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The Slaughters – The Avenger

Le 5 juillet 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Damien : Guitare
Marc : Chant
Phil : Basse
Dan : Dan
Sebastian : Batterie

Style:

Heavy Rock/Metal

Date de sortie:

Juin 2010

Label:

Démo AutoProduction

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller)

07 / 10

« The Slaughters » est un combo formé en aout 2009, nous venant de la région Midi-Pyrénées et plus précisément de Toulouse. Les deux membres fondateurs, Dan le guitariste et Philippe le bassiste œuvrant auparavant dans « Warmind », furent ensuite rejoints par un second gratteur, Damien. Se rôdant par des covers d’Iron Maiden, Ac/dc et autres Metallica laissant transpirer leurs influences musicales, le trio se lance dans la composition personnelle et originale. Avec l’arrivée de Marc, chanteur et auteur des textes, puis enfin du teuton Sebastian derrière les futs, la finalisation définitive du line-up ouvre des espaces nouveaux pour les cinq frenchies. Ces derniers se lancent donc, sans prétentions mais avec une réelle dose d’enthousiasme, dans la réalisation de leur première démo autoproduite enregistrée avec Patrick Arpaillange en deux petits jours seulement. Trois titres et un seul quart d’heure pour un premier jet qui devrait comme ils le clament avec humour, être suivi d’une tournée mondiale de près de deux cents dates…

Un trident de compositions qui cependant s’avérera on ne peut plus suffisant à cerner à la fois la culture et les influences musicales des cinq toulousains d’une part. Et de l’autre à afficher des potentiels, talents et promesses certaines ; pour peu que vous soyez adeptes de leurs styles Metal de prédilections. Oscillant entre Heavy Rock/ Metal au nappage NWOBHM incontestable, il ne sera pas nécessaire d’avoir recours à un « Mentalist » pour deviner les combos ayant bercé et emplis les cages à miels des « Slaughters » durant leur jeunesse. De toutes façons ils ne s’en cachent pas, et donc avouer que la veuve d’acier a tissé une sacrée toile dans leurs neurones ne sera qu’une réalité à établir. Le fil d’Ariane d’ Iron Maiden constitue la trame de la musicalité proposée soit ; mais citer Judas Priest en parallèle se révélera on ne peut plus judicieux. De cette paternité et maternité, pures filiations de myriades de groupes de la planète Metal actuelle, est née l’entité « The Slaughters ».

Le titre éponyme à la démo s’ouvrira ainsi à mi chemin d’un « Motorcycle Man » Saxon ou d’un « Detroit Rock City » du quatuor de Gene Simmons et Paul Stanley : Insertion de la clé de contact, vrombissement du moteur et on ouvre les gaz pour lâcher les chevaux. Tempo soutenu sans donner dans l’échevelé, riffs gaillards et sympathiques, rythmique bien en place, soli à l’ancienne mais faisant judicieusement leur effet… La liste est non exhaustive qui nous replonge dans les eighties et ce d’autant plus que sans atteindre des sommets à la Paul Di’Anno ou du regretté Ronnie James Dio, la prestation vocale et le grain de voix de Marc s’avère plutôt convaincante.

Un atout non négligeable que ce chant aux accents éraillés à la Bon Scott et au nappage satanique sur le « If I Don’t Wake Up Tomorrow » suivant. Un rythme plus lent, un titre plus corrosif à la lourdeur syncopée qui aura surtout comme intérêt une progression de la diffusion de testostérones. Une composition néanmoins souffrant d’une certaine platitude, d’une naïveté de jeunesse, mais au final sauvée du naufrage par des vocalises et chœurs rageurs ainsi qu’une dualité de soli de guitares de bonne facture. Malgré ces cinq minutes, cette seconde track nous laissera un gout mitigé et aura un mal fou à emporter l’adhésion totale, tout juste un assentiment de courtoisie.

Le « The Last Stand » de clôture s’avérera beaucoup plus travaillé et convaincant quant à lui. Grosse intro au dégouliné de lead guitar amené par le bucheron derrière ses toms, arpèges volatiles annonçant un chant clair et donnant un véritable rendu à la Iron Maiden époque initiale, rupture de tempo et accélération déjantée où Marc donne dans le rageur et enfonce le clou sur un break percutant… Une composition « à tiroirs » plus recherchée, plus travaillée, plus saisissante et appréciable. La tempête se terminant en volutes brumeuses emplis de promesses quant à la suite.

Au final, malgré le petit échantillon délivré et une production manquant un peu d’emphase, « The Slaughters » méritera toute notre attention. Au vu d’une part de leur récente genèse, et de l’autre d’un potentiel sous jacent plus qu’intéressant rehaussé par la présence d’un chanteur aux caractéristiques bien spécifiques. Dans le créneau de ce sous style Metal sillonné en tous sens depuis des lustres, seule l’unicité permet aux groupes y évoluant de s’extraire de la nasse. Les toulousains ont des atouts en main, indubitablement. Reste donc à les perfectionner et trouver une voie plus personnelle en coupant le cordon ombilical, afin de réussir l’épreuve de la longueur d’un album complet.

Myspace : http://www.myspace.com/theslaughters31

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