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Kerion – The Origins

Le 3 novembre 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Flora Spinelli - Chant
Remi Carrairou - Guitares
Sylvain Cohen - Guitares
Stéphane Papasergio - Basse
Samuel Montais – Batterie
Invités:
Philippe Giordana (Fairyland) Chœurs
Will Lievin - Chant masculin
Yann Baressi - Grunts

Style:

Metal Symphonique

Date de sortie:

12 Juillet 2010

Label:

Underclass - Metalodic Records

Note du Soilchroniqueur (Fredo) : 8/10

Hou ! Les vilains ! En préparant cette chronique, je me suis demandé ce que chez Soil nous avions pensé des derniers travaux de notre groupe niçois. Une petite recherche dans l’index et oh ! Stupeur … aucun texte, report, photo … ce qui est d’autant plus bête que connaissant ma discothèque personnelle et les gouts de mes collègues, et en ayant quand même trouvé des allusions aux deux démos et à Holy Creatures Quest sorti en 2008 dans d’autres écrits, on apprécie grandement Kerion, mais visiblement, l’occasion de disséquer une partie de l’œuvre n’a pas du se présenter à nous. Donc, pan sur le bec, mea culpa, il est donc grand temps de remédier à cet affront.

Et pour ça, il faut bien reprendre les choses depuis le début… nous avons donc déjà dit que Kerion est un groupe niçois. L’origine remonte à 2002, date à laquelle sur les bases d’un projet instrumental de metal prog (Kirlian) datant de 1997 une bande de copains en s’enjoignant l’aide d’une première chanteuse puis surtout de Flora se lance dans l’aventure risquée et ô combien concurrentielle du metal sympho. A cette époque l’aura du grand frère local Fairyland, qui avait dans ses cartons le magnifique « Of Wars in Osyrhia » commençait à grandir. Cet album en fait posa les bases d’une école azuréenne du Power Metal Symphonique dont Kerion va devenir un membre important. Grace à 2 démos pourtant assez inégales (« Conspiracy Of Darkness » et « The Last Sunset »), ils arrivent à se faire un petit nom dans l’underground français. D’abord, il est un peu vrai, parce que le « Metal à chanteuse » était un des styles les plus créatifs et les plus en vogue du moment, mais aussi parce que le groupe s’est lancé dès sa phase d’auto promotion dans un projet non pas seulement musical mais aussi plus « littéraire » avec la mise en place d’un véritable concept basé sur le monde teinté d’Heroic Fantasy imaginé par l’américain Chris Barberi, Staraxis. Cette approche conceptuelle étant assez rare, ils attirent donc l’attention du label français Thundering Records qui offre à Kerion de diffuser leur premier album « Holy Creatures Quest » en 2008, enregistré sous la houlette de Willdric Lievin (ex Fairyland, Hamka) avec la complicité pour les chœurs et orchestrations de Phil Giordanna (Fairyland, comme le monde est petit.). Un bel artwork de JP Fournier, une bonne distribution, de bonnes critiques, et l’affaire est lancée…

