ! Z’êtes aveugles ou quoi ?! Plus sérieusement, la soirée va crescendo et, même depuis les backstages, on entend et sent que le niveau a monté, qu’il soit technique ou de volume sonore. Avec My own Fear, on entre dans le Thrash Death, mené par une Marine qui a pris beaucoup des tics scéniques de Candace Kucsulain (Walls of Jericho).
Entre deux questions à Primal Age, je discerne un medley Metallica et leur morceau éponyme, « My own Fear ». Le public semble assez réceptif, un pogo se monte gentiment.
Pareil que le précédent groupe au niveau assurance : même si on est monté d’un pallier et que ça bouge davantage sur l’espace scénique, sous l’impulsion de Marine et les marques de complicité des instrumentistes, le contact ne se fait pas aussi facilement qu’espéré, malgré une salle qui a commencé à se remplir.
C’est également un groupe assez jeune dans sa (re)formation et qui a besoin de faire ses armes et se trouver une identité propre pour conquérir son public, mais qui est sur une bonne voie/x pour ce faire.

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Primal Age : Les premiers seront les derniers.
 
Malgré ses va-et-vient constants pour occuper chaque poste et accueillir au mieux la soirée et son public, rien ne semble éroder Didier, sa bonhommie, sa jovialité, son envie de partager et d’en découdre.
Ce concert sera également l’occasion d’une release party de leur EP à sortir le 3 mars prochain.
Et ça bouge…
Je ne parle pas que de la musique et des stroboscopes épileptiques que l’ingé light s’amuse à enclencher à vau l’eau, mais de ce qui se passe sur scène.

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Et cette agitation sur scène se traduit également dans la salle : ça moshe, ça pogotte, ça ceurqueulpitte… Bref, c’est dynamique et c’est tant mieux. On ressent la joie et l’animation tant dans la salle que sur scène, signant au passage l’intronisation accomplie des deux nouveaux guitaristes du combo qui semblent dans leur élément, encadrés par les anciens tout aussi présents.
Primal Age veut partager, pas simplement de la musique – et des galettes vegan tant vendues par Didier, incitant les spectateurs à aller s’en procurer une au stand et compulser les dépliants du Hardcore Cares, la défense animale étant leur cheval de bataille depuis deux décennies – et se permet d’accueillir sur scène Nicolas de The ARRS (échange qui lui sera également rendu lors du set suivant) ainsi que Marine de My Own Fear pour clôturer leur concert sur un medley Slayer, « To Jeff », qui clôture également leur EP A silent Wound.
Ce sera clairement un très bon concert, qui donne limite envie d’en entendre plus – ce que réclamera le public présent.

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The ARRS : la secte des grands gourous.
 
« Réveillé, Gisors ? »
Assurément !
Si Primal Age avait déjà fait dépenser pas mal de calories, les fans de The ARRS sont présents et le font savoir.
Faut dire que c’était une occase à ne pas rater : la dernière tournée de The ARRS (qui se conclura en octobre) ! La Secte du Respect des Droits Aliens n’a rien d’un ovni mais va faire planer le monde le temps d’un concert, que ce soit les divers spectateurs qui moshent comme ceux qui crowdsurfent, ou ceux comme moi sidérés par la qualité sonore de leur concert : putain, je n’ai jamais entendu un si bon son en live !
Et quand ça sert un concert dynamisant et dynamitant, je ne puis être que dithyrambique.
On pourrait se dire que la salle et son acoustique ont une influence, puisque comme le notifie Nicolas : « Avoir un maire qui aime le Metal… Avoir une salle de ce genre… Ca nous change des SMACs et des MJCs », mais clairement, si le spectacle n’était pas là, le son aurait pu être parfait que le concert aurait été naze…
Et là, loin de ça ! Qui dit son parfait dit que les erreurs sont plus facilement décelables, et ça se ressent au niveau des roulements de double pédale à la batterie… mais qui s’en fout, clairement ? Ça n’entamait en rien le groove et la densité de l’énergie que le groupe envoie avec son répertoire et sa présence scénique, le tout agrémenté par une basse tonitruante, des guitares acérées et le flow du chanteur.
On est également dans le partage, parfois même du micro quand il est proposé par Nicolas ou quand certains se sentent investis d’un talent de chanteur et se disent qu’il serait bon de venir pousser une beuglante avant de se faire dégager de scène par le régisseur… ce qui ne déconcentre pas d’un iota les musiciens (les vrais) qui s’en amusent limite, tellement rodés à la scène et ce genre de gags, incluant Mickael, guitariste en CDD du groupe bien qu’en étant nouveau membre, mais déjà aguerri aussi aux prestations de par son expérience.

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Ce partage se notera également par un featuring de Didier (Primal Age) le temps d’un morceau, et un final où Nicolas invite le public à venir rejoindre le groupe sur scène pour un bon gros bordel désorganisé et cathartique.
Très honnêtement, même si je ne suis pas un dingue de –core (sortis des « classiques » Sick of it all et Biohazard) et n’ai pas assisté à une pléthore de concerts de –core, c’est un des meilleurs lives avec une des meilleures balances qu’il m’ait été donné d’entendre.
Toute bonne chose ayant une fin, sauf la banane qui en a deux – et en plus, c’est vegan –, la soirée se terminera par les congratulations aux groupes de la part du public venu se fournir auprès de leur merch’ respectif.
Je trouve cependant regrettable que face à un tel déploiement d’énergies, tant sur scène que dans l’orga aux petits oignons (bio), la salle n’ait pas été comble, tant pour l’évènement local que pour l’évènement musical…
Mais bon, on peut ce dire qu’il ne s’agit QUE d’une première édition d’un Gisors Metal Fest que je souhaite pérenne, tant la qualité était au rendez-vous, elle.
Un grand merci à l’asso Sound of Silence (et la municipalité de Gisors qui a fait le nécessaire pour les bonnes conditions d’accueil) pour cette initiative et les accréditations.

 

A l’année prochaine ?

 

https://www.facebook.com/events/1578981159073402

 

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