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Exiled On Earth – Forces of denial

Le 11 septembre 2016 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


• Tiziano Marcozzi : Chant, Guitare • Alfredo Gargaro : Guitare • Gino Palombi : Basse • Piero Arioni : Batterie

Style:

Heavy Prog Metal

Date de sortie:

25 juillet 2016

Label:

Punishment 18 Records

Note du SoilChroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 7.5/10

 

Pour Grand Corps Malade, « les histoires d’amour, c’est comme les voyages en train »… Pour moi, c’est comme l’écoute d’un nouvel album. [SPOILER : longue allégorie en perspective, si vous vous en foutez, passez directement au paragraphe suivant.] Au début, c’est tout beau, tout neuf… Tu repères un petit défaut, mais tu te dis que ça fait partie du charme et qu’on peut en faire abstraction, c’est un détail. On essaye des trucs, on expérimente, on tente des choses bizarres ; c’est sympa, c’est varié, on passe de bons moments. Puis petit à petit, une sorte de lassitude routinière s’installe : on est bien, mais on aimerait bien que ça bouge un peu plus, de l’animation. Le(s) petit(s) défaut(s) est (sont) toujours là et ils devien(nen)t de plus en plus flagrant(s)… et on met moins d’entrain et d’énergie à ce qu’on fait. Pire, on a des impressions de déjà vu… Et au bout d’un moment, on en a marre, on aimerait bien aller voir ailleurs si ça se passe mieux, mais on se dit qu’il y a un respect instauré et qu’il vaut mieux aller au bout de la démarche. Alors, on met de l’eau dans son vin, on négocie, on essaye de se dire que ça ira mieux, en faisant des efforts… On se débat pour que ça dure… Mais on se met dans le déni : y a déjà un truc qui s’est cassé et ces défauts qu’on s’est aveuglé à ne pas vouloir remarquer deviennent tellement flagrants qu’ils en sont insupportables. Jusqu’à arriver au terme de l’histoire et se dire qu’il vaut mieux s’arrêter là avant que ça se termine mal en balançant tout au tas. J’en vois déjà qui vont me rétorquer « Mais tu déconnes, mec ! » ou « Même pô vrai d’abeur ! », « avec mon mec/ma meuf, c’est pas du tout ça ! »… On en reparle dans quelques temps, après y avoir réfléchi, hein ? ;) Ceci étant posé, passons de suite à la chronique de Forces of Denial du groupe italien Exiled on Earth.

Deuxième album du quatuor romain après The Orwell Legacy en 2009, on se dit que le second opus a mis du temps à naitre, d’autant que ledit groupe est actif depuis au moins 2002. On est dans un Heavy Metal teinté de nombreuses influences, thrashprog, un peudeath, un peu nu – metal, hein – et un peu power. Si le son général est de bonne facture – d’électricité bien sur, on fait dans le Metal – et équilibré, le détail qui me dérange, c’est le son de cette caisse claire, à la peau tellement tendue qu’elle claque les tympans dès qu’elle est mise en évidence. Ce détail parait anodin, mais peut devenir agaçant à la longue… On en reparlera plus tard…

Clairement, on est face à de bons instrumentistes : c’est carré, varié, ça propose des idées un peu originales… mais il y a beaucoup de technique de part et d’autre (mention spéciale pour le jeu du bassiste, moins en mode « ami accompagnateur des musiciens » trop habituel, qui se fait aussi entendre) et souvent au détriment du feeling. Je pense particulièrement aux soli, techniques mais sans ce caractère vibrant qu’on aimerait déceler pour y trouver son compte, qui s’essouffle assez rapidement. Puisqu’on parle de s’essouffler, parlons de la voix, ou plutôt des voix puisque le chanteur propose diverses techniques, inégales, principalement au niveau de la voix claire qui perd en intensité sur la fin de l’album. Car l’album finit par lasser au point de se dire qu’il est temps que ça termine. Le premier morceau, éponyme, de l’album est in da face – un peu l’idée générale d’un album ou de toute bonne organisation d’album – la suite se veut un peu plus paisible mais teste des rythmiques alambiquées et les sonorités sensuelles sur « Hypnotic Persecutions », s’enchainant sur « The Mangler » qui pousse plus loin le vice progressif… Puis petit à petit ça en perd en intensité, que ce soit dans les idées, plus ou moins originales ou dans l’énergie. On sent le sursaut de volonté de sauver le « couple » sur « Vortex of Deception » – notez le « deception » – : ça se débat pour revenir à quelque chose de plus original, mais la voix claire semble ne plus trop y croire. « Into the Serpent’s Nest » : le titre dit tout, le serpent est dans le nid, ça commence à déconner, on sent de la colère, mais l’élément agaçant est toujours plus présent et flagrant (cette frappe de caisse claire), ça s’engueule, ça se plaint, ça sent l’abandon. Et l’abandon vient avec la fin de l’album, fin de l’histoire avec « Lifting the Veil », chacun fait ses valises et se barre au rythme d’un pas martial avec un morceau que j’interprèterais dans mon allégorie comme une fin nécessaire… J’arrête là avec ma métaphore filée ; maintenant, filez !

Si Rome ne s’est pas faite en un jour, elle a été brulée en très peu de temps par Néron (qui ne s’est pas fait Pompée pour autant). Il pourrait en advenir de même pour Exiled on Earth s’ils n’arrivent pas à trouver davantage d’équilibre dans leur travail en mettant davantage de cœur à l’ouvrage. Un bon album au sens général mais qui finit par lasser à la deuxième écoute.

A écouter en se feuilletant L’amour dure trois ans de Beigbeder.

Tracklist:
1. Forces of Denial (4:37)
2. The Glory and the Lie (4:00)
3. Hypnotic Persecutions (5:25)
4. The Mangler (4:03)
5. Vortex of Deception (4:38)
6. Underground Intelligence (5:32)
7. Into the Serpent’s Nest (5:41)
8. Lifting the Veil (5:06)

Facebook: https://www.facebook.com/Exiled-On-Earth-144645615574521/
Myspace: https://myspace.com/exiledonearth.it
Youtube: https://www.youtube.com/channel/UCF9Mk4Y9fzFOPVgUk7hyUCA

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