Keel – Streets Of Rock N Roll

Le 14 mai 2010 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Ron Keel – Chant, guitare
* Marc Ferrari - Guitare
* Brian Jay - Guitare
* Geno Arce - Basse
* Dwain Miller - Batterie

Style:

Heavy Rock

Date de sortie:

Janvier 2010

Label:

Frontiers Records

Note du Soilchroniqueur (Fredo) : 7/10

Il y a quelques mois, nous avions présenté la réédition du « Right To Rock » de Keel. Avant de vous présenter ce « Streets Of Rock N Roll », voyons voir ce qui est advenu de notre jeune hurleur. La mayonnaise ayant commencé à prendre avec le petit succès de « Easier Said Than Done », le groupe a essayé d’enfoncer le clou en tirant les mêmes ficelles. Gene Simmons a donc produit le 3eme opus « The Final Frontier » en 86, album renfermant lui aussi une reprise d’un grand classique (« Because The Night » de Patti Smith) et quelques titres taillés pour le matraquage sur MTV. Les plus gros succès sont tout de même issus de l’album éponyme de 87, avec le sieur Wagener cette fois ci aux manettes. Mais écrasé par le carton des monstres de l’époque (Bon Jovi et son « Slippery When Wet » ou Motley et ses « filles, filles, filles… »), épuisé par les jeunes aux dents longues (Poison, Guns …), la notoriété du groupe commença à décliner, pour finalement entraîner sa séparation. Une petite reformation 10 ans plus tard, pas très convaincante, pas simple, même en fin de vague Grunge… puis silence total pour finalement arriver à cette sortie de début 2010.
Alors, quoi de neuf ? La plupart des groupes des 80’s se reformant ces temps ci, ont la fâcheuse habitude de ressortir les vielles recettes qui avaient fait leur renommée avant leur séparation. Pour s’en convaincre, jetez une oreille sur le très fourni catalogue de Frontiers Records (dont est issu ce « Streets Of R’n’R »). Les combos ont tendance à faire table rase de leurs sorties ayant le moins fonctionné et du coup ne proposent pas grand chose de nouveau, même si la plupart du temps le rendu est tout de même très agréable. Pas de prise de risques inconsidérés, donc, la meilleure des méthodes pour se remettre sur les rails ? commercialement, certes oui, artistiquement …

L’avantage avec Keel, c’est que le bonhomme a osé un peu plus que ses collègues. Avec une formation identique (à l’exception du bassiste), il n’a pas sorti un album révolutionnaire, loin de là, mais le bonhomme a mûri, et a également bien évolué. Est ce le résultat de ses escapades en solo, durant lesquels il s’adonne aux joies de la Country Music sous le nom de Ronnie Lee Keel, ou de son passage chez Iron Horse (projet décalé mêlant le Heavy Metal à la Country Music) ? Toujours est il qu’il ne nous ressort pas une resucée des 80’s, mais un disque de Heavy Rock assez plaisant. Exception faite du bassiste, la formation est identique, et quelque uns de ses illustres copains (dont Kip Winger) viennent pousser la chansonnette sur quelques refrains assez facilement mémorisables (« Streets Of Rock N Roll », « No More Lonely Nights »). L’ensemble est assez mid tempo, sauf quelques titres comme « Come Hell Or High Water », pour le plus rapide. La voix est plus posée quoi que sur certains titres comme sur le lourdingue « Gimme That », ou sur « The Devil May Care », le gars retrouve sa façon de s’égosiller d antan. De belles « Rock Songs » émaillent ce disque, comme ce « Does Anyboby Believe », dont le feeling flirte avec celui dégagé par ces semi-ballades que les ricains adorent, ou comme le très Springsteenien « Brothers In Blood ». Et comme fil conducteur, des riffs très efficaces, des solos ciselés, et un vocabulaire dans les lyrics un peu oublié de nos jours (Lightning Strikes, Into the Night…) qui rappellent les grands moments du Hair Metal. Au niveau de l’inspiration, mais à part le très patriotique « Hold Steady », histoire de dire qu’il n’y a pas que le bande à Geoff Tate qui pense aux boys stationnés en Irak ou en Afghanistan, pas de grand changement par contre : fun, Rock’n’Roll…

Un bon petit album, pas indispensable, mais qui se laisse très facilement écouter. Les gars devaient venir ce printemps le défendre sur notre continent ce printemps, mais les cendres du volcan islandais ont mis le projet en suspens… ça se fera donc cet automne, et le spectacle vaudra sûrement le déplacement.

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green