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Dust Bowl – In Recoil

Le 8 mars 2010 posté par Fredo

Line-up sur cet Album


G.host : Chant Nicolas : Guitare, Chœurs Julien : Guitare Fabien : Basse Stéphane : Batterie, Claviers, Prog

Style:

Avril 2009

Date de sortie:

Heavy cold rock

Label:

Pervade Production

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller):
8 / 10

DustBowl a définitivement pris corps en 2002 quand bien même les musiciens le composant jouaient ensemble depuis 1997. Deux démos « Not The Same » et « Bound(s) » puis une signature avec Gofannon/Thundering records et la sortie d’un premier album « Drops Of Chaos » plutôt sympa d’après ce que j’ai pu en lire, mais que je ne connais malheureusement pas… Donc pas de comparaison, ou de tentative de jauger une quelconque continuité ou évolution entre les deux offrandes, mais un petit coup de pub pour Dust Bowl en vous disant que vous pouvez, tout comme je viens de le faire, le commander sur leur site Myspace à six euros frais de port compris !!!

Car vous l’avez déjà bien évidemment saisi en lisant à travers les lignes de cette introduction, ce « In Recoil » est un véritable petit bijou résolument et viscéralement appréciable. Masterisé par Jacob Hansen (Volbeat, Aborted), enregistré et mixé en France par des frenchies, et produit par le combo lui-même, nos hexagonaux se voient affublés d’une étiquette Heavy Cold Rock. Catégoriser étant on ne peut plus réducteur par définition, disons plutôt que dès le « Irony » d’ouverture, tous les anciens adorateurs de la new wave -teintée Heavy par les guitares- seront immédiatement séduits sans concessions possibles. La maturité et l’unicité de la voie choisie par le combo donnera à tout à chacun un panel de connotations multiples et non exhaustif. Certains placeront ainsi par exemple la musicalité des cinq à mi chemin entre Radiohead et The Gathering, quand pour ma part s’impose en référence la veine allemande de rock metal gothique post new wave, dansante, soft et empreinte de dark. Un 4Lyn gaulois en quelques sortes…

La diversité de la tracklist délivrée est un des gros atouts de ce second album avec par exemple un « Starblossom », digne de tubes comme le « Hello » des 4Lyn précités ou du « Dakota » d’exception des « Stereophonics ». Ne pouvant que vous faire danser, par la voix post new wave acidulée pop calquée sur un grosse rythmique guitare bien heavy et des lignes organiques évanescentes et omniprésentes, ce titre si il bénéficiait d’une promotion conséquente pourrait surfer sur la même vague de notoriété que les deux exemples choisis pour illustrer ce « pur brulot ». Le « Thou Shalt Suffer » à la voix gutturale death et bien metal en alternance avec un chant clair, et à nouveau teinté de consonances pop en réponse, sera lui aussi un des autres temps extrêmement fort : Enorme et entêtant avec de plus un break aérien et aux harmonies ciselées. A l’inverse un « Losing ground » susurré, teinté électro pop, et rehaussé d’un chant câlin doucereux et féminin affirmera encore cette propension des franciliens à surprendre en délivrant ici du pur « Pitchfork Project ».

Le chant est digne des mark Almond de la grande époque new wave des Soft Cell, B-movie ou Depeche Mode… Et l’entité a pour fils conducteurs des composants heavy par les guitares, éléctro goth et pop par la voix et les claviers, et dark par les facettes froides, sombres et mélancoliques comme sur « Dust Collector ». Mais Dust Bowl réussi le tour de force de vous maintenir sous le charme et l’envoutement en évitant de basculer dans le sirupeux. A l’image d’un esthétisme grandiloquent asséné sur un mid tempo tel « Versus » aux lignes de chant plus graves et inusitées jusqu’alors dans la tracklist. Programmations, claviers, samples ajoutant subtilement les touches ambiantes souhaitées pour toutes les compositions délivrées… Et vous maintenant sans cesse en haleine.

Le bémol à la perfection viendra cependant sur la longueur avec une triplette « Lastwave », « Nowadays Lament », « Sacred Traces », un peu un ton en dessous car plus convenue et moins accrocheuse, et tendant à laisser penser que le combo commence à s’essouffler sur la durée. La superbe intro de « When the Finally Fall » et surtout un énorme « Forever Silent (Dalibor’s Violin) » à tiroirs parachèveront cependant l’opus de façon magistrale en affirmant un excellent ressenti. Au final, ce concept « Heavy Cold Rock » à la française, à des années lumières de la gageure, est un pur régal de suavité empreinte de mélancolie, beauté et puissance et dont on ne doit en aucun cas faire l’impasse.

Myspace : www.myspace.com/dustbowlmusic

MetalPsychoKiller

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