Communication de nos partenaires

Ihsahn – After

Le 24 décembre 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


Ihsahn : chant, guitare,claviers
Jorgen Munkeby : saxophone
Lars K. Norberg : basse
Asgeir Mickelson : batterie

Style:

Black Progressif

Date de sortie:

26 janvier 2010

Label:

Candlelight Records

Note du Soilchroniqueur (AnimaExhalare) : 09/10

Biographie condensée sur cet homme à tout faire

Ihsahn, alias Vegard Tveitan, est un multi-instrumentaliste, compositeur et chanteur norvégien. Norvégien ?!! Vous avez dit norvégien ?!! Il est vrai qu’Ihsahn ne va pas déroger à la règle : la Norvège est indissociable du Black Metal. Ce pays regroupe une multitude de groupes de renoms tels que Mayhem, Burzum, Darkthrone, Immortal, Emperor, Satyricon, 1349, Taake pour n’en citer que quelques uns… (eh oui, la liste est longue et de qualité)
Ihsahn a commencé à jouer du piano à 7 ans, puis de la guitare à 10 ans… Précoce, dis-donc ce petit génie. C’est « seulement » à l’âge de 13 ans qu’il rencontre Thomas Haugen alias Samoth qui le fera passer du côté obscur de la musique. En 1991, ils créèrent ensemble le groupe mythique Emperor, au sein duquel Ihsahn fut le compositeur principal. Pour davantage d’infos sur Emperor, je vous invite à lire la chronique de Wën. (elle est ici…)

Ihsahn est loin d’avoir eu les mains dans les poches depuis la fin d’Emperor. En effet, il a notamment participé de près ou de loin à plusieurs autres projets, tels que Zyklon-B et Peccatum, pour n’en citer que les principaux.
Considéré par nombre de ses pairs comme l’un des musiciens les plus talentueux de la scène Metal, ce pionnier du black metal a été honoré par sa ville natale de Nottoden en 2002. C’est également dans cette ville qu’il continue d’aider de jeunes musiciens à se produire et d’enseigner la musique. Il a également créé en 2003 son propre label, Mnemosyne Productions, qu’il dirige avec Ihriel, sa femme.

Point de vue discographique

En 2006, il sort son premier album en solo, « The Adversary« . Ihsahn assure tout le travail musical, à l’exception des percussions confiées à Asgeir Mickelson, dont la réputation n’est plus à faire (Borknagar, Vintersorg). The Adversary mélange diverses influences : progressives, heavy, black, classiques… Cet assortiment rend l’album inconstestablement épique, gorgé d’émotions, transcendé par un chant complétement envoûtant… Écoutez le titre « The Pain is still mine » ; vous me comprendrez rapidement.
En mai 2008, Ihsahn sort son deuxième album solo intitulé « Angl« , un album un peu plus agressif que le précédent mais ô combien toujours aussi accrocheur. Les arrangements sont maîtrisés à la perfection et certains morceaux sont carrément « Opethisés ». Bah tiens, en parlant d’Opeth, Mickael Akerfeldt intervient sur un featuring de qualité sur le titre « Unhealer » : lorsque deux génies se rencontrent… Je vous laisse le soin d’en jouir de manière auditive.

Son troisième joyau, « After« , sort le 26 janvier 2010.
Ihsahn a toujours été à la recherche de sons nouveaux, d’expérimentations pour pousser son art à chaque album un peu plus haut encore… After ne va pas déroger à la règle, loin de là… Il est composé de huit morceaux (pour une durée de plus de 52 minutes) où l’on retrouve encore diverses influences, riches et variées, des mélodies toujours aussi mélancoliques et accrocheuses.
La grosse nouveauté sur cet album est la présence d’un saxophoniste, et non pas des moindres, puisqu’il s’agit de Jorgen Munkeby (Shining). Je peux vous garantir que la présence de ce cuivre complétement déjanté, totalement barré, allié à la guitare 8 cordes d’Ihsahn va vous faire voyager, loin, très loin, à l’instar de « A Grave Inversed« , mariage de black progressif à du jazz. « The Barren Lands » a la lourde tâche d’ouvrir l’album et se révèle puissant teinté d’une petite mélodie bien « catchy ». Mission réussie, le ton est donné, la production est énorme !!! « Frozen Lakes On Mars » met clairement en avant une dualité vocale impressionnante (chant clair/chant torturé) à l’instar de Mickael Akerfeldt. A noter également son puissant refrain, particulièrement accrocheur. Diverses ambiances composent la pièce de « Undercurrent » : tantôt doux et reposant avec une voix claire magnifique, tantôt écorché vif et rapide, véritable combat de personnalité d’un schyzophrène. L’apparition au milieu de la composition du saxophone contribue à renforcer cette dualité, cette souffrance qui s’éteint langoureusement en fin de titre avant d’exploser à nouveau dans un dernier balbutiement de douleur. « Heaven’s Black Sea« , qui incorpore une fois de plus ce cuivre à merveille, propose une profondeur certaine et un refrain subtil, tout en nuance. Le titre éponyme de l’album, « After » se veut résolument plus calme à l’image du titre très « Opethien » « Austere« . L’album s’achève sur « On The Shores« , véritable monument mélancolique de 10 minutes, renforcé par ce saxophone déprimé, torturé, à la limite de l’agonie…

After est un nouveau chef d’œuvre qui ne vous laissera pas indifférent. Certes, l’usage du saxophone peut surprendre l’auditeur à la première écoute, mais ne restez pas bloqués sur cet élément, tant il apporte à l’atmosphère et à l’émotion que dégagent les morceaux. Ihsahn a encore prouvé avec « After » qu’il était un compositeur de génie, un véritable virtuose.

Retour en début de page

Laissez un commentaire

M'informer des réponses et commentaires sur cet article.

Markup Controls
Emoticons Smile Grin Sad Surprised Shocked Confused Cool Mad Razz Neutral Wink Lol Red Face Cry Evil Twisted Roll Exclaim Question Idea Arrow Mr Green