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Rotting Christ – The Heretics

Le 17 février 2019 posté par Willhelm von Graffenberg

Line-up sur cet Album


  • Sakis Tolis - Chant, Guitares
  • Themis Tolis - Batterie
  • Vangelis Karzis - Basse
  • George Emmanuel - Guitares

Guests :

  • Irina Zybina - Chant sur 2
  • Dayal Patterson - Voix sur 7
  • Ashmedi - Chant sur 8
  • Stratis Steele - Voix sur 10

Style:

Dark Metal atmosphérique

Date de sortie:

15 Février 2019

Label:

Season of Mist

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 9,5/10

En plus de trente années de carrière, douze albums avant ce The Heretics, une bonne quantité de splits, compilations, EP, live et autres joyeusetés, Rotting Christ a su se forger une des meilleures réputations dans le milieu, tant en studio que sur scène, et c’est toujours un petit évènement d’avoir un nouvel album de la formation grecque !

Finies les errances gothisantes et enfin retour à un Black Metal entre le mélodique et le tribal, au son immédiatement reconnaissable et typique de la bande à Sakis et Themis Tolis, les deux frangins et derniers membres originels, accompagnés depuis 2014 par le guitariste George Emmanuel (Lucifer’s Child) et le bassiste Vangelis “Van Ace” Karzis.

On avait laisse le groupe en 2016 sur un Rituals qui, s’il n’a pas été le meilleur album du groupe – difficile, quelque part, de surclasser des chefs-d’œuvre comme Triarchy of the lost Lovers, Theogonia ou Aealo – n’en reste pas moins une petite pépite comme on aimerait en avoir beaucoup plus souvent ! Sur cet album, j’étais resté scotché par le riffing d’un titre en particulier, à savoir “Les litanies de Satan”, poème de Baudelaire déclamé par un charismatique Vorph (Samael), ami de Sakis Tolis, et qui en a fait longtemps – et encore régulièrement – un morceau que je me remets entre les oreilles ! Bien sur, ce titre n’est que le singleton d’un ensemble de dix titres qui ont fait de Rituals un album incontournable du groupe. [chronique http://www.soilchronicles.fr/chroniques/rotting-christ-rituals]

Et c’est là que, d’entrée, à l’écoute du premier titre “In the Name of God”, on se retrouve sur la continuité des “Litanies de Satan”. [NdWvG : d’autant que le morceau d’ouverture de Rituals portait le même titre… en latin.]
Ces riffs saccadés, marque de fabrique de Rotting Christ, avec cette section rythmique très rapide. On s’y retrouve. Mais là, point de déclamation de vers d’un éventuel poète maudit : Sakis se voit accompagné par d’autres voix, certaines déclamant des passages de Dieu sait quelle littérature et de quelques chœurs guerriers dans les refrains, le tout sous un magma de riffs à la puissance bien réelle. Mais les réjouissances ne s’arrêtent pas là, tu penses bien ! Sakis se voit accompagné par le chant tout en sensualité slave d’Irina Zybina et de quelques chœurs qu’on irait chercher dans les chant grégoriens. Quand on rajoute à ça une accélération monstrueuse après un mid tempo ravageur, on sent qu’on va réellement passer un excellent moment.

Et les moments forts ne vont pas manquer, chaque titre apporte son lot de surprises et de merveilles : l’album apporte une solennité majestueuse et une invitation à un voyage mystique au plus profond de notre for intérieur. Mais Rotting Christ, album après album, tout en restant dans sa philosophie musicale qui fait qu’il restent fidèle à la ligne de conduite qu’ils se sont fixée, peaufine, améliore, magnifie sa façon de composer pour arriver à cet album qui parait frôler une perfection de toutes façons inaccessible ! Et se retrouver à écouter des profonds “Hallowed be Thy Name” au mysticisme évident et d’autant plus ressenti de par la lenteur avec laquelle le titre se déroule, sur lequel des chœurs monstrueux apparaissent, les mêmes qui reviennent sur le plus ‘Rotting Christ’ “Dies irae”, on adhère directement !

Et que dire de cette bourrasque d’énergie pure qu’est “I Believe (Πιστεύω)”, tornade de riffs puissants et rapides sur lequel des chœurs virils chantent et sur lesquels une voix rauque et masculine déclame un texte en latin…?

Puis vient un “Fire, God and Fear” au riffing que n’aurait pas renié Quorthon mais tout en gardant cet esprit caractéristiques du quatuor grec. Et chaque titre se voit différent : du Rotting Christ identifiable mais dix titres d’une richesse absolue, tout en maîtrise.

Sakis et ses acolytes arrivent peut être au sommet de leur art avec The Heretics qui donnera aux fans du groupe un album digne de leurs attentes. Pour ceux qui aiment fouiller encore plus dans l’œuvre de Rotting Christ, ils y verront sans doute un aboutissement, mais n’hésiteront pas à imaginer que la marge de progression est encore énorme et que le prochain album peut emmener l’auditeur encore plus loin dans un voyage spirituel duquel on n’aura pas envie de décrocher !

Rotting Christ signe là sans doute l’album le plus riche et le plus fouillé de sa carrière, et il n’est pas inutile de se l’écouter plusieurs fois d’affilée pour en retirer toute la quintessence, chaque écoute permettant de redécouvrir des petits détails qui auraient pu échapper aux précédentes !

Juste énorme !

Tracklist :

1. In the Name of God (4:14)
2. Vetry zlye (Ветры злые) (3:13)
3. Heaven and Hell and Fire (4:52)
4. Hallowed be Thy Name (5:06)
5. Dies irae (3:46)
6. I believe (Πιστεύω) (3:42)
7. Fire, God and Fear (4:50)
8. The Voice of the Universe (5:23)
9. The new Messiah (3:07)
10. The Raven (5:23)

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