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Gorgon – Titanomachy

Le 1 octobre 2016 posté par Bloodybarbie

Line-up sur cet Album


  • Paul Thureau : Chant, Guitare, Bouzouki
  • Julien Amiot : Guitare
  • Aurel Hamoniaux : Basse
  • Aurélien Joucla : Batterie

Style:

Symphonic Death Metal

Date de sortie:

21 mai 2016

Label:

Autoproduction

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7/10

On a beau dire : chroniqueur, c’est un job à part entière. Découvrir et vous faire découvrir des groupes… Certains y passent leur vie, d’autres même sont payés pour ça – heureux veinards – mais il faut aussi se mettre en tête que malgré l’aspect ludique de la chose (« des branleurs qui écoutent des albums gratos »), ça demande évidemment de l’écoute, mais aussi des investigations plus balaises que celles de Christophe Hondelatte – et heureusement qu’il ne nous envoie pas ses albums, lui – et du temps… Et comme chacun le sait, le temps c’est de l’argent, et seuls certains en touchent. Mais le réel problème, c’est aussi que c’est un travail de Prométhée : même quand tu crois que c’est fini, ça continue de te bouffer. Et si certains laissent l’alcool se charger de bouffer leur foie, la notre, de foi, est parfois mise à rude épreuve, tant on a l’impression de se faire machouiller par le même vautour…

Titanomachy, du groupe de Death sympho parisien Gorgon, est sorti en mai… On ne va pas attendre les calendes grecques pour le chroniquer, non ? Allez, hop, hop, hop(lite) !

Comme sous-entendu dans le nom du groupe et de l’album, ainsi que l’artwork (de qualité, pour le coup), on imagine bien évidemment que le sujet de fond traite de la mythologie grecque. Un groupe qui a une thématique propre, ça commence bien… mais ce qui eut été mieux, c’est de servir le texte et sa thématique avec la musique adéquate.

Ce qu’il y a de titanesque dans cet album, c’est l’orchestration, se voulant s’approcher d’une BO. Pas de souci sur l’idée, je valide !… Mais tant qu’à faire, pourquoi tomber dans la facilité alors qu’il y a tellement de manières de rénover ou innover ? Pourquoi se contenter – mais c’est déjà ça – d’une partie de bouzouki dans une ambiance méditerranéenne alors qu’il y aurait tant à faire en se creusant un peu et faisant des recherches plus poussées sur la musique d’époque (les modes, les instruments et leur probable sonorité) afin de mettre vraiment dans l’ambiance d’un concept album.

Si l’extrait trouvé sur le net m’avait alléché et donné envie de pencher une oreille plus pointue sur l’album, passée la troisième piste, je me suis lassé. La faute à des tas de choses en fait : des arrangements/orchestrations calquées sur celles d’Epica (j’ai limite eu envie de me remettre The divine Conspiracy pour comparer), de manière extrêmement flagrantes, des riffs tellement similaires à ceux d’Amon Amarth que ça pourrait être du copié-collé, un manque d’évolution au sein du morceau avec beaucoup (trop) de répétitions/répétitivité… Dès le départ, autant je comprends l’intérêt de mettre une intro orchestrale – c’est du sympho, on met dans l’ambiance, tout ça –, autant je ne comprends pas l’intérêt que s’ensuive une seconde qui sert de base d’envol à une partie metal : pourquoi ne pas fusionner les deux ?

Si le grain général est franchement bon – on ne remerciera jamais assez les éditeurs de banques de sons qui permettent d’avoir aujourd’hui un orchestre à disposition numérique dans son propre PC –, il n’est pas toujours équilibré dans le mix, entre les parties de cordes qui ressortent d’un coup ou la voix qui disparait derrière le flot d’instruments (sur « Ashes and Blood », le morceau mis en ligne justement)… J’avoue cependant avoir apprécié le traitement des cuivres et leur caractère épique au fil de l’album.

C’est un premier album, certes, pas mal du tout, certes, mais qui semble se confondre dans la facilité – ou la flemme, je ne sais pas et n’aviserai donc pas sur le sujet. Les quelques bonnes idées ne m’ont, au final, pas suffisamment convaincu… Icare avait davantage d’ambition : il s’est brûlé les ailes, mais a tenté de voler plus haut que les autres, avec un procédé ingénieux pour se sortir de son Dédale –le père ET le labyrinthe. Décevant. A suivre, mais j’espère entendre mieux la prochaine fois : ça leur permettrait de faire une Persée dans le milieu.

A écouter pendant une croisière sur la mer Égée animée par Julien le Perse.

Tracklist:
1. Oros Othrys (1:22)
2. Arising Thunderlord (5:55)
3. Valley of Redemption (3:57)
4. Ashes and Blood (6:09)
5. Titans unleashed (4:13)
6. Oracles (2:15)
7. Everlasting Flame of Olympus (5:01)
8. Elysium (10:56)

Facebook: https://www.facebook.com/gorgonofficial/
Site officiel: http://www.gorgon-official.com/
Spotify: https://play.spotify.com/album/6z7n4ih2TysMGSMqpNPdX5
Deezer: http://www.deezer.com/album/12904066
Youtube: https://www.youtube.com/user/gorgongroup

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