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K.F.R. – Par le sang

Le 5 mars 2019 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Maxime Taccardi : chant, instruments

Style:

Black Métal

Date de sortie:

29 Novembre 2018

Label:

Purity through Fire

Note du SoilChroniqueur (Arno) : 0 ou 10/10

J’ai demandé à traiter Par le sang, dernier album de K.F.R., car j’étais tombé sur le clip de « L’enfer à sa source » dont l’esthétique m’avait séduit. Et étant plutôt chauvin en matière de Métal, j’avoue que cela me faisait plaisir d’écrire pour un groupe de Black dont je n’avais jusque-là jamais entendu parler. Pourtant, Maxime Taccardi officie depuis sous ce nom depuis 2014 et a déjà six LP à son compteur, sans oublier les nombreux EP et autres splits. C’est l’avantage d’être un homme-orchestre : tout va plus vite, peut-être trop, je ne sais pas.

Mais une fois le disque entre les oreilles, et après de multiples écoutes, je suis toujours incapable de trancher entre la guignolade façon Fadades (qui en vrai m’angoisse bien plus que tous les pseudos films d’horreur actuels) et le truc flippant à l’excès, cela étant déjà quelque part une forme de victoire : laisser son auditeur totalement sceptique, incapable d’évaluer, d’estimer, de jauger, face à son dilemme et ce même si le sentiment dominant face à ces six compositions est le dégoût, voire la nausée. Donc là, selon les critères de chacun, c’est zéro ou dix.

Déjà il y a le son exécrable. Moi qui n’y connais rien à la production, au mastering, etc., je fais mieux pour Emotion Fécale (autopromotion scandaleuse mais je m’en fous) avec ma pauvre carte son et mon Garage Band dix ans d’âge. Par conséquent, je me dis forcément que cela est volontaire, que ça relève d’une esthétique du sale, du true underground, mais même le lo-fi prend des airs de B.O. d’un film de Michael Bay à côté de Par le sang, tant et si bien que la forme sonore parfaitement rebutante tend à prendre le pas sur le fond, à savoir les compositions.

Et putain que la musique est bizarre. Entre les plans Dark Ambiant et du raw Black Métal vénéneux frôlant l’inaudible, ça devient vite compliqué de garder son slip propre et de ne pas y coller une vielle trace de pneu causée part un pet foireux de frousse. En fait, je me dis que, quelque part, ce disque serait parfait pour accompagner le visionnage du film Begotten (je vous laisse chercher la référence, on en cause dans les commentaires si vous le souhaitez) car nous aurions-là une espèce de combo parfait ne laissant personne neutre : rejet intégral ou adhésion absolue.

Au final, je ne peux que conclure au fait que, quelque part, cet album est réussi. Déjà parce qu’il doit parfaitement satisfaire son géniteur en termes de rendu, de deux parce que l’écoute provoque un réel malaise psychologique (« Swallow the Light ») et que ce qui au début ressemble à une mauvaise blague se transforme très rapidement en cauchemar sordide. L’imaginaire de Maxime Taccardi me laisse perplexe, écartelé entre les postillons du fou rire et les salissures de vomi.

Tracklist :

01. My Curse upon Men
02. Rosary of Flesh and Pain
03. We’re born dead
04. La pourriture des limbes
05. Larv II
06. Swallow the Light

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