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Everything behind – Man from elsewhere

Le 9 septembre 2016 posté par Metalfreak

Line-up sur cet Album


Chris Killin - Chant Simon Gardaix - Chant / Guitares Antoine Dillon - Basse Côme Huveline - Batterie Alexis Berthouin - Guitares

Style:

Metalcore alternatif

Date de sortie:

20 Décembre 2015

Label:

Autoproduction / Dooweet Records

Note du Soilchroniqueur (Willhelm von Graffenberg) : 8/10

 

Tout ce qui est derrière, en général, c’est rarement du bon.

Ça contient tous nos regrets, nos remords, ce qu’on aimerait oublier – c’est pas pour rien qu’on le laisse derrière ! – que ce soit un passé délicat, une ex qui ne mérite pas de vivre dans le bonheur, une ex qui mérite de vivre dans le bonheur, des squelettes dans un placard – allongez-vous sur ce divan et discutons, si vous le voulez bien, je vous écoute… –, vos rivaux à Mariokart – s’ils sont derrière, c’est qu’ils ne sont vraiment pas bons ! –, la fin de l’excellente série Californication, la mort de Jean Roucas – Hein ? Mais si, il est mort !… Tout ce qui est derrière, si ça y est ou qu’on l’y a mis, c’est aussi parce que ça peut vous être néfaste : un passé délicat, une ex qui ne mérite pas de vivre dans le bonheur, une ex qui mérite de vivre dans le bonheur, des squelettes dans un placard – je l’ai déjà dit, non – ce mec qui se frotte contre vous qui êtes entré innocemment au Blue Oyster Bar, celui vous sourit en zonzon après avoir fait tomber sa savonnette et vous demande de la ramasser… Homo homini lupus, les choses ne changeront jamais, faut s’y faire…

Everything behind arpente grosso modo ce fil d’idée, Jean Roucas et le Blue Oyster Bar en moins vu qu’ils ne prêtent pas à rire – ils ne vendent ni ne louent pas davantage à rire, d’ailleurs – sur un ton aussi désabusé que celui qui m’a servi d’introduction, l’artwork de Man from elsewhere, leur EP, avec son lycanthrope décharné sur fond de vieille carte du monde en disant tout autant. Les 6 titres qui agrémentent cet EP vont également dans cet esprit débordant de joie et de bonne humeur optimiste, le positivisme n’ayant pas trop sa place dans l’œuvre – à part peut-être sur l’instrumental « 13.11.15 » mais j’imagine que ça sent la private douloureuse, une date à retenir mise en hommage. Des fois, on aimerait tous être un « homme d’autre part », « un homme heureux » tel William Sheller, être « Reborn »…

[N.de l’A : va falloir revoir un peu ses cours d’anglais, les mecs > *forgivEness, *thOse cries, etc.]

Mais moi je me dois de rester positif, a minima pour donner un avis un tant soit peu objectif sur la musique que prodigue le groupe qui, elle, est bonne ! Un mélange de Nu Metal, Metal alternatif et Metalcore, donc de modernité(s) – quitte à tout laisser derrière –, carré malgré la difficulté de toutes les syncopes progressives qu’on peut trouver, prenant et entrainant malgré la difficulté qu’on a à imaginer headbanger sur cette musique en live, mélodique dans les lignes de guitare(s) et dans les parties vocales malgré les passages pas en chant clair… Et là, je ne peut rester que dans la subjectivité : plutôt que de vous dire « c’est de la merde, ce growl/scream, il sait pas le faire, blablabla… », je dois avouer que je ne sais pas si j’aime ou non, vu que c’est assez inédit comme rendu, avec un timbre assez particulier (va falloir faire gaffe quand même, cette technique flingue rapidement les cordes vocales… moi j’dis ça…) Ça a aussi un effet néfaste : très puissant et violent, il flingue le contraste avec les voix claires qui semblent en comparaison manquer de coffre et de feeling.

Le principal reproche que je pourrais faire à ce quintette parisien, via ce deuxième EP, c’est cette impression de déjà-entendu dans beaucoup de groupes actuels (beaucoup de passages m’ont fait penser à R.E.D./Breaking Benjamin) dont ils ont réussi à copier le son et les méthodes de composition, ainsi que les timbres et inflexions vocales claires. Mais, quitte à être subjectif, j’ai beaucoup aimé « 13.11.15 » pour ses ambiances et le morceau final éponyme de l’EP qui sait mélanger hargne et tendresse.

Un bon coup d’essai à transformer maintenant qu’ils se trouvent à un carrefour entre créativité, originalité, son et ambitions : il va falloir positiver – puisqu’avec Carrefour, hein… bref…

A écouter après avoir tiré un trait sur tout ce qui est derrière, donc le plus tôt possible !

Tracklist:
1. Hopes run away (5:01)
2. Welcome to the End (5:35)
3. Will you let Love (4:53)
4. 13.11.15 (3:40)
5. Reborn (5:22)
6. Man from elsewhere (5:34)

Facebook : https://www.facebook.com/pages/Everything-Behind/120615261286354
Spotify : https://everythingbehind.bandcamp.com/album/man-from-elsewhere
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC09fGbwQ9Pa3d3d1oofVtfA

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