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Colossus Fall – Sempervirens

Le 10 juin 2012 posté par Lusaimoi

Line-up sur cet Album


Quentin : chant
David : guitare
Philippe : guitare
Bastien : batterie
Yannick : basse

Style:

Hardcore/Sludge

Date de sortie:

Juin 2012

Label:

Autoproduction

Note du Soilchroniqueur (Lusaimoi) : 8/10

Qu’il semble loin, le temps où les groupes, pour leur premières sorties, proposaient une cassette enregistrée à l’arrach’, avec un artwork très Photoshop Style, lorsqu’il n’était pas fait à la main. Et si c’est une pratique encore courante de nos jours, surtout dans les milieux les plus trves extrêmes undergrounds, la plupart des groupes, maintenant, prennent soin de leur premier bébé. Et c’est le cas de Colossus Fall, groupe de Hardcore/Sludge burné qui nous vient de Genève, avec Sempervirens, leur premier EP.

Le groupe s’est formé en juillet 2011. Il y a moins d’un an. C’est jeune, mais il faut dire que ses membres ont tous roulé leur bosse dans d’autres groupes de la sphère Metal : Amok (les Suisses, pas les Norvégiens), Forge, Sedative, Lost Sphere Project ou encore The Wicked Wicked.
L’artwork de cet Sempervirens semble, au premier abord, être une image abstraite, rappelant, dans ses couleurs, quelque chose de naturel en saison d’automne. Et puis, un élément frappe rapidement. Les ombres. Ces taches d’obscurité qui semblent dessiner un visage. Un crâne.
Une image représentative de l’univers de Colossus Fall, car c’est une introduction plutôt originale qui nous accueille. Des chants d’oiseaux, la campagne, la plénitude…
Mais il faut vingt-trois secondes au groupe pour nous montrer son véritable visage avec « Human Shield » qui viendra définir la suite de l’album.

Les plans s’alternent rapidement, sans qu’on comprenne ce qu’il se passe aux premières écoutes. Et puis, le groupe se met à ralentir, à devenir plus lourd et prendre en puissance. Et puis ça repart. Toujours hyperactif, jusqu’à montrer un autre visage au bout de deux minutes, beaucoup plus lent que ce qu’il faisait jusqu’alors. Passage duquel se dégage un riff prenant en arrière plan.
Car oui, si les structures des morceaux sont complexes, variant les passages constamment, mais Colossus Fall insère, ça et là, des éléments qui accrochent l’oreille et évitent de se perdre totalement.
« Kill the Shepherd » se montre d’ailleurs comme le plus « dansant » (si on peut dire) de l’album, sensation qui se rompt avec un break de basse aboutissant à une guitare tranchante comme la scène de la douche du film Psychose.
Les titres sont construits sur des structures à tiroir d’autant plus difficiles à suivre, que la plupart des morceaux ne font que dans les deux ou trois minutes.
Seuls « Cold Night » et « Colossus » dépassent les quatre minutes. Le premier débute par un riff à la limite d’un Black avant que le Hardcore ne reprenne ses droits. Un Sludge lourd, massif qui nous assomme comme le pied gigantesque d’un colosse. Une guitare qui nous amène toujours vers le bas. Écrasant. Le morceau le plus lent de l’EP, le plus oppressant aussi.
Avec son riff clair, « Colossus », qui clôture Sempervirens, se montre presque rassurant, à la suite de « Kill the Shepherd » et sa fin chaotique. Un leurre, car bien vite, le titre devient beaucoup plus inquiétant jusqu’à revenir à la brutalité pour alterner entre violence et lourdeur. Mention spéciale à la toute fin à la guitare sous accordée. Pachydermique.
Un style complexe, dense sur lequel s’ajoute un chant écorché appuyant un peu plus encore l’oppression ressentie et une production solide, sans être lisse. Ajoutez à cela une partie rythmique excellente, rapide, précise et capable de casser la mesure d’une seconde à l’autre.

Sempervirens, un EP qui frôle les 20 minutes, pas mal quand on pense que certains albums du style atteignent à peine la demi-heure, et puis, vu l’épaisseur de la musique, c’est le genre de CD qu’on se repasse assez régulièrement.
Une première production qui promet, et qui devrait plaire à tous les amateurs de Sludge/Hardcore violent et déstructuré. Le groupe cite Mastodon, Isis ou encore Converge dans leurs influences. Vous voilà prévenus.

Reverbnation : www.reverbnation.com/colossusfall

MySpace : www.myspace.com/colossusfall

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