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Obscura – Akroasis

Le 29 mars 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Steffen Kummerer : Chant, Guitare
  • Rafael Trujillo : Guitare
  • Linus Klausenitzer : Basse
  • Sebastian Lanser : Batterie

Style:

Death Prog Metal

Date de sortie:

5 février 2016

Label:

Relapse Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 9.5/10

En ces temps d’obscurantisme majeur, doigt qu’il serait nécessaire de lever face aux cons de toute culture, nation ou religion, qu’on soit français, belge, malien, syrien, ivoirien ou autre face aux ignares de la foi, de l’amalgame ou de l’information buzz journaleusienne – et pas journalistique – Obscura nous apporte un peu de lumière dans les ténèbres avec Akroasis.

A défaut d’apporter la bonne parole, ils nous amènent un petit bijou. Pour Pâques, on pourrait limite parler d’un easter egg tout d’or orné dans son écrin de cloches des ténèbres. Car si Obscura fait dans le « metal de la mort », il le fait de manière aussi raffinée qu’un chocolat à 99% de cacao, la maîtrise étant le ticket d’or de Willy Wonka – mais sans les Humpa Lumpa (sauf si on considère les passages de chœur de l’album comme une métaphore supplémentaire dans cette chronique).

Toute technique que soit la musique, la part est faite au son en général, l’ajout d’une basse fretless (et 7-cordes tant qu’à faire) étant le petit plus du groupe, mais sans omettre la mélodicité dans tout ce flot de syncopes. Un Death Metal très inspiré du Free Jazz et du Jazz Rock au final, avec un caractère progressif très prononcé. Les allemands font dans la « deutsche Qualität », ils ont déjà fait leurs preuves dans le domaine de l’efficacité (Akroasis est le 4ème album du quatuor munichois).

Et si les morceaux et leurs riffs sont variés intrinsèquement, il en va de même au cours de l’album et des diverses ambiances qui y sont distillées. Et quand « Sermon of the seven Suns » nous balance dans une crise d’épilepsie, « The Monist » fait dans la neurasthénie… Quand « Ode to the Sun » fait dans la mélancolie, « Fractal Dimension » fait dans la folie. Bref, pas d’anesthésie mais une euthanasie avec les 15 minutes de « Weltseele » et ses multiples ambiances chamarrées et chatoyantes – bon, là, je suis ironique, vu que c’est sombre et technique. Obscura se permet même après ce très long morceau de nous laisser une ultime plage ambiante et instrumentale, « The Origin of primal Expression », mi-acoustique mi-électrique, très clairement un hommage à la composition de Chuck Schuldiner. Rien d’étonnant donc à ce qu’ils soient en tournée en ce moment avec DTA (Death To All), le groupe des survivants de Chuck.

Difficile de vendre davantage la magie que de comparer cet album à un chef d’œuvre du Death Metal comme l’a été Symbolic– de Death, évidemment – en son temps, vu qu’on en ressent l’influence majeure – doigt qu’on devrait lever, blablabla, je crois que je l’ai déjà dit – mais en cherchant un peu, on peut trouver du Satriani et du Vaï dans les soli, un arrière fond de BM dans certaines plages… Un must have, en somme !

A écouter à des moments apaisés, en éteignant toute sorte de parasite extérieur, qu’il soit vecteur de connerie, humaine, ou de désinformation… dans l’obscurité pour y trouver la clarté : ne cadant in obscurum.

Tracklist:
1. Sermon of the Seven Suns (7:12)
2. The Monist (4:56)
3. Akróasis (4:23)
4. Ten Sepiroth (5:08)
5. Ode to the Sun (5:04)
6. Fractal Dimension (6:14)
7. Perpetual Infinity (5:52)
8. Weltseele (15:12)
9. The Origin of primal Expression (3:55)

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