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Deer Blood – Devolution

Le 16 mars 2015 posté par Katar

Line-up sur cet Album


Julien Prost - Basse / Fabien Petit - Batterie / Julien Doucin - Guitares / Alexandre Bourret - Chant, Guitares.

Style:

Thrash / Groove Metal

Date de sortie:

16 février 2015

Label:

Dooweet Records

Note du SoilChroniqueur (Metalfreak) : 7,5/10


La France tiendrait-elle enfin son Machine Head ?
Formé en 2011, les franciliens de Deer Blood nous sortent leur premier album après un premier EP (téléchargeable ici ) et force est de constater qu’ils font d’entrée très fort !
Sorte de mix entre des sonorités Thrash old school à puiser chez Slayer ou Exodus et une approche plus moderne chère à Pantera, Lamb Of God ou autre Machine Head, le tout magnifié par un gros son, « Devolution » nous assène presque une heure de baffes non stop avec un sens du groove sans restriction… et vu le jeune âge des musiciens (entre 20 et 23 ans), cet album est déjà d’une étonnante maturité.
Ne cherchez pas les compromis, il n’y en a pas !
Déjà, le timbre d’Alexandre Bourret est un bon croisement entre celui de Robb Flynn et Phil Anselmo (excusez du peu) malgré quelques imprécisions ou errements poussifs (le refrain de « Bushmaster ») qui, à n’en pas douter, seront gommés avec l’expérience et les soli sont parfois dignes d’un certain Kerry King. La section rythmique est un roulement compresseur grâce à une basse puissante à souhait et un batteur aux petits oignons avec une technique quasi irréprochable.
Incontestablement taillés pour la scène, les neuf morceaux de « Devolution » sont autant de prétextes à pogotter tout au long de la setlist et feront l’effet de la pochette d’un certain « Vulgar Display Of Power » : un pain dans la face !
D’entrée, on se prend le long « Bushmaster » dans les gencives, soit sept minutes et demi de gros Thrash bien groovy et violent à souhait. Si le tempo n’est pas dans le speed, l’attaque des riffs et suffisamment puissante pour nous coller un uppercut pleine face et, les petits défauts vocaux cités précédemment mis de côté, nous donne déjà une idée du potentiel du quatuor.
Et l’enchaînement de « Devolution », titre plus court et plus rapide nous démontre un groupe capable d’évoluer sur deux tableaux avec une aisance certaine : encore une fois, l’omniprésence du groove démontre cette maturité précitée. Deer Blood nous assène des riffs plombés d’une violence vicieuse et seul le solo arrive à point nommé pour donner un minimum de couleur dans cette brutalité sombre avant un final explosif.
La suite ne démérite pas, loin de là : « Born Strong… », sorte de « Fucking Hostile » personnel, mettra tout le monde d’accord en concert. Véritable invitation au pogo, ce titre a tout du futur classique du groupe – à défaut d’être un futur classique du genre – avec son break à la Slayer.
Les titres restent malgré tout assez homogènes. Non que ce soit gênant, loin de là, mais ça peut donner une sensation de ‘déjà-entendu’ à l’ensemble au fur et à mesure que les titres s’égrènent !
Mais l’ensemble est de qualité, et les morceaux sont pour la plupart excellents (« Trapped Inside », « Born Strong Live Young Die Hard Born Again », « Means To An End », « War Of The Roses », les six minutes du final « Scared To The Bone »).


Les quatre derniers titres sont donc, comme dit précédemment, les morceaux de l’EP « Killing Engine » qui montrent le Thrash d’un Deer Blood plus direct et plus old school, sur lesquels les influences de Slayer se font plus grandement ressentir avec une approche plus ‘eighties’ de l’ensemble reflétant les balbutiements du Deer Blood actuel.

Malgré tout, le sentiment qui prédomine est que le groupe reste accroché à ses influences comme une moule à son rocher : on regrettera juste que le rendu ne soit pas encore assez personnel pour transformer ce bon album en un album indispensable.
Rien de bien négatif en soi, il y a fort à parier que Deer Blood saura par la suite corriger ces petits défauts et se débarrasser de ces influences pour proposer quelque chose de bien plus personnel car, indéniablement, le potentiel est là !

 

Tracklist :
1. Bushmaster (7:33)
2. Devolution (3:32)
3. Born Strong Live Young Die Hard Born Again (4:12)
4. Altar of Lies (4:34)
5. Trapped Inside (4:03)
6. Open Letter of Rage (4:04)
7. Means to an End (4:27)
8. War of the Roses (4:32)
9. Scared to the Bone (6:03)
10. Fist of Fury  (2:46) (*)
11. Annihilation (3:06) (*)
12. Killing Engine (4:16) (*)
13. Lone Wolf (4:05) (*)
(*) Tirés de l’EP “Killing engine” en version remastérisée

 

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