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Syrinx – Contest the Void

Le 28 août 2013 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


  • Rémi : Chant, Guitare
  • Paul : Basse
  • Xavier : Batterie

Style:

Deathcore pas pour fillettes

Date de sortie:

Mars 2012

Label:

OMC Laudun L'ardoise

Note du SoilChroniqueur : 7,5/10

 

Chers Soil-lecteurs, Soil-lectrices, laissez-moi vous parler d’un genre qui fait jaser. Un genre qui fait couler beaucoup d’encre – ou de pixels, à notre époque. Un genre tellement décrié, que la controverse est même allée jusque dans un épisode de la série Bones. Un genre qui peut engendrer, même chez les groupes les plus respectés, la note globale de 21 % sur Metal Archives, lorsqu’ils osent s’y aventurer le temps d’un album.
Chers Soil-lecteurs, Soil-lectrices, aujourd’hui, nous allons vous parler du Deathcore.

Mais pourquoi le Deathcore est-il si détesté ?
Et bien une bonne partie de la réponse se trouve dans le côté très (trop?) mainstream – ou commercial – du genre. Et ça, ça se voit rien qu’aux photos promos des groupes qui forment aujourd’hui la majeure partie du catalogue Victory. C’est simple, c’est un peu « Booba (ou son fils caché avec Justin Bieber) découvre le Metal ». Une attitude de « méchants » bien superficielle et pour le reste, bah c’est beaucoup de bruit, des plans pseudos-lourds qui font « trop bien !! » dans les clips et que tout le monde s’échine à copier. Une prod énorme et policée à l’extrême et sans laquelle tout s’écroulerait. Des refrains en voix claire (souvent très immature et geignarde) pour mouiller la culotte des adolescentes et puis « parce que, hein, faut que ça fasse peur aux parents, mais faut pas que ça soit de vrais méchants non plus pour nous les ados, hein ? »

Heureusement, et comme dans tous les styles, il y a les simples profiteurs de mode et les autres, ceux qui bossent avec le cœur, qui savent éviter ces défauts et peuvent même plaire aux réticents. Des groupes comme Syrinx.

Syrinx (à ne pas confondre avec celui de Marseille) est un trio de Limoge formé en 2007 et dont le line-up actuel date de 2008. C’est quatre ans plus tard que sort leur premier album, « Contest the Void », dont le titre semble indiquer qu’ils ne veulent pas se laisser entraîner dans le vide et la superficialité des groupes dont nous parlions un peu plus haut.

Et justement, « Contest the Void », c’est quoi ?
Tout simplement 9 titres pour 41 minutes étouffantes à souhait, sans aucune chance pour l’auditeur (j’avais écrit « audituer » avant de corriger, c’est peut-être pas pour rien) de reprendre son souffle.
Car oui, ça commence dès les premières secondes de « Cold Turkey », avec cette batterie furieuse, qui sait aussi bien passer d’un jeu rapide, avec un grand amour de la double, à quelque chose de plus subtil, jouant sur les contretemps et effets syncopés. Cette batterie est soutenue par une guitare dont les riffs à la fois violents et groovy sont accentués par une production absolument phénoménale, surtout pour de l’auto-prod, et par un scream puissant parfois très écorché, s’époumonant parfois jusqu’à la limite de la rupture sans jamais la franchir.

C’est pas vraiment original (même si le groupe cherche quand même la nouveauté à certains endroits), quiconque aura déjà écouté le genre reconnaîtra pas mal d’éléments, mais bon dieu, qu’est-ce que ça défouraille ! Je suis même sûr qu’écouté assez fort, ça pourrait remplacer l’utilisation de cotons-tiges. Et puis, malgré ce manque d’originalité, le groupe évite, comme je l’ai dit plus haut, une grande partie les écueils destinés à rendre la musique plus accessible. Tout n’est que rage, et rien qu’à entendre le début de « Origin of Rainbow » avec sa batterie en forme de mur sonore, on est convaincu, d’autant plus que le titre devient de plus en plus violent et imprévisible par la suite.

Mais attention, « Contest the Void » évite aussi un trop grand hermétisme qui rend certains albums très (trop ?) difficiles d’accès. Déjà en évitant le côté épileptique des compositions. Bien sûr, les changements sont légion, mais on arrive très bien à les suivre. Ensuite, comme sur un « Day of Defeat », un « Yamikin » ou un « Aions » (sautillant), par exemple, Syrinx « aère » (je sais pas si c’est le terme adéquat, tant on reste quand même à un niveau sonore élevé) ses morceaux. Par des plans plus mélodiques, par certaines envolées (la fin de « Nebula Asphyxiate »), avant de revenir à des éléments plus pachidermiques… Le morceau du milieu, « Friends », est même une « inspiration » à lui tout seul. Un mid-tempo dans lequel le scream, ici très proche de la rupture, est complété par une voix claire, la seule de tout l’album. Une voix claire plus proche d’un Grunge couillu que d’un adolescent « trop en rébellion contre le monde et les parents t’vois ». Pour certains collègues, ce titre est en dessous du reste, moi je trouve qu’il est un élément central (en plus de sa position) de l’album. Un morceau plus posé, hormis sur sa fin, avec une basse plus mise en avant et qui instaure une ambiance malsaine, avant de repartir dans la furie. Furie qui dure jusqu’à un « Sandglass » qui aurait pu se terminer sur quelque chose de convenu et d’énervant (genre gros riff final sur fond de double « trop vénèr, t’vois »), mais qui là encore évite soigneusement le cliché. Je ne pourrais pas l’expliquer, mais c’est le cas, et si j’ai eu un peu peur les premières secondes de ce plan final, il m’a ensuite plus fait penser, par certains aspects, à la fin de « Deliverance » d’Opeth… à la sauce Deathcore, bien entendu.

Avec ce « Contest the Void », les limougeauds ont frappé fort. Surtout pour un premier album. La musique du groupe évite totalement les clichés du Deathcore qui en font un genre détestés par nombre de personnes. Elle est puissante, technique et, en même temps sait aussi ne pas trop en faire et même être, à certains moments, mélodique. On pourrait seulement reprocher au groupe un certain manque d’originalité, malgré certains passages et l’instauration d’ambiances assez sombres. Mais depuis la sortie de ce premier CD, un an et demi est passé, et leur prochaine offrande va arriver dans quelques semaines. Et si ce défaut est corrigé, Syrinx pourrait bien faire grand bruit.

 

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Syrinx/1 … 93?fref=ts

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1 Commentaire sur “Syrinx – Contest the Void”

  1. pingback pingback:
    Posté: 11th Nov 2013 vers 1 h 55 min
    1
    [Chronique] Syrinx – Devil’s Agreement | Soil Chronicles | Metal Urgence

    […] est sympa, rappelons un peu ce qu’estSyrinx à ceux qui auraient loupé ma première chronique (ici) et qui auraient la flemme de la lire. Syrinx est un trio nous venant de Limoges et pratiquant […]

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