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Mistweaver – Tales From The Grave

Le 26 juillet 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Raul : Chant, Guitare
Edu : Guitare
David : Basse
Simón : Batterie
Edu : Claviers

Style:

Melodic Death

Date de sortie:

30 Mai 2010

Label:

Lugga Music - Casket Music

Note du SoilChroniqueur (MetalPsychoKiller)

07 / 10

Mistweaver est un combo espagnol œuvrant depuis 1997 et ayant connu une progression de notoriété initiale rapide et intéressante puisqu’après l’inaugural Ep « Sol Obscurabitur » en 2000 se succédèrent rapidement trois véritables albums : « Dream’s Domain » -2001-, « The Aftermath »2003, et enfin « Age Of Darkness » en 2004. Rien de faramineux en soit, mais une alchimie suffisamment bien ficelée de Death mélodique suédois, de ferveurs latines et de nappages médiévaux et épiques développant une certaine unicité capable de séduire un large auditoire. Une alliance de la froideur et de la glace de Göteborg avec la chaleur et le feu de Burgos –dont est issu le combo- en quelques sortes. Survint ensuite le temps des galères en tous genres, tels des labels mettant les clefs sous la porte ou des changements de line-up faisant péricliter l’équilibre structurel de nos ibères.

Mais comme le dit l’adage « après la pluie vient le soleil », et en cet an de grâce 2010 les cinq nous reviennent avec une offrande auto produite et enregistrée au « Sonic Train Studios » suédois. Un sympathique artwork cover –réalisé par Michael Schindler- bien engageant puisque mettant en scène des zombies émergeant d’outre tombe, et un titre sur mesure « Tales From The Grave ». Cimetières, morts vivants, contes de la crypte, twilight zone, le décor en est jeté, les pions sont avancés, ne reste plus qu’à confectionner une dimension auditive captivante et saisissante, ce qui s’avèrera inévitablement le plus ardu. La recette proposée sera plus ou moins opérante et conquérante et verra Mistweaver naviguer entre Dimmu Borgir, et Dark Tranquillity d’une part. Et de l’autre se rapprocher exhaustivement de combos comme Samael, Suidakra, Moonspell voir même de « Falconer ». Autant de références non dommageables en soient, concédons le.

Après la sempiternelle intro, un « Fairytale » acoustique, éphémère et volatile, dont ne serait se départir une nouvelle sortie de nos jours, nos voisins dévoileront immédiatement leurs batteries. Tempo soutenu, chant à la Mikael Stanne, riffs saillants et claviers nappant le fond sonore tout en donnant une dimension « gore » et pesante. L’ensemble se voulant bâti comme un ressac ou les plages plus calmes prépareront parcimonieusement l’agression suivante, inéluctable. Un terrain fertile et bien connu mais que le premier « Sons Of Darkness » maitrisera avec maturité à défaut d’originalités. Le leitmotiv du quintet sera d’ailleurs celui-ci tout au long de ltracklist, une oscillation entre pure et dure dimension Death oppressante et échevelée… Et d’autres ingrédients emprunts du panel des sous styles Metal. Que ce soit du Doom à la Draconian sur « Into The Realms Of The Dead », du Thrash sur un « Through The Gate Of Timeless Departure » amené par une intro quasiment Pagan, ou encore du Metal Epic pur jus sur la « Siren Of The Hellish Seas ». Sans vouloir pousser mémé dans les orties, citer le power, le prog, le folk ne serait même pas faire outrage aux espagnols tant ceux-ci agrémentent leur musicalité d’onces d’horizons divers tendant au final vers un véritable kaléidoscope à la trame Death.

Les autres constantes seront l’omniprésence de la lead qui ressurgira tel un serpent de mer venimeux pour tirer la mélodicité avec « Pestilence », l’emphase des lignes organiques assurant la facette « Horror show » et les bribes de piano « Pagan ». Un sacré éventail pourrait on penser à juste titre, mais qui n’empêchera pas ces contes de s’essouffler malgré tout sur la durée. Si le « Smell Of Death » sera empreint d’intérêt par sa première partie digne d’un meilleur « Helfahrt » à la « Winter », la paire suivante commencera à suinter l’itération. « May God », « Through The Gates », tout comme le trident de clôture « A New Vision », « 6666 » et  “ Madman’s Epitaph” se révéleront un ton en dessous dans l’inspiration d’écriture. Les ibères paraissent resservir les mêmes plats, mais en plus tièdes, en moins accrocheurs, moins saisissants, moins agréables.

Emergera cependant un ilot d’excellence dans cette seconde partie trop consensuelle. Un « Another Endless Night » purement jouissif et nous faisant d’autant plus regretter que Mistweaver ne se laisse pas errer dans ses inspirations. Ce titre suintant tout à la fois le gaélique d’une Sinnead O’Connor  à travers les vocalises de la guest Mija Anderson, le médiéval de ménestrels à la Falconer précédemment cités, l’épique d’un Rhapsody ou encore le guttural d’un Draco est le véritable « Highlight » ébouriffant de ces contes de la crypte. Surprenant de réaliser que le brulot le plus appréciable de cet opus est le morceau se démarquant viscéralement le plus de l’alchimie des treize compos proposées. Malgré cet état de faits, le plaisir –raisonné et raisonnable- sera néanmoins au rendez-vous ; mais sans outre tombe. Euh pardon, mesure…

Myspace : http://www.myspace.com/mistweaverband

Site Internet : www.mistweaver.net

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