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Voices – Frightened

Le 28 avril 2018 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


• Peter Benjamin : Chant, Guitare
• Sam Loynes : Guitare
• Dan Abela : Basse
• David Gray : Batterie

Style:

Schizophrenic Metal

Date de sortie:

27 Avril 2018

Label:

Candlelight/Spinefarm Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7.5/10

Vous avez vu le film Voices avec un Ryan Reynolds pré-Deadpool complètement fêlé qui discute avec son chat et son chien ? Un film de Marjane Satrapi (la même qui a réalisé Persépolis, adapté de son autobiographie sous forme de BD) : si vous l’avez vu, tant mieux (ça facilite mon introduction) ; si non, voyez-le (ça facilitera mon introduction, moins que de la vaseline mais quand même). Parce que l’album Frightened du groupe Voices, c’est un peu la même chose : de la schizophrénie affirmée… et assumée.

Il y a certainement plus d’un Monsieur Moustache et plus d’un Bosco dans la tête des compositeurs de cet opus. Et puis ça respire tellement le bonheur et la cohérence que je me demande encore ce qui a pu pousser Spinefarm, plutôt habitué à proposer du produit sur le marché (ils promeuvent Amaranthe ; je crois que comme Maxwell, ce n’est pas la peine d’en rajouter), à encadrer la diffusion de ce quatuor londonien, avec un Metal aussi sombre et psychologiquement difficile à appréhender.

Et pour être « dark », c’est dark ! On pense par moments à de la Dark Wave, à du Dark Metal (type Paradise lost ou Type O Negative), auxquels s’ajouteraient un soupçon de Doom et de Gothic… Ça exsude la joie et la bonne humeur anglaise d’un Londres dans les ténèbres par tous les pores, cette description, hein ?

La vraie question à se poser est : « est-ce supportable/digeste ? » En fait, oui et non. D’un point de vue musical et recherche – c’est aussi un peu le but de chercher à comprendre quand on a l’impression d’être perdu – on est fort à-propos assez vite perdu tant tout semble incohérent, au moins autant qu’une crise d’un maniaco-dépressif qui essaierait de vous expliquer que le monde est naturellement régi par des Bisounours… Non, ça, c’est l’optimiste et l’utopiste… Le maniaco-dépressif ne va pas essayer de t’en convaincre, lui. C’est surtout extrêmement torturé, entre le poète maudit au spleen éternel et l’autiste qui intériorise sa crise de colère sans pouvoir l’exprimer. On navigue donc en eaux troubles sans trop savoir si la catharsis arrivera (ce qu’elle finit par faire, mais je vais éviter de vous spoiler) entre deux sanglots, deux cris et deux rires sardoniques.

[Lien vers un extrait]

[Désolé, chers lecteurs assidus : j’ai pas mieux à l’heure actuelle à vous faire écouter/découvrir mais c’est pas de ma faute. Et me dites pas que je suis parano : c’est eux qui l’ont pas fait ! ]

Musicalement, autant j’aime les projets un peu barrés mélangeant avec maitrise et/ou brio différent genres, autant si ici j’ai grandement adhéré, j’avoue que les chialeuses à la Ghost Bath provoquent toujours chez moi une certaine hilarité, qui me fait perdre le fil tellement je trouve ça ridicule et la présence de ce genre d’interprétation par passage n’a pas pu m’offrir cette cellule de contention nécessaire à ce que j’entre totalement dans l’album sans pouffer de rire, d’autant en matant l’artwork qui m’a ensuite davantage fait penser à un facepalm qu’à une pose de réflexion intérieure. On ne peut cependant indéniablement pas leur reprocher les expérimentations nombreuses présentes dans Frightened, initiative louable.

Ce troisième album des ex-Akercocke, très Black progressif, après Voices from the Human Forest create a Fugue of imaginary Rain (2013) – pas du tout un titre à rallonge – et London (2015) – aaaah, vachement plus court et efficace déjà – est un album difficilement recommandable aux habitués des structures simples et des ensembles harmonieux mais davantage à ceux qui apprécient les musiques expérimentales et/ou barrées, bien qu’ils aient déjà certainement survolé tout ce domaine comme le dessus d’un nid de coucou.

A écouter en se questionnant sur sa propre santé mentale. Mais… mais d’ailleurs, qui me parle ? Je suis censé être seul dans cette pièce…

Tracklist :

1. Unknown (4:32)
2. Rabbits Curse (4:03)
3. Evaporated (4:25)
4. IWSYA (4:17)
5. Dead Feelings (5:06)
6. Manipulator (3:24)
7. Funeral Day (3:37)
8. Fascinator (1:36)
9. Home Movies (6:23)
10. Sequences (4:12)
11. Footsteps (6:34)

Facebook : https://www.facebook.com/voiceslondon
ReverbNation : https://www.reverbnation.com/voiceslondon
Spotify : https://open.spotify.com/artist/1Kqk8LVDQyGbp0Sz4bem4y
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC-jEL6mM9azZm9sTKYWJbFw

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