Venus Syndrome – Cannibal star

Le 9 mars 2022 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Florian Guidat - Basse / Thibaud Ponthet – Batterie / Ayman Mokdad – Guitares / Rodolfo Lima Sproesser – Claviers / Emmanuelson – Chant.

Style:

Metal progressif

Date de sortie:

22 octobre 2021

Label:

Rockshots Records

Note de la SoilChroniqueuse (Migou) : 7,5/10

 

« Ce n’est pas la Terre ! Ce n’est pas la Terre !
– Comment ça, ce n’est pas la Terre ?
– La planète entière est couverte de brume ! Ce ne peut pas être la Terre. Le système de guidage a dû se détraquer. C’est peut-être Vénus, mais ça ne ressemble pas à Vénus
. »

Voilà le cri de détresse lancé en 2050 par un éclaireur Claron, espèce extra-terrestre venue à notre rencontre, dans le court récit climato-fictif écrit par James Hansen pour étayer son Syndrôme de Vénus.
Il y avance l’hypothèse que la Terre, à l’instar de Vénus, pourrait voir sa température augmenter drastiquement par les effets de serre, si toutes les ressources fossiles étaient consumées à la vitesse à laquelle on les digère.
L’eau atteindrait son point d’ébullition, les océans s’assècheraient et la Terre ne serait plus que poussière et brume…

Et c’est là tout le message que souhaitent délivrer les cinq membres de Venus Syndrome : nous devons faire des efforts pour sauver un peu de cette planète qui nous abrite. Et si les messages écologiques ou politiques ne s’entendent pas alors, il reste la voix des arts, à fortiori de la musique, à écouter.

Venus Syndrome se fait l’écho de cet altérité au monde, un soupçon d’universalité, par le fait d’être un groupe international. En effet, Florian Guidat (Basse), Thibaud Ponthet (Batterie), Emmanuelson (Chant) et le compositeur Ayman Mokdad (Guitares) sont basés en France, alors que le claviériste, Rodolfo Lima Sproesser, est brésilien.

D’ailleurs, cette formation ne vous rappelle pas un autre groupe ? Voyons voir… Basse, batterie, guitares, claviers et un chant fleurant bon le heavy, chant puissant au vibrato qui ne l’est pas moins ? Le tout sur une base de metal progressif ? Mais c’est bien sûr ! Dream Theater.
Normal, puisque le groupe a débuté comme un cover band sous le nom de Metro Theater.
La ressemblance s’arrête là, oserais-je dire, car très vite, ils ont dirigé leurs propres compositions vers d’autres horizons. On reste dans le prog, ça groove à mort. Mais les nappes et les envolées du clavier ont une grammaire bien différente, prenant une part considérable dans le propos musical.
Les autres instruments ne sont pas en reste.
Chacun a su y trouver sa place, sa propre voix. Et tous finissent par s’unir pour lancer ce cri d’alarme : chacun, à son niveau, et tous, collectivement, devons faire un pas vers la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous avons la technologie pour stopper ce Gargantua que représente l’Humanité face au festin de nos ressources fossiles.

Cannibal Star, ce nouvel opus du groupe qui, pour l’occasion s’est fendu d’un mix pro, nous embarque dans un tout conçu comme un album concept, un show live à part entière. Ce qui explique l’enchaînement quasi scénaristique des titres, de l’intro instrumentale en passant par l’interlude et l’outro de l’album composé pour être repris à l’unisson, en communion, et graver leur message dans nos esprits. Alors, si vous pensez aller les voir en live, révisez vos leçons !
L’ambiance de l’album est directement posée par les nappes et les envolées du clavier dès le premier morceau, « Ouverture 2040 ».
On nage en pleine science-fiction, telle qu’on l’imaginait dans les années 70/80, avec ce son parfois synthétique, parfois orgue Hammond (plus tard).
Pour autant, tout au long de l’album, les riffs sont incisifs et fortement marqués rythmiquement, avec cette progression et ce gros son qui fait le metal prog.
Ce qui contraste avec le chant aussi puissant que mélodique, qui tient la note jusqu’au bout du bout, sans défaillir, accompagné de son vibrato omniprésent.
Le second titre, « Sideral Groove », porte à merveille son nom. Dès les premières notes, ça groove de malade !
Ce qui est une constante sur tout l’album, par ailleurs. A la différence du premier EP, l’aspect jazzy est moins présent sur cet effort. Les plans des plus groovy s’accoquinent d’envolées parfois mélodiques, parfois planantes, servies tant par les soli du guitariste que par le chant ou le clavier.
La batterie nous offre des montées au filet par la tension qu’elle imprime crescendo. Sans oublier de saluer également les lignes de basse qui ne sont pas là uniquement pour gonfler le son de la section rythmique.
Bien au contraire.
Allez donc écouter, entre autres, la dixième piste, avec son titre « Like a Monster » !

« Sun Inside Me » offre au chant une tonalité plus basse et une coloration moins heavy 90.
Plus sombre.
Un changement radical avant de repartir sur la tonalité de départ… Bien qu’elle s’agrémente alors de moments rocailleux à souhait ou d’autres parlés-chuchotés.
Emmanuelson nous montre ici l’étendue de sa palette vocale que l’on découvre, au fil de l’album, extrêmement riche.

Cannibal Star est un album finement ciselé, avec un maximum d’informations musicales, ce qui amène un tout petit bémol avec la sensation d’être toujours à fond niveau intensité.
Cela n’enlève rien au fait que nous avons, avec Venus Syndrome et cet album, cinq musiciens doués qui se mettent au service d’une belle cause : music for heal the world by words and notes.

Et vous, qu’allez-vous faire comme petit pas pour la planète ?

 

Tracklist :

1. Ouverture 2040 (2:42)
2. Sideral Groove (4:07)
3. Sun Inside Me (5:34)
4. Dark Side of the Sun (4:53)
5. Golden Mind (4:38)
6. Empire of the End (4:12)
7. Cannibal Star (3:11)
8. Breaking the Black Stars (4:24)
9. Tunnel of Light (3:32)
10. Like a Monster (4:09)
11. Contaminate Me (4:40)

 

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