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Blackness – Stimulation For The Beast

Le 4 mai 2010 posté par METALPSYCHOKILLER

Line-up sur cet Album


Pedro : Basse / Chant Raph : Guitares Laurent : Batterie Steven : Guitares

Style:

Thrash Metal

Date de sortie:

17 Mai 2010

Label:

Pervade Productions

Note du Soilchroniqueur (MetalPsychoKiller):
08/10

Dire que le Thrash Metal à flirté pendant quelques années avec le « Trash Metal » ne serait pas si dénué de sens d’une part, et de l’autre peut-être même un doux euphémisme. Lassitude d’un genre ayant une fâcheuse tendance à se mordre la queue, à se complaire dans la linéarité, et à tout simplement souffrir de sorties plus que moyennes ; le style a battu de l’aile et vu son nombre d’aficionados s’amenuiser comme peau de chagrin quand dans le même temps celui des combos s’en proclamant devenait exponentiel. Evoluer et se remettre en cause ou disparaître devant la nouvelle génération style « Warbringer », telle dut être la question existentielle profonde, si l’on se réfère au fameux « Thrash Revival » dont nous abreuve depuis quelques années la presse dit « spécialisée ».

Ce qui est certain quoi qu’il en soit est que, si je peux me permettre des propos imagés, les anciens se sont « bougés le Cul » et ont arrêté de péter dans la soie. A l’image d’Exodus depuis le « Shovel Headed Kill Machine » de 2005, en passant par le « Let There Be Blood » de 2008, et avec le nouveau « Exhibit B : The Human Condition », véritable tuerie…Ou les deux derniers Kreator teutons, « Enemy Of God » et « Hordes Of Chaos » ; les vétérans et leur savoir faire sont de retour et plus « chauds bouillants » que jamais. Comme quoi la jeunesse et la concurrence ont cela de bon qu’elles motivent et poussent aux fesses, jusqu’à voir « Testament » nous sortir un « The Formation Of Damnation » après dix ans de compilations en tous genres.

Pourquoi toutes ces références aux monuments Thrash, -de la Bay Area, old school, européens- même si il en manque et que vous allez crier aux loups car ne sont pas cités les Death Angel par exemple, ou par extension les monstres sacrés Metallica, Slayer, Overkill et autres Destruction ? Et bien disons tout simplement parce qu’au jeu des catégorisations, Blackness pourrait viscéralement être considéré comme le chainon manquant entre Exodus et Kreator. Ce qui vous en conviendrez force d’entrée le respect et met la salive à la bouche, tant on a vu bien pire au niveau comparaisons qualificatives… Anciennement « Death Action », le quatuor lyonnais crée en 1994, risque en effet d’engendrer un sacré « Buzz » avec la sortie en ce mois de Mai 2010 de leur troisième offrande « Stimulation For The Beast », bien longtemps après un excellent « Dawn. Of The New sun » en 2002 ou trônait du scalpel genre « Angel Of Flesh », et réédité en 2008. Personne n’étant parfait, l’opus initial du deuxième millénaire« Crush : Unleash The Beast » m’est malheureusement inconnu…

Enregistré au Noisefirm (Dyslesia, Adagio…) par comme ils le disent eux-mêmes « leur ancien camarade de jeux, Sylvain 2 Nicola », les gones nous offrent et délivrent en onze titres sans temps morts ni plus faibles le meilleur de ce que l’on attend du Thrash. Une assise rythmique béton, des riffs et soli accrocheurs, des tempos échevelés, une prestation vocale de haute tenue ; l’alchimie concoctée restant au service cependant d’une certaine mélodicité. Ici pas de compositions à tiroirs à n’en plus finir et où l’on se perd inévitablement dans des méandres rébarbatifs. Concision, puissance, frénétisme, Blackness ne fait pas dans la dentelle et assène irrémédiablement. Il suffira d’ailleurs aux chevelus de Lugdunum du seul trident initial « The Battle Rage On », « Where Fear And Silence Prevail » et enfin le bien nommé « G.T.H » pour emporter non seulement l’adhésion unanime ; mais en outre pour vous laisser sur votre séant. Ce dernier titre étant un des « highlights » se démarquant de ce « Stimulation », et donnant inévitablement envie de brailler « Let’s Start A War » manière hard rockers de « Viking Skull ».

Parallèlement, blackness saura aussi surprendre à l’instar d’un divin break saccadé -et au piano !!!- sur « Retribution », de tempos syncopés ou d’accélérations dantesques. Une track reprise comme « Bark At The Moon » avec sa dualité de chant et son refrain s’ancrant inexorablement en vous sera tout simplement du grand art. Réussir à allier des lignes vocales rappelant le Ozzy Osbourne de « Sabbath bloody Sabbath » avec du guttural pur et dur est un sacré exercice de style devant lequel on ne peut que baisser le chapeau bien bas. Une prise de risques en hommage aux maitres du Sabbath à saluer et à apprécier sans modérations, que l’on aurait aimé empreinte sur toute la durée de la tracklist, le dernier tiers de « The Beast »devenant peut-être trop conventionnel. La qualité demeure, mais les surprises s’estompent…

Légèrement dommageable sur la longueur, cet opus n’en demeure pas moins un véritable « brulot » qui enchantera tout adepte du Thrash traditionnel pur et dur. Sans concessions, sans manquements, viscéralement taillé pour l’ « Attack Live », d’une maturité surprenante, ce troisième album ne peut que placer Blackness dans l’antichambre des pointures du genre. Un seul problème, ces places sont habituellement réservées à des combos d’autres nationalités… Pourtant nos hexagonaux la méritent amplement, en témoigne ce superbe « Stimulation For The Beast ».

Site Internet : http://blacknessthrash.online.fr/
Myspace : http://www.myspace.com/blacknessthrash

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