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Hellwell – Beyond the boundaries of sin

Le 28 septembre 2012 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


E.C. Hellwell - Claviers, chant, basse
Johnny "Thumper" Benson - Batterie, guitares, basse, chant
Mark "The Shark" Shelton - Chant, guitares

Style:

Heavy / Doom / metal tendance psyché prog

Date de sortie:

07 août 2012

Label:

High Roller

Note du Soilchroniqueur (Metalfreak) : 7/10
Si Hellwell a été fondé en 2011, son principal instigateur n’est autre que Mark Shelton, plus connu pour être le leader depuis 1977 de Manilla Road, qui envoûte le paysage metallique international avec son heavy metal épique depuis la sortie de « Invasion » en 1980.

Comment décrire la musique de Hellwell ?
Imaginons Manilla Road sous un côté plus obscur, plus occulte… sensation renforcée par le côté plus doom et surtout cet orgue omniprésent donnant un côté plus solennel à l’ambiance générale de ce « Beyond the boundaries of sin », premier album du trio. Surtout, cet album prouve l’amour de Shelton pour les sons psychédéliques des années 70 : on se surprend à penser à l’éternel « In a gadda-da-vida » des mythiques Iron Butterfly par moment, dans une version beaucoup plus proches des Black Sabbath, Deep Purple voire Candlemass ou Krux.

Les lignes de chant de Shelton sont immédiatement reconnaissables et certains titres pourraient facilement se retrouver sur « Open the gates » ou « The deluge » si on enlevait les claviers : des morceaux comme « Keepers of the devils inn » ou « Deadly nightshade » ressemblent comme deux gouttes d’Hydromel à ce que nous propose Manilla Road.
Cependant, le bonhomme semble aimer l’art du contrepied en nous proposant un chant largement plus sombre et agressif qu’à l’accoutumé : si l’album démarre avec « The strange case of Dr. Henry Howard Holmes » par une longue intro d’une bonne minute avec le seul orgue pour point d’un départ aussi mystérieux que planant, les riffs épais, dignes de la bande de Leif Edling, arrivent avant que Shelton place un chant rugueux et agressif mais reconnaissable, posant quelques growls lors des refrains.
Les passages instrumentaux restent légion et l’album dissémine pendant les sept morceaux (pour 47 minutes) autant de passages de bravoure et de moments forts.
Même constat avec le titre suivant « Eaters of the dead », plus rapide et heavy, avec son orgue qui suit la guitare et sa basse épileptique : le chant, bien posé, alterne les moment ManillaRoadiens avec les éclairs growlant du premier titre.
Mais là où les moments forts arrivent, c’est lors des passages instrumentaux avec un solo aux petits oignons bien accompagnés par ce clavier toujours omniprésent faisant rappeler un Deep Purple survitaminé.
Viennent ensuite les deux titres qui auraient pu être tirés d’un album du groupe principal de Shelton déjà mentionnés plus haut : mystique à souhait, si l’intro de « Keepers of the devils inn » pourrait faire penser à celle de « Witche’s brew » sur « Open the gates », le clavier rappelle que Hellwell et Manilla Road sont deux entités bien distinctes : six minutes d’un voyage dans lequel le temps s’est arrêté au milieu des seventies, voyage à l’ambiance mystérieuse et malsaine, occulte et macabre ; « Deadly nightshade » démarre tambour battant, un heavy metal puissant, limite thrash, lors duquel on se retrouve dans les ambiances de Manilla Road lors des couplets. Lorsque arrive le refrain, le clavier refait son apparition et replonge l’auditeur dans cette ambiance morbide… la suite se veut assez puissante, avec toujours, comme sur chaque morceau, ce côté épique avec des passages instrumentaux passionnants.

Et ces quatre premiers titres ne sont qu’une mise en bouche avant d’arriver à une énorme trilogie de plus de vingt cinq minutes nommée « Acheronomicon » et là, place à l’énorme, à la grandiloquence, au talent pur.
Le premier volet se veut être un énorme titre heavy, où le clavier se veut moins présent : ici aussi on frôle le thrash et montre Hellwell sous un côté plus agressif mais pas moins sombre.
Deuxième volet, plus doom et retour aux sonorités seventies avec un chant suivant (un peu trop ?) la guitare et on réentend cet orgue Hammond pour un morceau plus … facile d’accès.
Quant au dernier volet, à l’intro ambiante mettant en place une atmosphère Egyptienne du temps des pharaons, on a affaire à un morceau de bravoure à lui tout seul pendant plus de quatorze minutes qu’on… ne voit pas passer. Tour à tour doom, heavy, tantôt speed – quels riffs à partir de la huitième minute – on reprochera cependant à la production de manquer de puissance mais il est fort à parier que ce titre fera un effet bœuf lors des concerts de Hellwell.

Tout le long de l’album, on a droit à ce curieux mélange de heavy, de doom et de psychédélisme aux ambiances très seventies qui pourrait bien combler les adorateurs de Mark Shelton dans un registre finalement as si surprenant que ça, mais ô combien séduisant !

Recommandé !

Tracklist :

1. The Strange Case of Dr. Henry Howard Holmes (4:59)
2. Eaters of the Dead (6:01)
3. Keepers of the Devils Inn (6:08)
4. Deadly Nightshade (5:30)
5. Acheronomicon I. Tomb of the Unnamed One (6:03)
6. Acheronomicon II. The Heart of Ahriman (5:39)
7. Acheronomicon III. End of Days (14:05)

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