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Parisian Walls – The Eternal Hunter

Le 6 septembre 2015 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Arsène Le Corre : chant / Pierre-Yves Philippe : guitare / Richard De Melo : guitare / Jordane Smith : basse / David Muller : batterie

Style:

Hardcore brise-nuque

Date de sortie:

Octobre 2014

Label:

Useless Pride Records

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

Les gars de Parisian Walls ont eu la bonne idée d’insérer leur provenance dans le patronyme de leur groupe. Ainsi, rien qu’à leur nom, on sait qu’ils sont originaires de notre bonne vieille capitale et non de l’autre côté de l’Atlantique.
Non, parce que tout mis à part l’indice révélé plus haut laisse à penser que le quintet est américain. L’objet et son artwork travaillé signé Richey Beckett (ceux de Baroness, entre autres), la musique, avec un Metalcore redoutable d’efficacité à aspect mélodique très présent, la production en béton armé (celui dont on se sert pour les bunkers antiatomiques), le chant d’une puissance vindicative absolue…
Il faut dire aussi que si The Eternal Hunter est le premier album des Parisiens, nous n’avons pas du tout affaire à des petits jeunots. On retrouve des membres de S-Core, All the Shelters et L’Esprit du Clan, des groupes dont les noms doivent rappeler quelque chose aux amateurs de Hardcore français, le dernier en particulier.
Et ce savoir faire acquis au fil des concerts et compos de leurs autres groupes se retrouve dès « Hunting Season ». Fausse intro et vrai morceau tout en force contenue. Une force qui donne envie de serrer le poing pour le foutre dans la gueule du premier venu, une force prête à exploser pour emporter tout avec elle et ne laisser que des ruines. Une entrée en matière d’une rare réussite, qui promet pour la suite. Personnellement, c’est simplement en écoutant ce morceau sur le Bandcamp du groupe, que l’envie de faire la chronique m’est venue, et c’est aussi lui qui me donne envie de me remettre le CD lorsqu’il se termine.
Et l’explosion promise nous arrive dans la tronche dès « Pushover », nettement plus frontal. Le genre de truc fait pour le headbang furieux dans la fosse. Une caractéristique présente dans la description du style par le groupe lui-même : « Neck-Snapping and Melodic Metal ». Rythmiques plombantes et syncopées, groove et mélodie, tout est là pour massacrer le public en live. La durée totale, frôlant la demi-heure, nous rappelle qu’on recherche avant tout le rouleau compresseur qui nous met à terre une fois le concert terminé. 29 minutes pour 10 titres, c’est court, mais ça permet avant tout d’aller droit au but (aucune référence à l’OM ici) et d’éliminer toute forme de remplissage ou autre baisse de régime. Même « Sons of Dionysus », plus lent et démarrant par du chant clair (grave, imposant et charismatique, rassurez-vous), ne faiblit en aucun cas ce régime de haute tenue. Mieux, il convient pleinement à la conclusion de The Eternal Hunter.

Oui, cette recherche absolue d’efficacité ne se fait pas sans une perte d’originalité. Le Hardcore de Parisian Walls ne va pas se risquer dans l’expérimental. On est la plupart du temps en terrain connu et certains titres tendent vers le passage obligé (« You are the Enemy », la fin de « From the City of Light »). Mais même lors de ces moments, le groupe affiche une telle envie, une telle rage et se montre tellement vindicatif, qu’il parvient à convaincre.
D’autant plus que d’autres morceaux viennent contredire le paragraphe précédent, apportent une certaine personnalité au groupe et surprennent l’auditeur tout en lui permettant de trouver rapidement ses marques. Ainsi, ce « The Immortalist », presque Thrash/Death Melo dans sa première partie, cette montée en puissance sur le refrain de « Europe is a Museum » qui déboule sur un mid-tempo d’une lourdeur phénoménale, là où on attendait de la fureur, cette superposition de voix différentes sur le très court « Keep on Hustlin’ » (allant jusqu’aux cris porcins étonnants dans le style) viennent souffler un vent de fraicheur jouissif.
Et il convient de profiter de cette dernière remarque pour souligner le job d’Arsène, variant les chants avec aisance, les superposant ou les faisant se répondre, tout en gardant une hargne qui ne baisse jamais.
Oui, Parisian Walls est un groupe de live et The Eternal Hunter est taillé pour aller dans cette direction. Pourtant, le passage par le studio est une réussite et ne sert pas seulement à préparer nos oreilles aux concerts. Démarrant avec force, cet album ne faiblit jamais et offre plusieurs moments purement grisants. Son côté mélodique au service de la violence et non pour apporter un aspect mainstream nous mène même vers quelques montées en puissances pleines de rage.
Alors effectivement, certains passages sont plus classiques, peuvent sembler déjà entendus, mais qu’importe, car là aussi, le groupe arrive à emporter l’adhésion.

 

Tracklist:
1. Hunting Season
2. Pushover
3. Europe Is a Museum
4. You Are the Enemy
5. Keep on Hustlin’
6. From the City of Lights
7. My Determination
8. Blood on My Hands, Run
9. The Immoralist
10. Sons of Dionysus

https://www.facebook.com/PARISIANWALLS

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