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Line-up sur cet Album


Mat : chant, guitare
Julien : basse, chant secondaire
Niko : batterie

Style:

Stoner-rock

Date de sortie:

2011

Label:

Ankama Music

Note du soilchroniqueur (Wën) : 08/10

Si je vous évoque le 14 Février, sans surprise vous allez me répondre « St Valentin », ça, j’en suis à peu près certain, et pourtant, si j’ai choisi d’aborder le sujet avec vous ce n’est bien sûr pas pour vous faire l’apologie d’un rendez-vous imposé dont nous aurions bien pu nous passer, mais bien parce que les hasards du calendrier font que c’est justement ce 14 Février qu’est sorti le nouvel effort des Franciliens de Bukowski.

Mais d’abord … Bukowski, c’est qui ? Bukowski, c’est quoi ? Bukowski, Henry-Charles de son prénom, est un auteur contemporain dont vous aurez peut être déjà entendu parler si peu soit-il que vous soyez branchés par la scène alternative-avantgardiste américaine des années 60. Mais Bukowski, Mat, Julien et Niko de leur prénom, c’est aussi un trio de gros rock’n’roll aux influences aussi diverses que variées et bien sûr, c’est sur le cas de ces trois là que nous allons nous pencher ici.

Voila maintenant un couple d’années que j’ai découvert le groupe, lors de la sortie de son opus précédent, et même si je n’ai pas eu l’occasion d’écouter « Amazing Grace » (2009) dans son intégralité, cet incorrigible automatisme à tout vouloir catégoriser m’avait fait pencher pour la panière un peu fourre-tout du ‘gros rock-metal‘ avec une accointance certaine pour le stoner d’outre-Atlantique et sa sauce cambouis, celle qui tache bien. Une classification pour le moins merdique me diront les connaisseurs, et je ne saurais leur donner tort tellement cette catégorie se veut vaste et restrictive à la fois. Vaste d’abord puisque dans le genre, des punks inavoués de Motörhead aux gueuses de Nashville Pussy, en passant par l’ex-bande de ce taré de Phil Anselmo, l’éventail des possibilités musicales reste immense. Restrictif, car ce ne serait pas rendre justice à Bukowski que de le limiter à ce seul domaine et le début de ce « Midnight Sons » est là pour en témoigner.

Surprenant, c’est le mot. Passé l’intro électro-acoustique de mise en bouche, les premiers titres de ce nouvel opus s’avèreront déroutant pour ceux qui s’attendent à une déferlante de décibels et de bons riffs bien gras, car c’est dans un registre proche de la scène grunge de la seconde moitié des 90’s que s’inscrivent les premiers titres de ce nouvel opus. Ainsi, ‘The grand opening’ et ‘The midnight son’ lorgnent davantage vers les ténors du genre (Pearl Jam et Soundgarden en tête) que vers le stoner dont on les croyait coutumier. Mais la digestion des influences ne s’arrête pas là, en osant un peu pousser la comparaison, on pourrait même citer des formations plus récentes, toujours made in USA, comme les Foo Fighters sur ‘The downtown revenge‘ ou les Queen Of The Stone Age sur un ‘Stuck in the mud’, voir  même Metallica, période « Load » s’entend (l’intro de ‘Dark waters’). Le tubesque ‘Slugs and bats’, lui, m’évoquera même de légers relents à la Audrey Horne, une formation norvégienne au final assez proche, puisque l’orientation musicale de celle-ci demeure également difficile à cerner précisément. Mais quand on aime, on ne cerne pas !

Alors soyons clair, il est évident que Bukowski n’a pas retourné sa chemise (et quand bien même, vu le résultat, ça ne m’aurait pas dérangé), car même si ce métissage musical s’avère une excellente surprise, il reste néanmoins fortement ancré dans une mouvance toute stoner et des titres comme ‘Carnivorous’, ‘The desert’ ou encore ‘Hit the ground again’, âpres et corrosifs sont là pour nous le rappeler. Le chant abrasif et la guitare grasse de Mat, la basse saturée de Julien ronronnant comme une vieille Chevrolet, la batterie explosive de Niko, tout y est. Et donc, même si la liste citée plus haut peut faire penser à une longue énumération d’influences, Bukowski y apporte sa propre marque, sa griffe bien à lui. La production plombée, d’excellente facture, sait rendre justice aux compositions du groupe. Un seul  petit bémol, tenant plus du délire entre potes que d’autre chose, en la présence de ce mini exercice de human-beat-box sans réel intérêt qu’on se retrouvera à zapper allègrement au bout de quelques écoutes.

En tout cas à la question : c’est plombé et efficace, personnel et inspiré ? Et en plus c’est français ? Plus aucun doute, une seule réponse : c’est Bukowski !

 

Site officiel : www.bukowskitheband.com

Page myspace : www.myspace.com/bukowski666

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