Et donc, 2 ans après, où en sont nos niçois ? Ils nous reviennent donc avec sous les bras un nouveau disque, « The Origins », lui aussi illustré par Fournier et sonorisé par Lievin. De ce coté, pas de surprise de taille à attendre donc, mais il est à remarquer que le dernier nommé a très bien travaillé, la production est très équilibrée entre les instruments principaux du genre, les guitares et les claviers se taillent la part du lion sur cet opus sans écraser le chant. « Holy Creatures Quest » se terminait par un morceau nommé « Final Strike », ce qui laissait porter à croire que la saga de Staraxis s’achevait. Mais le nouvel album revient comme son nom l’indique sur la genèse de cette grande épopée et pour cela le groupe a trié des deux démos les morceaux qui méritaient un grand dépoussiérage et y ont adjoint quelques morceaux inédits. C’est donc dire qu’au niveau du style, pas de grand changement, une fois de plus, le Metal de Kerion se fera symphonique, dans la pure tradition du genre. Les orchestrations classieuses, comme précédemment, sont le fait de l’influence non négligeable de groupes comme Rhapsody, mais ne tombent jamais dans la démesure. En fait, même si quelques chœurs (une fois de plus mitonnés par le sieur Giordana) peuvent être un peu pompeux par moment, le rendu global est très équilibré. D’autant plus que Flora signe ici une très belle prestation vocale. Tout en gardant la particularité de son timbre, la demoiselle n’est pas et ne sera surement jamais une grande diva très lyrique, ses lignes de chants sont justes, douces, pas forcément très puissantes, mais ne serait ce pas les prémices d’une mini école de chanteuse « à la française » ? C’est un peu comme ça que je le ressens, surtout après avoir entendu les chants féminins sur les albums de Wildpath ou de Bel O Kan, par exemple. En tous cas, les quelques hésitations et imperfections qu’on pouvait percevoir dans les disques précédents sont oubliées. Il y a eu du travail de ce coté là, c’est certain, ça se sent, même si quelques montées dans les aigus ne semblent encore pas très maitrisées. Les mélodies n’en sont que plus belles, et même si le duo avec le grunter de service sur « Face the Beast » tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, la dualité entre Flora et la voix du producteur–invité Willdric Lievin sur le titre d’ouverture «Time of Fantasy » fait assurément mouche, et laisse présager dès les premiers instants de très belles choses pour la suite, à l’image de ce magnifique refrain sur « Resurrection », attaqué par les chœurs pour être conclu brillamment par Flora. Chapeau bas, Gente Dame ! C’est vraiment le très bon point de cet album. Et puisqu’on en est à l’attribution de bons points, restons dans le domaine un peu scolaire et continuons en glissant quelques mots sur quelques compos.

Les titres rapides sont majoritaires, et un soin particulier a été posé sur les parties de guitares, les riffs en rythmique sont assez massifs, et les nombreux chorus sont mélodiques, aériens, et ne constituent en aucun cas un déballage technique rébarbatif. Il est intéressant de voir que le groupe a su casser ce qui aurait pu être un album très linéaire avec quelques chansons moins véloces mais très convaincantes aussi. Glissons rapidement sur la ballade extraite de la deuxième démo « Ghost Of Memories » à laquelle on préférera très largement la belle version acoustique servie en bonus de «Time of Fantasy ». Attardons nous plutôt quelque peu sur un bien plus intéressant « Angels of the Last Hope », qui avec ses belles mélodies vocales, sa guitare sèche, ses changements de rythme intelligents, s’emballant avec l’apparition des sons saturés, se calmant de nouveau avec un très beau solo acoustique qui laissera enfin sa place à un chorus plus métallique … ce titre est sans contexte la grande réussite de « Origins », bien qu’étant un des plus anciens du répertoire du groupe.

Album idéal donc ? Presque. Le principal défaut qu’on pourrait lui reprocher est d’être un peu trop gentillet dans l’ensemble. Et ce ne sont pas les quelques grunts sur « Face The Beast » qui feraient la différence. Mais bon. Ça, c’est vraiment l’argument qui vise à prouver que le chroniqueur, même amateur, est une sacrée peste qui va toujours chercher la petite bête, même à l’endroit où elle n’est pas, hein ? Car en fait ce petit « peut mieux faire » ne reflète jamais que mon ressenti personnel, et cet album montre quand même un fameux potentiel. Et Kerion clôt de manière très encourageante la saga Staraxis. Espérons que l’élan du groupe ne soit pas cassé par les sempiternels problèmes de line up (le groupe recherche un nouveau batteur …) et qu’on aura la joie de les voir sortir de leur Cote d’Azur natale pour venir visiter notre beau pays.

Site internet : http://www.kerion.net/

Myspace : http://www.myspace.com/kerionquest

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